Prévention du VIH et

 

modification des comportements

 

chez les personnels militaires

 

internationaux

 

 

 

 

 

Cours à l’intention des formateurs et responsables de la santé

dans la police et les forces armées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document réalisé par

L’Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA (ACM)

avec le soutien de la Fondation Ford

et en collaboration avec

la Fondation Henry M. Jackson pour le progrès de la médecine militaire

 

 

Alliance Civils-Militaires

ACM

Octobre 1999


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA

est un Centre de collaboration

du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA)

 

 

 

 

 

©    Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA – 1999

Le présent document a été réalisé par l’Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA. Il ne s’agit pas d’une publication officielle.   Tous droits de reproduction réservés. Cette publication peut cependant être librement commentée, citée, reproduite et traduite, partiellement ou en totalité, mais ne saurait être vendue ou utilisée à des fins commerciales.

 


 

Prévention du VIH et modification des comportements chez les personnels militaires internationaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cours à l’intention des formateurs et responsables de la santé

dans la police et les forces armées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document réalisé par

L’Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA (ACM)

avec le soutien de la Fondation Ford

et en collaboration avec

la Fondation Henry M.Jackson pour le progrès de la médecine militaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteurs:

Donna Ruscavage, MSW, et Paul Purnell, MS

 

 

 

 

Octobre 1999


TABLE DES MATIERES

 

 

 

Aperçu général du cours

 

Module 1: Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

 

Module 2: Prévention du VIH

 

Module 3: Toxicomanie, VIH et maladies sexuellement transmissibles (MST)

 

Module 4: Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

 

Module 5: Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

 

Annexe: Notes à l’usage du formateur

 

 

___________________________

 

 

Remerciements:

 

Conseillers des auteurs pour la mise au point du cours:

 

Stuart Kingma, M.D., Alliance Civils-Militaires contre le VIH et le SIDA

Rodger Yeager, Ph.D., Alliance Civils-Militaires contre le VIH et le SIDA

Norman Miller, Ph.D., Alliance Civils-Militaires contre le VIH et le SIDA

Colonel Peter Leentjes, Département des opérations de maintien de la paix, ONU

Lieutenant-colonel Craig Hendrix, US Air Force et Fondation Henry M. Jackson

Commandant John Mascola, US Navy et Programme militaire des Etats‑Unis pour la recherche sur le VIH

William Lyerly, U.S. Agency for International Development

 

Nous remercions également les autres personnes qui nous ont fait bénéficier de leur précieuse collaboration aux différentes étapes de la préparation de ce cours:

 

Katherine P. Perera, J.D., Alliance Civils-Militaires contre le VIH et e SIDA

Manuel Carballo, M.D., Centre international pour les migrations et la santé (CIMS)

Peter Gordon, Programme VIH et Développement, Nations Unies

 


Vos coordonnées (facultatif):

 

Nom:

 

Organisation:

 

Position/Titre:

 

Adresse:

 

Téléphone:

 

Fax:

 

Courrier électronique:

 

 

Note importante: Si vous modifiez ce cours, de quelque façon que ce soit, ou si vous le complétez par d’autres matériaux pédagogiques élaborés par vos soins, nous serions très heureux de bénéficier de vos suggestions et améliorations. Nous vous remercions de bien vouloir en envoyer toutes communications à:

 

Stuart J. Kingma, M.D., Directeur

Alliance Civils-Militaires contre le VIH et le SIDA

20, route de l’Hôpital

CH‑1180 Rolle, Suisse

Tél.: +(41 21) 825 35 29

Fax: +(41 21) 825 35 86

Courrier électronique: kingma@iprolink.ch

 

 

 




Introduction

 

 

 

Il faut absolument trouver des moyens radicaux de réduire les comportements à risque, qui, chez les personnels militaires, débouchent sur une infection par le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles (MST).  Le changement de comportement en profitant des connaissances et du savoir‑faire acquis, complété par une évaluation du risque encouru individuellement, constitue une méthode particulièrement efficace à cet égard.

 

Le VIH constitue une menace réelle aussi bien pour les militaires que pour les civils.  Les personnels militaires, dans le monde entier, présentent des taux d’infection par les MST plus élevés que les populations civiles.  Le VIH et les autres MST ont un impact sur l’état de préparation des armées et portent atteinte à leur capacité d’exercer d’importantes fonctions auxiliaires telles que les secours en cas de catastrophes naturelles.  Le VIH et les autres MST portent également atteinte à la santé des communautés civiles au sein desquelles s’entraînent et travaillent les militaires.  Ces derniers peuvent avoir un impact négatif sur les populations civiles en propageant le VIH et d’autres MST.  Un cycle d’infection par le VIH et d’autres MST entre les personnels militaires et les civils peut avoir un impact à la fois profond et durable sur la santé d’une communauté toute entière. 

 

Dans le monde entier, les personnels militaires, y compris les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies, sont tout spécialement exposés au risque d’infection par les MST, VIH compris.  Le service militaire et le maintien de la paix incluent souvent des séjours prolongés loin des foyers, d’où de fréquentes situations de stress.  Le besoin de chercher un remède à la solitude, au stress et à l’ennui conduit à des comportements à risque.  La consommation d’alcool et de drogue pour compenser le stress accroît encore la fréquence de ce type de comportement.  De nombreux soldats sont jeunes et s’imaginent qu’«il ne leur arrivera rien».  De plus, l’esprit militaire tend à excuser, voire encourager, la prise de risques et l’agressivité.

 

Les hommes et les femmes engagés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies font un travail énorme et admirable.  Il est impératif qu’ils se familiarisent avec les stratégies les plus simples de prévention du VIH de manière à pouvoir protéger leur propre santé et celle des populations locales dans leur pays d’affectation, et à accomplir efficacement leurs missions.

 

Le cours intitulé Prévention du VIH et modification des comportements chez les personnels militaires internationaux a pour but d’aider les hommes et les femmes engagés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies à mieux connaître les problèmes liés au VIH et au SIDA et à apprendre comment rester en bonne santé.

 

Le présent manuel donne un aperçu général du cours et présente ses cinq modules consacrés à la prévention du VIH.  Les notes à l’usage du formateur, qui figurent ici en annexe, ont pour but d’apporter une assistance technique aux formateurs et éducateurs chargés de dispenser le cours et passent en revue les principes théoriques de comportement sur lesquels est fondé le cours.  Les cinq modules sont les suivants:

 

●        Module 1:      Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

●        Module 2:      Prévention du VIH

●        Module 3:      Toxicomanie, VIH et MST

●        Module 4:      Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

●        Module 5:      Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

 

Aperçu général du cours

 

Raison d’être:         Aider les hommes et les femmes engagés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies à mieux connaître les problèmes liés au VIH et au SIDA et à apprendre comment rester en bonne santé.

 

But:                       Enseigner aux participants les changements de comportement auxquels chacun devrait procéder pour se protéger lui‑même et protéger autrui de l’infection par le VIH/SIDA.

 

Objectifs:               Les participants:

·         apprendront à distinguer la réalité des mythes pour tout ce qui concerne le VIH et le SIDA;

·         identifieront leurs facteurs personnels de risque d’infection par le VIH;

·         identifieront leurs valeurs personnelles et les raisons valables qu’ils ont de rester en bonne santé;

·         se familiariseront avec les stratégies de prévention du VIH;

·         acquerront les capacités nécessaires à la prévention de l’infection par le VIH;

·         reconnaîtront qu’ils sont personnellement responsables de leurs propres décisions et comportements;

·         apprendront à prendre soin d’eux‑mêmes et des autres afin que chacun reste en bonne santé, et accepteront d’en prendre la responsabilité.

 

Durée:                   10 minutes

 

Documentation:      Protégez‑vous, et protégez vos proches, contre le VIH/SIDA;  et Aides-Mémoires: Instructions pour le commandement sur la prévention du VIH/SIDA chez les membres des forces de maintien de la paix – les deux publié par le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (DOMP/ONU).

 

 

 

Note à l’intention du formateur:   Pour faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le présent aperçu général sont résumées sur des diapositives/transparents de rétroprojection.  Les informations qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques ou schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

                            

 


I.     Résumé et raison d’être du cours:

 

Il est probable que pour vous, ce cours ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà fait auparavant.  Il est en effet entièrement consacré à l’examen du comportement sexuel de chacun d’entre nous.  Mais aussi, plus spécifiquement, à la façon d’avoir des relations sexuelles sûres afin d’éviter d’être infecté, ou d’infecter autrui, par le VIH ou une autre maladie sexuellement transmissible (MST).

 

§         Le cours porte sur le risque que vous courrez de devenir porteur du VIH, le virus à l’origine du SIDA.

 

§         Il a pour but de vous apprendre à vous protéger contre cette infection et à opérer des choix qui peuvent vous sauver la vie.

 

§         Il a été conçu pour vous transmettre les informations et les connaissances qui vous seront nécessaires afin de toujours faire les bons choix, ceux qui vous éviterons de vous exposer, ou d’exposer votre conjoint ou vos futurs partenaires, au risque de contracter une MST, y compris le VIH.

 

§         Le comportement sexuel relève de la sphère privée.  Il n’y a que vous qui connaissiez vos choix et qui sachiez si ceux‑ci vous exposent ou exposent d’autres personnes au risque de contracter le VIH ou d’autres MST.  Il n’y a que vous, aussi, qui soyez réellement honnête et sincère quant aux risques que vous êtes prêt à courir ou à faire courir à d’autres.

 

§         A bien des égards, ce cours porte sur des choix, et le type de choix dont il s’agit n’est pas toujours simple, ni toujours facile.  Par exemple, la consommation d’alcool peut altérer le jugement de quelqu’un et accroître considérablement le risque qu’il prenne des décisions dangereuses en matière de relations sexuelles.

 

§         Le désir sexuel est très puissant.  Il peut facilement pousser à nier ou ignorer les risques liés aux relations sexuelles.  De nombreuses autres raisons expliquent elles aussi pourquoi les gens prennent des risques.  Même les personnes très au fait des problèmes du VIH et des MST ne choisissent pas toujours de se protéger.

 

§         Ce cours vous donnera la possibilité de réfléchir à vos choix et à votre décision de vous protéger ou non, vous‑même et vos partenaires sexuels, contre le VIH.  L’infection par le VIH est une maladie qui dure toute la vie, de même que son traitement.  Lorsque cette infection débouche sur le SIDA, il n’y a plus d’issue possible, car à ce jour l’on n’a pas encore trouvé de remède.  En tant que membre des forces de maintien de la paix des Nations Unies, vous vous trouverez souvent loin de votre foyer pendant des périodes prolongées, et vous serez affecté dans des régions où le taux d’infection par le VIH est élevé.  Il est indispensable que vous compreniez bien les risques existants, ainsi que la façon de vous protéger, de protéger votre conjoint actuel ou futur, vos partenaires sexuels, vos enfants, votre carrière, vos camarades des forces de maintien de la paix et les populations civiles de votre lieu d’affectation.

 

§         Il faut que vous vous protégiez à chaque fois que vous avez des relations sexuelles.  Absolument à chaque fois.  Si vous choisissez de ne faire ne serait‑ce qu’une seule exception à cette règle et que vous avez des relations sexuelles non protégées, vous risquez de contracter le VIH.  Ce choix vous appartient. A vous seul.  Personne ne peut décider ou choisir à votre place de vous protéger contre le VIH et les autres MST.  Il n’y a que vous qui puissiez le faire.  C’est à ce sujet‑là qu’est consacré ce cours.

 

 

II.     Directives à l’intention des participants

 

Pour pouvoir atteindre les objectifs du cours, nous allons devoir aborder et étudier un certain nombre de questions délicates et personnelles.  Il est important de respecter quelques directives fondamentales afin de s’assurer que chacun a la possibilité de participer pleinement à ce cours et qu’il est traité à la fois avec dignité et respect.  Nous attendons donc de vous que vous suiviez les directives suivantes:

 

Confidentialité

 

Il faut entendre par là que la teneur des discussions qui ont lieu dans le cadre du présent cours ne doit pas être révélée aux non‑participants.  Nous sommes nous aussi soumis à cette règle.  Tout ce que vous nous dites restera strictement confidentiel.

 

Sincérité

 

Cela signifie que vous devez vous exprimer en fonction de vos propres sentiments et non en fonction de ce qu’à votre avis, les autres s’attendent à ce que vous disiez. 

 

Nécessité de se limiter aux déclarations en son propre nom

 

Prenez vos responsabilités mais ne vous exprimez pas à la place de quelqu’un d’autre.  Même lorsque vous êtes amis, il est important que chacun parle pour lui‑même et non pour l’autre.

 

Chacun son tour

 

Nous ne pouvons pas tous nous faire entendre en même temps.  Laissez parler les autres sans les interrompre.  Ecoutez les lorsqu’ils s’expriment et ne participez pas à des conversations en aparté.

 

Respect

 

Traitez chaque participant avec dignité et respectez ses sentiments et opinons.  Nous ne serons pas toujours d’accord, mais chacun a le droit d’avoir ses propres croyances et idées.  Ne ridiculisez pas les autres et ne vous moquez pas d’eux.  Toute question ou observation sincère mérite considération.

 

Prenez soin de vous

 

Prenez soin de vous en restant conscient de vos sentiments.  Si l’un ou l’autre des sujets dont nous discutons vous gêne ou éveille votre curiosité, dites‑le au formateur.  Si répondre à une question ou participer à une quelconque discussion ou activité vous met mal à l’aise, ne le faites pas.  Tout au long du cours, vous avez la possibilité de choisir de ne pas participer à telle ou telle activité si elle vous gêne.

 


Module 1:

 

Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

 

 

Objectifs:     1)  Définir le VIH et le SIDA

 

                   2)  Fournir des informations de base sur la façon dont le VIH se transmet et affecte le système immunitaire, et sur le SIDA

 

                   3)  Dresser un bilan général de la situation en ce qui concerne l’infection par le VIH et le SIDA, et décrire son impact sur les personnels et les institutions militaires

 

Durée:         Une heure

 

Présentation:         Fourniture d’information, exercices permettant d’acquérir un certain nombre de capacités, discussions de groupe et projection interactive de diapositives.

 

Matériel:      Articles nécessaires:

Þ      Deux très grandes feuilles de papier (du type utilisé sur les tableaux de présentation), l’une portant pour titre: «Les mythes», l’autre «La réalité»

Þ      Des feuilles de papier A4

Þ      Un tableau pour présentation sur grandes feuilles de papier ou un tableau blanc

Þ      Un ruban de scotch

Þ      Un projecteur de diapositives ou un rétroprojecteur de transparents, et un écran

Þ      Les diapositives ou les transparents correspondant au Module 1

Þ      Les résultats du sondage sur les «sentiments et opinions»

 

 

Note à l’intention du formateur:   Pour faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le Module 1 sont résumées sur des diapositives/transparents.  Celles qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques et schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

 

 

 


I.       Introduction

 

Cette session va nous permettre:

·         de définir ce que sont le VIH et le SIDA

·         d’obtenir des informations de base sur la façon dont le VIH se transmet et affecte le système immunitaire, et sur le SIDA

·         de dresser un bilan général de la situation en ce qui concerne l’infection par le VIH

·         d’évaluer l’impact de l’infection par le VIH sur les personnels et les institutions militaires.

 

 

II.     Aperçu général de la situation en ce qui concerne le VIH/SIDA (30 minutes)

 

A.        Exercice:  VIH et SIDA:  Mythes et réalités

 

Note à l’intention du formateur:  Nous ne donnons ici qu’un aperçu général de la situation actuelle en ce qui concerne le VIH et le SIDA;  vous pouvez bien entendu adapter vos commentaires aux besoins spécifiques du groupe auquel vous vous adressez.

 

Orientations générales

 

1.      Avant la session, écrivez chacune des affirmations ci‑après sur une petite feuille de papier de 8 ½ x 11 pouces (une affirmation par feuille), en gros caractères facilement lisibles (n’écrivez pas «Réalité» ou «Mythe» à côté de l’affirmation).

 

2.      Scotchez les deux grandes feuilles de papier (intitulées respectivement «Réalités» et «Mythes») sur un mur où tout le monde peut les lire.  Expliquez au groupe qu’il va faire un exercice consistant à distinguer ce qui relève d’un mythe de ce qui correspond à la réalité.  Précisez ce que signifient les termes «mythe» et «réalité», et expliquez tous les mots que contiennent les affirmations que vous avez écrites sur les feuilles de 8 ½ x 11 pouces et qui paraissent peu clairs aux participants. 

 

3.      Lisez ensuite chacune des ces affirmations à voix haute, en demandant à des volontaires de dire s’il s’agit, à leur avis, d’un mythe ou d’une réalité.

 

4.      Si le volontaire répond correctement, demandez‑lui de coller la petite feuille sur la grande feuille correspondante.

 

5.      Apportez des informations complémentaires à l’appui de la réponse correcte.  Si le participant de répond pas correctement, remerciez‑le d’avoir fait preuve de bonne volonté et indiquez vous‑même la réponse correcte.

 

Note:  Au cas où les participants répugneraient à répondre individuellement, le formateur peut appliquer le même processus sous forme d'un exercice de groupe, en demandant à l'ensemble du groupe de trouver les réponses.

 


 

 

Affirmation

Mythe ou réalité

Le VIH est le virus qui provoque le SIDA

Réalité

On peut contracter le VIH en buvant dans un verre déjà utilisé

         par un (une) porteur (porteuse) du VIH

Mythe

Le VIH se propage par les baisers

Mythe

On peut contracter le VIH en donnant son sang

Mythe

Un porteur du VIH qui se sent pourtant en bonne santé et

         en a l’air peut tout de même infecter d’autres personnes

Réalité

La consommation d’alcool accroît le risque de contracter le VIH

Réalité

Les moustiques peuvent propager le VIH

Mythe

L’utilisation des mêmes seringues par plusieurs personnes pour s’injecter de la drogue est une pratique qui risque de propager le VIH

Réalité

L’utilisation d’un préservatif en latex pendant les rapports

         sexuels permet de réduire le risque de contracter le VIH

Réalité

La prise de la pilule anticonceptionnelle empêche les femmes

         de contracter le VIH

Mythe

On peut contracter le VIH sur le siège des toilettes

Mythe

La plupart des gens qui contractent le VIH tombent

         gravement malades dans les trois ans qui suivent

Mythe

Une vaccination permet de se protéger contre l’infection par le VIH

Mythe

Le SIDA est un syndrome contre lequel il n’existe aucun remède

Réalité

 

 

Conclusion de l’exercice:

 

Note à l’intention du formateur: 

Conclure cet exercice en résumant les faits réels suivants:

 

Le VIH se propage:

 

 

 

 

Les fluides corporels d’une personne séropositive susceptibles de véhiculer le VIH sont:

 

 

Rappelez‑vous:

 

 

 

B.        Le VIH/SIDA et le système immunitaire

 

Note à l’intention du formateur:   Le groupe suivant de diapositives ou transparents explique ce que sont le VIH et le SIDA et comment fonctionnent les cellules T4 à l’intérieur du système immunitaire.

 

1.       Le SIDA est provoqué par:

 

         Le      V       virus de l’

                   I        immunodéficience

                   H       humaine

         Egalement appelé « virus du SIDA ».

 

2.       Définition du SIDA

         (Syndrome de l’immunodéficience acquise)

 

S          pour syndrome.  Un syndrome est une association de plusieurs signes ou symptômes liés à une maladie ou à un état particulier et qui apparaissent avec eux.  Le SIDA est un syndrome car les personnes qui en sont atteintes ont des symptômes et des maladies qui n’apparaissent ensemble que chez les sujets qui ont le SIDA.

 

I           pour immuno.  Se réfère au système immunitaire du corps.  Celui‑ci se compose de cellules qui protègent le corps contre les maladies.  Le VIH est dangereux car lorsqu’il pénètre dans le corps de quelqu’un, il attaque et tue les cellules du système immunitaire.

 

D          pour déficience. Ce terme signifie manquer de quelque chose, ne pas en avoir suffisamment.  En l’espèce, le corps manque de certains types de cellules dont il a besoin pour se protéger contre les infections.  Ces cellules sont appelées cellules immunitaires ou cellules T4.  Le VIH tue ces cellules petit à petit et le système immunitaire du corps devient alors trop faible pour pouvoir faire son travail.

 

A          pour acquis.  Cela signifie que le VIH est passé d’une personne infectée à une autre personne.

 

3.                 Les différentes étapes de l’infection par le VIH

 

a.       La période de latence – Lorsque quelqu’un contracte le VIH, il ne devient pas immédiatement « séropositif ».  Il existe une période de trois à six semaines (parfois jusqu’à trois mois) avant que le corps ne réagisse à la présence de ce virus et ne produise des anticorps (produits chimiques) que des tests en laboratoire permettent de trouver dans le sang.  Lorsque l’on découvre ces substances, le résultat du test est dit « positif ».  Le temps qui s’écoule pendant lequel le test reste encore négatif est appelé « période de latence ».  Il est important de comprendre ce phénomène car une personne infectée peut transmettre le virus pendant toutes ces semaines, même si ses tests sont négatifs.

 

b.       La période asymptomatique – Après que quelqu’un ait été infecté par le VIH, il n’y a habituellement aucun changement dans la santé de cette personne pendant plusieurs années.  Elle se sent bien, elle est capable de travailler autant qu’auparavant et elle ne présente aucun signe de maladie (c’est ce que l’on entend par « asymptomatique »).  Hormis le fait qu’elle porte le virus du VIH dans son corps, elle est « apte au travail ».  Cette période asymptomatique dure normalement une dizaine d’années, avec une fourchette moyenne de 8 à 12 ans.  Il est rare qu’une personne commence à présenter les symptômes de l’infection 5 ans ou moins avant d’avoir contracté le virus.

 

c.         La période symptomatique, pendant laquelle la personne développe le SIDA.  Il convient de se rappeler que le SIDA est un « syndrôme », c’est-à-dire un ensemble de conditions qui, prises en compte de façon groupée, permettent de poser un diagnostic de SIDA.  La plupart des conditions qui apparaissent initialement sont des « infections opportunistes » - c’est-à-dire provoquées par des bactéries ou des virus qui normalement ne provoquent pas de maladies chez une personne dont le système de défense immunitaire fonctionne bien, mais qui sont susceptible d’en provoquer une lorsque ce système est affaibli.  Il s’agit généralement d’infections telles qu’une pneumonie, la diarrhée ou la méningite, développées par l’intéressé de manière répétitive.  Certains types de tumeurs peuvent également apparaître chez les personnes dont le système immunitaire a été affaibli par le VIH.  C’est à ce stade là qu’est posé le diagnostic du SIDA.

 

4.       Les cellules T4

 

Diapositive/transparent «Cellules T4»

 

a.       Cette diapositive/ce transparent montre les différences entre le nombre de cellules T4 et les autres cellules du système immunitaire dans un corps sain et dans un corps infecté par le VIH.

 

b.       Les cellules T4 font partie du système immunitaire.  Ce sont elles qui commandent dans ce système:  elles répartissent l’information et indiquent aux autres cellules ce qu’elles doivent faire afin que le corps puisse repousser une «invasion» (infection, maladie).  Elles alertent les autres cellules en cas d’invasion.  Le VIH entre dans le corps et se comporte comme un franc‑tireur:  il tue les unes après les autres les cellules T4 «de commandement».  Petit à petit, celles‑ci deviennent de moins en moins nombreuses et la capacité du corps à lutter contre l’infection et la maladie s’amoindrit.

 


III.   La transmission sexuelle (10 minutes)

 

A.        Le scénario du « papillon VIH/MST »

 

Note à l’intention du formateur:    Les diapositives/transparents suivants constituent le papillon VIH/MST.  Ce papillon se compose d’une série de sept diapositives/transparents;  il explique pourquoi une personne n’a pas seulement des relations sexuelles avec une seule autre personne, mais avec toutes celles avec lesquelles cette dernière a elle‑même eu des relations sexuelles auparavant.  Le scénario Williams se compose de deux diapositives/transparents et décrit un cas réel qui s’est produit aux Etats‑Unis, dans lequel une seule personne en a exposé de nombreuses autres au VIH et a provoqué une douzaine d’infections par ce virus.  Vous pouvez adapter ce scénario au groupe auquel vous le présentez.

 

Diapositive/transparent «Papillon I»

 

Pour bien comprendre comment les MST, y compris le VIH, se transmettent d’une personne à une autre, imaginez la situation suivante:

 

Diapositive/transparent «Papillon II».

 

Imaginez que vous vous trouvez dans un bar.  Vous êtes sorti avec quelques camarades de la même unité.  La semaine de travail a été difficile et vos amis et vous‑même souhaitez vous détendre et vous amuser.  En fait, vous avez commencé par boire quelques verres dans votre chambrée avant d’aller en ville.  Vous êtes donc assis dans ce bar lorsqu’un groupe de belles jeunes filles y entrent.  Vos amis et vous commencez à leur parler et avant même de vous en rendre compte les couples se sont déjà formés.  Vous discutez et dansez avec l’une de ces charmantes jeunes filles, et vous décidez ensuite de quitter le bar tous les deux.  Vous allez chez elle et comme les choses se passent plutôt bien, vous décidez d’avoir des relations sexuelles.  Mais comme vous n’aviez pas prévu ce qui allait se passer, vous n’avez pas emporté de préservatif en partant de chez vous.  Vous vous dites alors que «juste pour cette fois» il ne peut pas arriver grand‑chose.  D’ailleurs, elle a l’air si «comme il faut» qu’il est impossible qu’elle ait quoi que ce soit. Vous avez donc des relations sexuelles sans avoir mis de préservatif.  Dans le lit, vous vous dites que vous avez passé une magnifique soirée.  Imaginons cependant que votre nouvelle amie ait elle aussi fait une exception et qu’elle ait eu des relations sexuelles non protégées «juste pour une fois» à deux reprises au moins auparavant.

 

Diapositive/Transparent «Papillon III»

 

Ce que votre nouvelle amie ne savait pas, c’est que le garçon qu’elle avait rencontré dans le bar il y a deux mois s’était saoulé dans une soirée et avait eu des relations sexuelles avec une femme qui lui était totalement inconnue auparavant, «juste une fois».  Elle ne savait pas non plus qu’à une autre occasion il avait fait une exception «juste pour cette fois‑ci» et avait eu des relations sexuelles non protégées avec quelqu’un qu’il ne connaissait que depuis une semaine.  Elle ne savait donc pas que l’autre garçon avec lequel elle avait eu des relations sexuelles non protégées avait fait une exception «juste pour une fois» avec au moins deux partenaires sexuelles différentes.

 

Diapositive/Transparent «Papillon IV»

 

Chacune de ces personnes s’était exposée au risque «juste une fois» à deux reprises au moins auparavant.

 

Diapositive/Transparent «Papillon V»

 

Imaginez que leurs partenaires sexuel(le)s aient eux (elles) aussi fait des exceptions «juste pour cette fois‑ci» à au moins deux reprises.  A présent essayons de voir qui se trouve dans le lit...  Vous pensez qu’il n’y a que vous deux.  En fait, il y a une trentaine de personnes dans le lit avec vous et votre belle amie et chacune d’entre elles pourrait avoir une MST.  Le problème, c’est que vous ne savez pas qui.  Ce peut être n’importe qui.  Occupons‑nous maintenant de vous et de vos autres partenaires sexuels.

 

Diapositive/Transparent «Papillon VI»

 

Avant, vous pensiez vous trouver seul avec votre nouvelle amie pour passer cette soirée romantique.  En fait, il y a à présent au moins soixante personnes au lit avec vous.  Et si l’une de ces femmes était une professionnelle du sexe (une prostituée)? Quelles devraient être les dimensions du lit pour qu’il puisse contenir toutes les personnes avec lesquelles vous êtes en train d’avoir des relations sexuelles non protégées?  Lesquelles pourraient d’ailleurs constituer un bataillon entier!  Vous pensez que c’est exagéré?  A chaque fois que deux personnes, sur le papillon, ont des relations sexuelles non protégées, vous risquez de contracter une MST, y compris le VIH.  Et si l’une de ces personnes en rouge, à côté de vous, avait un herpès?  Ou si l’une des personnes en violet avait le VIH?  Pour vous, c’est aussi facile que cela de contracter le VIH ou d’autres MST.

 

Diapositive/Transparent «Papillon IV»

 

Cette diapositive montre comme une personne, sur le papillon, peut finir par contracter le VIH ou une MST.

 

B.        Le scénario de Williams

 

Diapositive/Transparent «Williams I»

 

Récemment, aux Etats‑Unis, un homme, séropositif, a eu des rapports sexuels non protégés avec 30 jeunes femmes.  Il savait qu’il était porteur du VIH mais il ne l’a dit à aucune de ses partenaires.  Par une chance peu ordinaire, son identité et sa séropositivité ont été révélées et publiées par la presse.  Quatre mois plus tard, 13 de ses partenaires étaient testées séropositives, de même qu’un homme qui l’avait contracté auprès de l’une des jeunes femmes en question.

 

Diapositive/Transparent «Williams II»

 

En décembre 1997, 1400 personnes de la région où vivait cet homme ont étaient convoquées par le service de santé publique pour des test de dépistage du SIDA, et tout cela à cause d’un seul et même homme!

 

C.        L’analogie avec l’arme chargée

 

Note à l’intention du formateur:   Cette section suggère une analogie entre les armes et les rapports sexuels, au niveau de la sécurité.  Elle a pour but de lutter contre l’idée fausse consistant à penser que l’on peut «dire» que quelqu’un a des chances d’avoir une MST juste en le regardant.  Des études réalisées auprès de militaires américains ont montré que bon nombre d’entre eux ont le sentiment que l’on peut dire que quelqu’un a peut‑être le VIH ou une MST s’il (elle) a des cheveux sales et un teint blême.  Il faut insister auprès des participants sur le fait que l’on ne saurait déterminer si quelqu’un a ou non le VIH ou une MST en se contentant de le regarder!  A la fin de la présentation de cette série de diapositives/transparents, demandez aux participants de penser à la façon dont ils «évaluent» leurs partenaires sexuels potentiels.

Diapositive/Transparent «Calibre 9 mm»

 

Cette arme est‑elle chargée ou non?  La formation que vous avez reçue en matière de sécurité des armes devrait vous permettre de le savoir!  Seriez‑vous prêt à pointer cette arme sur votre tempe et à appuyer sur la détente?  En réalité, vous ne vous exposeriez certainement pas à un tel risque sans vérifier soigneusement au préalable que l’arme est sûre.

 

Diapositive/Transparent «Modèle couples»

 

C’est pourtant le même problème de sécurité auquel vous êtes confronté en ayant affaire non plus à une arme mais à une personne, que de plus vous ne connaissez pas, lorsque vous «draguez» une partenaire sexuelle potentielle.  Et pour ces couples, qu’en est‑il?  Pouvez‑vous dire lesquels, parmi eux, risquent d’avoir une MST ou d’être séropositifs?

 


IV.    Bilan général de la situation en ce qui concerne le VIH et son impact dans le monde (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cette série de diapositives/transparents contient des statistiques sur l’impact du VIH/SIDA dans le monde.  Après l’avoir présentée, vous pouvez ouvrir une discussion sur l’ampleur de l’épidémie, et souligner qu’aucune région du monde n’est «sûre» au point que l’on puisse s’engager dans des rapports sexuels non protégés hors des limites d’une relation de longue durée mutuellement exclusive.

 

 

[Pour une mise à jour continue de ces statistiques, vous pouvez visiter le site Internet de l’Organisation mondiale de la santé, à l’adresse http://www.who.org]

 

 

Diapositive/Transparent «Statistiques sur le VIH, I»

 

Cette diapositive/ce transparent montre que fin 2001, le nombre de porteurs du VIH/SIDA – hommes, femmes et enfants – était de 40 000 000.  Plus de 95% d’entre elles vivaient dans des pays en développement, où sont intervenus, également, 95% de l’ensemble des décès dus au SIDA enregistrés à ce jour.  Il s’agit en grande partie de jeunes adultes.  On trouve le VIH sur tous les continents;  il n’existe aucun endroit «sûr», où le VIH n’est pas présent.  La progression de l’épidémie n’a été enrayée nulle part. 

 

Diapositive/Transparent «Statistiques sur le VIH, II»

 

Cette année‑là, 5 000 000 personnes ont été infectées par le VIH.  Cette diapositive/ce transparent indique les régions du monde dans lesquelles se sont produites en 2001, selon les estimations, les 5 000 000 nouvelles infections par le VIH.  On estime que chaque jour, dans le monde entier, environ 14 000 personnes contractent le VIH.  Chaque minute, ce sont près de 10 hommes, femmes ou enfants qui ont été infectés par le VIH, quelque part dans le monde, en 2001 – soit un total d’environ 5 millions de personnes.

 

Diapositive/Transparent «Statistiques sur le VIH, III»

 

Cette année‑là, 3 000 000 personnes sont mortes du SIDA:  jamais autant de gens n’étaient décédés en une seule année.  Fin 2001, probablement plus de 25 000 000 personnes, au total, étaient mortes depuis le déclenchement de l’épidémie au début des années 1980.

 

Le SIDA est l’une des quatre maladies qui tuent le plus dans le monde.  On estime que le paludisme tue plus de 1 million de personnes par an.  Comme vous pouvez le voir sur cette diapositive/ce transparent, le SIDA a tué 3 000 000 personnes en 2001.

 

 

 


V.      L’impact du VIH sur les personnels et les institutions militaires (10 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  L’exposé porte sur les raisons pour lesquelles les personnels militaires (y compris les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies) sont particulièrement exposés au risque d’infection par le VIH, sur l’impact du virus sur l’état de préparation des armées et sur la façon dont il affecte la santé des communautés au sein desquelles les personnels militaires s’entraînent et travaillent.  Cette session peut se dérouler sous la forme d’une discussion que le formateur devra canaliser et orienter.

 

Orientations suggérées pour la discussion

 

1)       Demandez aux participants comment ils comprennent le fait que les personnels militaires et les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies soient exposés au risque d’une infection par le VIH;  écrire leurs réponses sur le tableau de présentation sur grandes feuilles de papier ou sur le tableau noir à craie.

 

2)       Pour lancer la discussion, vous pouvez écrire la citation ci‑après sur le tableau de présentation, arracher la feuille, l’afficher contre le mur et la lire aux participants.

 

«A ce jour, le VIH/SIDA a probablement touché les forces armées de tous les pays du monde, avec des taux d’infection supérieurs à 30%, voire 40% dans plusieurs armées.  Les membres des forces de maintien de la paix ont une probabilité plus élevée de se faire infecter par le VIH que de se faire tuer lors d’une opération militaire.»

 

Déclaration du Major Général Marc‑Jean De Coninck, Docteur en médecine, Chef des services médicaux des forces armées belges et Co‑président international de l’Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA.

 

3)       Après les interventions des participants, revenez sur les points suivants afin de mettre l’accent sur certaines observations déjà faites ou de soulever des questions qui n’ont pas encore été abordées lors de la discussion.

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  Plusieurs raisons expliquent pourquoi les taux d’infection par le VIH et d’autres MST sont plus élevés chez les militaires que chez les civils.  Demandez aux participants de les citer et d’écrire leurs réponses sur le tableau de présentation de grandes feuilles de papier ou sur le tableau noir à craie.  Après la discussion, résumez les principaux points en faisant les observations suivantes:

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion de l’exercice

 

Note à l’intention du formateur:  Concluez la discussion en demandant aux participants d’exprimer leurs pensées et de faire des observations finales.  S’agissant de l’impact du VIH sur l’état de préparation des personnels militaires et sur la santé des populations civiles, soulignez les points suivants:

 

 

 

 


VI.    Résumé et devoir à faire à la maison (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Soulignez les points suivants, qui résument cette partie du cours, et expliquez aux participants qu’ils vont avoir un devoir à faire à la maison.  Le formateur peut aussi leur faire faire ce devoir à la fin de la session, au cas où ils préféreraient cette formule.

 

Nous avons vu beaucoup de choses au cours de cette session, mais les points les plus importants, dont il importe de bien se souvenir, sont les suivants:

 

 

Devoir à faire à la maison:  Les participants sont invités à remplir le questionnaire sur leurs «Sentiments et opinions».  Temps de réponse estimé:  5 à 10 minutes.

 


Module 1:  Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

 

Travail à faire à la maison:  Questionnaire sur vos sentiments et opinions

 

Instructions:          Veuillez remplir le questionnaire ci‑après.  Donnez autant de réponses que vous le pouvez et soyez le plus sincère possible.  Vous ne serez pas tenu de remettre ce questionnaire au formateur.  En revanche, vous devrez l’amener en classe la prochaine fois.  Ces questions seront discutées en groupe.

 

1.       Je n’aime pas utiliser de préservatif parce que...

 

2.       Il est difficile de parler à une partenaire sexuelle parce que...

 

3.       La chose la plus difficile à dire à quelqu’un que l’on ne connaît pas très bien mais avec qui l’on souhaiterait avoir des relations sexuelles est...

 

4.       Ce que je crains le plus si je consomme de l’alcool en étant en mission ou de service, c’est...

 

5.       Lorsque je pense à une permission, je pense...

 

6.       Lorsque je suis affecté loin de chez moi, je pense...

 

 


Module 2:

 

Prévention du VIH

 

Objectifs:     1)  Etoffer la connaissance qu’ont les participants des facteurs de risque de transmission du VIH

 

                   2)  Faire prendre davantage conscience aux participants de l’importance de la communication avec leurs partenaires sexuels

 

                   3)  Sensibiliser les participants à l’efficacité de l’utilisation des préservatifs

 

                   4)  Renforcer les connaissances des participants quant à l’utilisation des préservatifs et leur faire acquérir le savoir‑faire indispensable dans ce domaine

 

Durée:         Une heure

 

Présentation:         Fourniture d’informations, exercices permettant d’acquérir un certain nombre de capacités, discussions de groupe et projection interactive de diapositives.

 

Matériel:      Articles nécessaires:

Þ      Un tableau pour présentation sur grandes feuilles de papier ou un tableau noir à craie

Þ      Un ruban de scotch

Þ      Un projecteur de diapositives ou un rétroprojecteur de transparents, et un écran

Þ      Les diapositives ou les transparents correspondant au Module 2

Þ      Des préservatifs masculins en caoutchouc (au moins deux par participant)

Þ      Un préservatif féminin

Þ      La brochure intitulée «Protégez‑vous, ainsi que ceux qui vous sont chers» (pour une utilisation correcte des préservatifs masculins et féminins), publiée par le DOMPONU

Þ      D’autres exemplaires du questionnaire «Sentiments et opinions» (voir Module 1)

Þ      Des exemplaires du questionnaire intitulé «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

Þ      Liste des réponses au questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  Pour faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le Module 2 sont résumées sur des diapositives/transparents.  Celles qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques et schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

 


I.     Introduction

 

Cette session va nous permettre d’examiner les questions suivantes:

 

●        les facteurs de transmission de l’infection par le VIH;

●        la communication avec les partenaires sexuel(le)s;

●        l’utilisation correcte du préservatif.

 

 

II.       Exposé:  Résumé des principaux faits et constatations relatifs à l’infection par le VIH et au SIDA (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Au cours de cette brève présentation, nous rappellerons un certain nombre de faits et constatations relatifs à l’infection par le VIH et au SIDA, tels que nous les avons analysés au Module 1.  Il est conseillé d’encourager les participants à poser des questions tout au long de la présentation.

 

Rappel des principaux faits et constatations relatifs à l’infection par le VIH et au SIDA:

 

●        Le SIDA (Syndrome de l’immunodéficience acquise) est la dernière phase de l’infection provoquée par un virus, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

●        Nous sommes tous exposés à ce risque;  n’importe qui peut contracter le VIH en ayant ne serait‑ce qu’une seule fois des rapports sexuels non protégés ou en s’injectant ne serait‑ce qu’une seule fois aussi de la drogue avec une seringue.

●        La plupart des infections par le VIH sont imputables à des relations sexuelles non protégées avec un homme ou une femme déjà porteur (porteuse) du virus (entre 70 et 80% de l’ensemble des infections).  Le VIH peut également se transmettre par du sang infecté lors de transfusions sanguines (sauf dans les pays qui soumettent systématiquement tous les donneurs à un test de dépistage;  en partageant avec quelqu’un des aiguilles contaminées par le sang d’une personne infectée;  et par le sang d’une femme infectée, qui transmet le  VIH à son enfant avant ou pendant l’accouchement, ou en le nourrissant au sein ensuite.

●        Le VIH ne se transmet pas par simple contact social (non sexuel) de la vie de tous les jours.

●        Une fois infecté par le VIH, l’on peut fort bien paraître et se sentir en bonne santé pendant une dizaine d’années ou plus avant que les premiers symptômes du SIDA n’apparaissent.  Mais pendant cette période de bonne santé apparente, un dépistage sanguin peut révéler la présence du VIH.  C’est ce que l’on appelle être «séropositif» (au VIH).  Une personne séropositive, bien que paraissant et se sentant en bonne santé, risque de transmettre le virus à quelqu’un d’autre.

●        La plupart des séropositifs (au VIH) ont besoin d’un traitement de longue durée.  Ils risquent de développer le SIDA, car le système immunitaire de leur corps (qui lutte tous les jours contre les infections et les maladies) est progressivement affaibli par le VIH.  Au bout d’un certain temps, ce système devient de moins en moins capable de repousser des infections telles que la pneumonie, les diarrhées, les cancers et d’autres maladies, qui tous font partie du SIDA.  Il n’existe aucun remède au SIDA.

●        Il n’existe pas de vaccin pour protéger les gens contre le risque d’être infecté par le VIH.  On ne peut pas soigner le SIDA.  Cela signifie que la seule façon d’éviter de le développer consiste à prévenir toute infection par le VIH.

●        Tout le monde, homme ou femme, est vulnérable à une infection par le  VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles, dont un grand nombre ont de graves conséquences à long terme, surtout pour les femmes (salpingites aiguës, grossesses tubaires, stérilité).

●        La présence d’une maladie sexuellement transmissible (MST) non traitée, telle que la syphilis ou la blennorragie, facilite la transmission de l’infection par le VIH.  Les plaies ou coupures ouvertes constituent un point d’entrée facile pour les MST, y compris le VIH.  Le fait d’avoir une MST est déjà indicateur d’un comportement à risque.  La prévention et le traitement des MST sont une autre façon de se protéger contre l’infection par le VIH.

●        La consommation d’alcool ou de drogues illicites réduit votre jugement et votre capacité à ne pas dépasser le cadre d’un comportement sûr.  Lorsque vous vous trouvez sous l’influence de l’alcool et/ou de la drogue, vous êtes davantage enclin à vous laisser aller à des contacts sexuels risqués.

●        Se faire tatouer ou percer le corps avec des aiguilles non stérilisées risque de se solder par une infection par le VIH et d’autres MST telles que l’hépatite B.  Assurez‑vous que les aiguilles sont stérilisées dans un autoclave ou n’utilisez que vos propres aiguilles.

●        La transmission sexuelle du VIH peut être évitée en ayant des relations sexuelles protégées.  Les différentes formes de protection sont entre autres l’abstinence, la fidélité entre partenaires non infectés, l’utilisation d’un préservatif en latex à chaque fois que l’on a des relations sexuelles vaginales, anales, bucco‑génitales ou sans pénétration, ou la limitation à des activités telles que des étreintes, des baisers, la masturbation mutuelle.

 

 

III.    Exercice:  Questionnaire sur les sentiments et opinions (20 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cet exercice a pour but de mieux faire prendre conscience aux participants de leurs sentiments et attitudes quant à l’utilisation du préservatif et de les convaincre de l’importance de la communication avec leur partenaire sexuel et des précautions à prendre contre le VIH aussi bien chez eux que lorsqu’ils sont affectés loin de leur communauté habituelle.

 

Orientations suggérées pour la discussion

 

1)       Demandez aux participants de sortir chacun leur propre exemplaire du questionnaire sur les «Sentiments et opinions».  Ils avaient été invités à le remplir comme devoir à faire à la maison à la fin du Module 1.

 

2)       Répartissez les participants en petits groupes de six à huit personnes.  Demandez‑leur de passer 10 minutes à partager leurs réponses, en ne consacrant que deux minutes à chaque sujet.

 

3)       Vous pouvez leur rappeler, toutes les deux minutes environ, de passer au sujet suivant au cas où ils ne l’auraient pas déjà fait.  Après une dizaine de minutes, concluez la discussion par petits groupes.

 

4)       Demandez ensuite à une personne de chaque groupe de résumer les réponses de son groupe pour l’ensemble des participants.  Pour gagner du temps, demandez aux groupes suivants de ne parler que des réponses qui n’ont pas été déjà mentionnées.

 

5)       Discutez de chacune des questions après que tous les groupes aient donné leurs réponses (voir ci‑après la façon d’aborder et de reprendre les différentes questions).  Ecrivez les réponses sur un tableau de présentation sur grandes feuilles de papier ou sur un tableau noir à craie.  Assurez‑vous qu’aucun problème n’est laissé sans solution possible.

 


Questions posées aux participants et points à discuter:

 

Affirmation No.1:

«Je n’aime pas utiliser de préservatif parce que...»

 

q       Quelles sont les solutions qu’il est possible d’apporter à ces «problèmes» d’utilisation des préservatifs?  Demandez aux participants de proposer autant de solutions qu’ils le peuvent pour chacun des problèmes mentionnés;  écrivez ces solutions au tableau, en face du problème correspondant.

 

q       Y a‑t‑il des raisons pour lesquelles ils aiment utiliser un préservatif? Par exemple, cela leur permet d’apaiser leurs inquiétudes, de montrer du respect à l’égard de leur partenaire, de contrôler et prendre en charge leurs propres santé et sécurité.

 

q       Mettez l’accent sur le fait que tous les problèmes d’utilisation des préservatifs peuvent être résolus avec un tant soit peu de créativité et soulignez que les raisons de les utiliser l’emportent de loin sur les raisons de ne pas le faire.

 

 

 

Affirmation No. 2:

«Il est difficile de parler à une partenaire sexuelle parce que...»

 

q       Quels sont les moyens de parler plus facilement de sexe?

 

q       Quelles sont les choses dont les participants voudraient être sûrs lorsqu’ils en parlent?

 

q       Mettez l’accent sur le fait que bien que le sexe et la sexualité soient partout présents dans notre société – à  la télévision, dans les magazines, dans la musique, sur Internet – nous n’en parlons pas très ouvertement.  Or il est important de parler à un(e) partenaire sexuel(le) potentiel(le) avant d’avoir des relations sexuelles avec lui (elle), afin de décider de la pratique à adopter, notamment en matière de protection.

 

 

 

Affirmation No. 3:

«La chose la plus difficile à dire à quelqu’un que l’on ne connaît pas très bien mais avec qui l’on souhaiterait avoir des relations sexuelles est...»

 

q       Est‑il plus difficile de parler à quelqu’un que l’on ne connaît pas bien?  Pourquoi?

 

q       Quelles sont les choses que vous devez savoir sur une personne que vous ne connaissez pas avant d’avoir des relations sexuelles avec elle?

 

q       Soulignez qu’il est plus risqué d’avoir des rapports sexuels avec quelqu’un que l’on ne connaît pas parce que l’on ne sait absolument rien de ses antécédents sexuels, de ses partenaires précédents, de sa toxicomanie éventuelle ou de ses antécédents de MST.  Du fait de ce manque d’informations, il est encore plus important de discuter de la question de la prévention, et plus particulièrement de l’utilisation des préservatifs.  Mettez également l’accent sur le fait qu’il est encore beaucoup plus sûr, bien entendu, de ne pas avoir de rapports sexuels du tout avec quelqu’un que l’on ne connaît pas.

 

 

 

Affirmation No. 4:

«Ce que je crains le plus si je consomme de l’alcool en étant en mission ou de service, c’est...»

 

q       Quels sont les moyens d’apaiser ces préoccupations quant à la consommation d’alcool?  Demandez aux participants de proposer autant de solutions qu’ils le peuvent pour chacun des problèmes mentionnés;  écrivez ces solutions au tableau, en face du problème correspondant.

 

q       Est‑ce que vous pensez à ces problèmes avant de vous retrouver réellement en situation?  Dans l’affirmative, est‑ce que vous pensez que cela vous aide?  Que votre réponse soit affirmative ou négative, expliquez pourquoi.

 

q       Soulignez qu’à chaque fois que l’on se trouve dans une situation dans laquelle l’on risque d’être amené à boire, ou à chaque fois que l’on est déjà en train de boire, l’on a le pouvoir de procéder à des choix raisonnables, sûrs et sains pour peu que l’on garde à l’esprit les préoccupations susmentionnées.  Il est donc très important de réfléchir et de prévoir avant de se retrouver au pied du mur.  Le moment venu, il est essentiel de pouvoir compter sur l’aide d’un ami.   Il faut passer une sorte d’accord préalable avec cet ami afin qu’il intervienne si l’on a – ou s’il a – le sentiment que les choses deviennent difficilement contrôlables.

 

 

 

Affirmation No. 5:

«Lorsque je pense à une permission, je pense...»

 

q       Ecrivez les réponses des participants au tableau.  Indiquez celles qui sont positives et celles que l’on doit considérer comme négatives.

q       Mettez l’accent sur les activités ou situations à faible risque (eu égard au VIH/SIDA) et expliquez comment il est possible de les renforcer.  Discutez de celles qui sont à risque élevé et demandez aux participants de suggérer des activités ou situations de remplacement ou des façons de réagir qui leur éviteraient de s’exposer au risque du VIH/SIDA.

 

 

 

Affirmation No. 6:

«Lorsque je suis affecté loin de chez moi, je pense...»

 

q       Ecrivez les réponses des participants au tableau.  Indiquez celles qui correspondent à des comportements ou situations à risque respectivement faible et élevé.

 

q       Mettez l’accent sur les activités ou situations à faible risque.  Discutez de celles qui sont à risque élevé et demandez aux participants de suggérer des activités ou situations de remplacement ou des façons de réagir qui leur éviteraient de s’exposer au risque du VIH/SIDA.

 

 


Conclusion de l’exercice.

 

Note à l’intention du formateur:  Concluez la discussion en demandant aux participants d’exprimer leurs pensées et de faire des observations finales.  Suggérez‑leur de repenser à cette discussion lorsqu'ils se retrouveront eux‑mêmes dans ces situations, de conserver leur questionnaire et de noter l’évolution de leurs réponses au fil du temps.

 

Pour résumer la discussion, mettez l’accent sur les points suivants:

 

·         Pour une prévention efficace, il est indispensable que vous vous protégiez à chaque fois que vous avez des relations sexuelles.

 

 

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  Expliquez aux participants que les options les plus sûres pour éviter la transmission sexuelle du VIH ou d’autres MST sont entre autres:

 

Pour des relations sexuelles sûres :

 

●        s’abstenir de tous rapports sexuels;

●        avoir une relation mutuelle monogame au sein de laquelle il peut être déterminé qu’aucun des partenaires n’a été exposé au VIH.  Cela ne peut fonctionner que si aucun des partenaires n’est infecté ou risque d’être infecté par le VIH.  Repoussez à plus tard vos rapports sexuels jusqu’à ce qu’il vous soit possible de vous assurer de pouvoir développer une relation sûre et de longue durée;

●        utiliser un préservatif en latex à chaque fois que l’on a des relations sexuelles vaginales, anales ou bucco‑génitales ;

●        avoir des relations sans pénétration, ou « extérieures », c’est-à-dire des activités dans lesquelles votre pénis, votre bouche, votre rectum ou votre vagin ne sont pas en contact avec le pénis, la bouche, le rectum ou le vagin de votre partenaire.  Ce peuvent être, par exemple: des massages, la masturbation, la masturbation mutuelle;

●        se limiter à s’étreindre et à s’embrasser.

 

En quoi consiste un comportement sexuel à risque ?

 

●        avoir plusieurs partenaires sexuels

●        ne pas utiliser de préservatif

●        avoir des rapports sexuels anaux sans protection, ce qui est particulièrement risqué

 

Les femmes sont davantage exposées au risque de MST que les hommes, car :

 

●          Les femmes ont une plus forte probabilité de contracter le VIH ou d’autres MST dans le cadre d’une seule expérience sexuelle.  Cela est particulièrement vraie pour les adolescentes, dont les organes sexuels ne sont pas encore pleinement matures et laissent passer facilement le VIH dans le corps.

●        les femmes peuvent avoir des MST asymptomatiques difficiles à diagnostiquer, mais qui par leur présence augmentent le risque de transmission du VIH ;

●        les femmes sont souvent désavantagées dans les négociations sexuelles, et incapables de convaincre leurs partenaires d’avoir des relations sûres ;

●        les femmes ont parfois des relations sexuelles sous la contrainte, y compris le viol.

 

Enfin, il convient de savoir que dans tout groupe d’hommes important, il existe certains individus qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes.  Les relations sexuelles anales sont une expression courante du contact sexuel entre hommes.  Le risque de transmission du VIH par cette pratique tient au fait que les parois de l’anus se déchirent facilement et peuvent saigner.  Voilà pourquoi le risque de contracter le VIH est particulièrement élevé dans les contacts sexuels anaux non protégés.

 


IV.    Savoir utiliser un préservatif:  théorie et pratique (30 minutes)

 

A.        L’équivalent de 1 dollar des Etats‑Unis ou un bon‑cadeau pour ceux qui ont un préservatif sur eux

 

Note à l’intention du formateur:  Ce bref exercice permet d’inciter davantage encore les participants à utiliser un préservatif. 

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

Expliquez aux participants qu’il est possible d’éviter pratiquement toute primo‑infection grâce aux préservatifs en latex car nous savons que ceux‑ci empêchent la transmission du VIH.  Demander aux participants quels sont ceux qui, parmi eux, sont prêts à avoir des relations sexuelles protégées.  Proposez de donner l’équivalent de 1 dollar des Etats‑Unis ou un bon‑cadeau à quiconque a un préservatif avec lui, au moment où vous le demandez, et peut vous le montrer.

 

 

B.        Démonstration de la façon dont on doit utiliser un préservatif.

 

Note à l’intention du formateur.  Cette démonstration a pour but d’enseigner aux participants le mode d’utilisation correct d’un préservatif.  Mettez l’accent sur le fait que les préservatifs masculins, s’ils sont utilisés correctement et systématiquement, peuvent ramener le risque de transmission de toutes les maladies sexuellement transmissibles (y compris l’infection par le VIH) à moins de deux pour cent (2%).  Les préservatifs protègent également contre une grossesse non désirée.  Montrez comment l’on doit utiliser les préservatifs masculins et féminins, et comment il faut utiliser un préservatif pour se protéger lors de rapports bucco‑génitaux.

 

Orientations générales pour la démonstration de l’utilisation des préservatifs masculins.

 

Expliquez comment utiliser correctement un préservatif masculin, en suivant les 10 phases successives ci‑après:

 

1.       Choisissez un préservatif en latex.  Ces préservatifs protègent contre le VIH.  Soulignez que les préservatifs de type «peau d’agneau» (également appelés de type «peau de mouton» ou «naturels») ne protègent ni contre le VIH/SIDA ni contre la grossesse.

 

2.       Vérifiez la date limite d’utilisation sur l’emballage du préservatif.  Si elle est dépassée, il ne faut pas utiliser le préservatif.  Les préservatifs en latex deviennent secs et se fendent au fil du temps.  Ne conservez jamais un préservatif dans votre portefeuille car il risque de chauffer et de sécher.

 

3.       Ouvrez l’emballage sans déchirer le préservatif.  N’utilisez ni vos dents, ni des ciseaux, ni un couteau.

 

4.       Placez le préservatif sur le gland de votre pénis avant d’avoir le moindre contact avec les membranes muqueuses de votre partenaire.  Assurez‑vous que le réservoir dépasse.  Il est possible d’améliorer les sensations en versant une goutte de lubrifiant à l’intérieur du bout du préservatif.

 

5.       Pincez le bout du préservatif pour chasser l’air du réservoir.

 

6.       Déroulez lentement le préservatif en direction de la base du pénis.  Assurez‑vous que le préservatif recouvre la totalité du pénis.

 

7.       Si vous souhaitez utiliser un lubrifiant, utilisez‑en un à base d’eau (par exemple de la gelée KY ou de la gelée spermicide).  Les lubrifiants à base d’huile tels que la vaseline risquent d’endommager le latex et de provoquer des déchirures.

 

Immédiatement après l’éjaculation:

 

8.       Tenez le préservatif à la base et soulevez‑le légèrement et soigneusement (en le tirant).  Faites‑le tant que le pénis est encore en érection afin d’éviter que le contenu du préservatif ne se répande à l’extérieur.

 

9.       Faites glisser le préservatif et ôtez‑le du pénis, en vous assurant que le contenu du réservoir ne s’est pas répandu.

 

10.     Jetez le préservatif.  Les préservatifs ne doivent jamais être utilisés plus d’une seule fois!  On ne doit pas les laver et les réutiliser.

 

 

Orientations générales pour la démonstration de l’utilisation des préservatifs féminins.

 

Expliquez comment utiliser correctement un préservatif féminin, en suivant les 9 phases successives ci‑après:

 

1.       Vérifiez la date limite d’utilisation sur l’emballage du préservatif.  Si elle est dépassée, il ne faut pas utiliser le préservatif.  Les préservatifs peuvent sécher et se fendre au fil du temps.  Ne conservez jamais un préservatif dans votre portefeuille car il risque de chauffer et de sécher.

 

2.       Ouvrez l’emballage sans déchirer le préservatif.  N’utilisez ni vos dents, ni des ciseaux, ni un couteau.

 

3.       Ouvrez l’extrémité du préservatif (côté anneau extérieur).  L’anneau extérieur couvrira la zone qui se trouve autour du vagin.  L’anneau intérieur doit aller dans le vagin, où il guidera l’insertion et maintiendra le préservatif en place.

 

4.       Prenez l’anneau intérieur entre le pouce et le majeur.  Placez votre index sur la poche qui se situe entre les deux autres doigts ou contentez‑vous d’exercer une pression sur l’anneau intérieur.

 

5.       Pressez l’anneau intérieur afin d’insérer le préservatif dans le vagin.  Insérez la gaine dans le vagin, aussi loin qu’elle puisse aller:  Le préservatif est à sa place lorsque la femme n’a plus l’impression qu’il est là.  Il n’est pas possible d’insérer le préservatif trop loin dans le vagin.

 

6.       Assurez‑vous que le préservatif est bien placé en vérifiant que la gaine n’est pas tordue.  L’anneau extérieur doit se trouver à l’extérieur du vagin.

 

7.       Si vous souhaitez utiliser un lubrifiant, utilisez‑en un à base d’eau (par exemple de la gelée KY ou de la gelée spermicide).  Les lubrifiants à base d’huile tels que la vaseline risquent d’endommager le latex et de provoquer des déchirures.

 

 

Immédiatement après l’éjaculation:

 

8.       Retirez le préservatif avant de vous lever.  Tenez l’anneau extérieur, tordez‑le et tirez doucement.

 

9.       Jetez le préservatif.  Les préservatifs ne doivent jamais être utilisés plus d’une seule fois!  On ne doit pas les laver et les réutiliser.

 

 

Orientations générales pour la démonstration de l’utilisation d’un préservatif lors des rapports bucco‑génitaux:

 

Les préservatifs permettent aussi de se protéger lors des rapports bucco‑génitaux.  Pour la fellation, placez un préservatif  masculin (en suivant les mêmes instructions que ci‑dessus) sur le pénis en érection, avant les rapports.

 

Pour le cunnilingus, prenez un préservatif masculin encore enroulé et coupez‑le depuis n’importe quel bord jusqu’au centre.  Déroulez soigneusement le préservatif jusqu’à ce qu’il forme un morceau de latex rectangulaire et placez‑le sur l’ouverture du vagin avant de commencer le cunnilingus.

 

 

C.        Utilisation correcte du préservatif:  exercice

 

Note à l’intention du formateur:  Cet exercice offre aux participants la possibilité de pratiquer une utilisation correcte du préservatif.  Tenez compte du fait qu’il peut être embarrassant pour certains d’entre eux.  Encouragez les membres du groupe à poser des questions et à conserver le sens de l’humour.

 

Orientations générales pour l’exercice:

 

1)       Répartissez les participants par deux ou par petits groupes et faites‑les pratiquer une utilisation correcte du préservatif masculin sur un pénis en bois.

 

2)       Demandez‑leur également de couper correctement un préservatif masculin à utiliser comme protection lors de rapports bucco‑génitaux avec une femme.

 

3)       Observez les participants, corrigez leurs erreurs, répondez à toutes leurs questions et prenez en considération l’ensemble de leurs préoccupations.

 

4)       Demandez à deux volontaires de montrer au groupe comment l’on place un préservatif féminin:  il faut qu’un volontaire lève les mains et s’en serve pour simuler une ouverture de vagin, et qu’un autre «insère» le préservatif féminin dans cette «ouverture».

 


V.      Résumé et devoir à faire à la maison (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Pour résumer les connaissances acquises, mettez l’accent sur les principaux points suivants.  Puis expliquez le devoir que les participants auront à faire chez eux.  Le formateur peut aussi leur faire faire ce devoir à la fin de la session, au cas où ils préféreraient cette formule.

 

Au cours de cette session, nous avons à la fois révisé ce que nous avions appris lors de la première session et engrangé de nouvelles connaissances.  Les exercices que nous avons faits lors de la présente session vous permettront d’avoir désormais une approche différente de l’activité sexuelle et de savoir comment vous protéger contre l’infection par le VIH.  Pour terminer cette session, rappelons quelques‑uns des points les plus importants.

 

●        Le SIDA ‑ Syndrome de l’immunodéficience acquise ‑ est la dernière phase de l’infection provoquée par un virus, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

 

●        La plupart des infections par le VIH sont imputables à des relations sexuelles non protégées avec une femme ou un homme déjà infecté(e) par le VIH (70 à 80% des infections).

 

●        Le VIH ne se transmet pas lors des simples contacts sociaux (non sexuels) de la vie quotidienne.

 

●        La présence d’une maladie sexuellement transmissible (MST) non traitée, telle que la syphilis ou la blennorragie, facilite la transmission de l’infection par le VIH d’une personne à une autre.

 

●        La consommation d’alcool ou de drogues (et notamment l’injection de drogues telles que l’héroïne) porte atteinte au jugement et à la capacité d’agir dans les limites d’un comportement sûr.

 

●        Pour que la prévention soit efficace, il faut se protéger à chaque fois que l’on s’engage dans une activité sexuelle.

 

●        L’infection par le VIH est une maladie qui dure toute la vie, de même que son traitement;  il n’existe aucun remède connu.

 

●        Vous pouvez parler à votre (vos) partenaire(s) sexuel(le)s de la nécessité d’une protection lors des relations sexuelles.

 

●        Les préservatifs masculins en latex, s’ils sont utilisés systématiquement et correctement, peuvent ramener le risque de transmission des MST, y compris le VIH, à moins de deux pour cent (2%).  Ils protègent également contre les grossesses non désirées.

 

 

Devoir à faire à la maison:  Demandez aux participants de remplir le questionnaire intitulé «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies».  Soulignez que ce questionnaire doit être rempli de façon indépendante, et qu’il ne faut pas indiquer son nom dessus.  Les questionnaires ne seront pas rendus;  ils seront simplement utilisés pour la discussion.  Le temps nécessaire pour les remplir est approximativement de 10 à 15 minutes.

 


Module 2: 

 

Prévention du VIH

 

Devoir à faire à la maison:  Questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

1.         Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies

 

Les affirmations ci‑après concernent les MST, le VIH et le SIDA.  Les MST sont les maladies sexuellement transmissibles (maladies vénériennes, MV).  VIH signifie virus de l’immunodéficience humaine;  c’est le virus qui provoque le SIDA.  Le SIDA est le syndrome de l’immunodéficience acquise.  Au nombre des MST figurent la syphilis, la blennorragie, l’herpès et le VIH.

 

Pour chaque affirmation vraie/fausse, entourez d’un cercle la réponse qui vous semble exacte.  Si vous ne connaissez pas la réponse, entourez d’un cercle l’option «Ne sait pas».

 

 

Affirmation

 

 

Réponse:

On peut soigner le SIDA.

Vrai

Faux

Ne sait pas

L’utilisation systématique d’un préservatif en latex réduit le risque d’infection par le VIH.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Lorsqu’un homme utilise un préservatif, il doit d’abord le dérouler avant de le placer sur son pénis.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Un homme peut se protéger des MST en lavant ses organes génitaux après les rapports sexuels.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Une personne porteuse du VIH peut fort bien paraître – et se sentir – en bonne santé.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Les préservatifs en latex et les préservatifs de type «peau animale» ont la même capacité de prévention de la transmission du VIH.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Le fait d’être infecté par une MST accroît le risque de contracter le VIH.

Vrai

Faux

Ne sait pas

On peut contracter le VIH en pratiquant des rapports bucco‑génitaux.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Les fluides corporels tels que le sang, le sperme, l’urine, la salive et les larmes sont tous reconnus comme étant d’importants véhicules de transmission du VIH.

Vrai

Faux

Ne sait pas

Les relations sexuelles anales sont plus risquées que les relations vaginales ou bucco‑génitales.

Vrai

Faux

Ne sait pas

 

 

 


Module 2:  Questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

2.        Mythes et réalités en ce qui concerne la réduction du risque de contracter le VIH ou d’autres MST

 

Les opinions des gens quant à ce qui, selon eux, peut les protéger du VIH et d’autres MST sont très variées.  Ils ont parfois raison, mais il est également fréquent qu’ils considèrent tel ou tel comportement comme sûr alors que tel n’est pas le cas, le comportement en question s’avérant en fait totalement inefficace pour les protéger contre le VIH et d’autres MST.  Examinons les pratiques suivantes.

 

En vous basant sur votre connaissance du mode de transmission du VIH, entourez d’un cercle le degré d’efficacité qui selon vous correspond à chacune des affirmations ci‑après, relatives à la réduction du risque d’infection par des MST, y compris le SIDA.  Si vous ne connaissez pas la réponse, entourez d’un cercle l’option «Ne sait pas».

 

 

Activité

Degré d’efficacité dans la réduction du risque de contracter le VIH et d’autres MST

Utiliser un préservatif correctement et à chaque fois que l’on a des relations sexuelles.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Passer le test du VIH.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

(Pour les femmes)  Utiliser des spermicides (Mousses/gelées «tueuses» de sperme).

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Avoir moins de partenaires.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Se laver les parties génitales après les relations sexuelles.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Eviter les partenaires à risque.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Avoir des relations sexuelles avec un partenaire séronégatif qui n’en a qu’avec vous (qui êtes également séronégatif).

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Parler du  VIH/SIDA avec vos partenaires avant d’avoir des relations sexuelles avec eux.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

(Pour les femmes)  Prendre la pilule anticonceptionnelle.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Se doucher (pour les femmes, se laver l’intérieur du vagin).

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

(Pour les hommes)  Se retirer avant l’éjaculation.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

N’avoir des relations sexuelles qu’avec des personnes diagnostiquées séronégatives.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Avoir des relations autres que directement sexuelles (attouchements, masturbation, masturbation mutuelle, massages, baisers).

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

Utiliser des préservatifs avec certains partenaires mais pas avec d’autres.

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

(Pour les femmes)  Utiliser un diaphragme (dôme de caoutchouc).

Nul

Modeste

Très élevé

Ne sait pas

 

 

Module 2:      Prévention du VIH

 

1.        Réponses exactes au questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

 

Affirmation

 

 

Réponse:

On peut soigner le SIDA.

Faux

L’utilisation systématique d’un préservatif en latex réduit le risque d’infection par le VIH.

Vrai

Lorsqu’un homme utilise un préservatif, il doit d’abord le dérouler avant de le placer sur son pénis.

Faux – il doit le dérouler au fur et à mesure qu’il le place

Un homme peut se protéger des MST en lavant ses organes génitaux après les rapports sexuels.

Faux

Une personne porteuse du VIH peut fort bien paraître – et se sentir – en bonne santé.

Vrai

Les préservatifs en latex et les préservatifs de type «peau animale» ont la même capacité de prévention de la transmission du VIH.

Faux

Le fait d’être infecté par une MST accroît le risque de contracter le VIH.

Vrai – Il est effectivement possible de contracter le VIH de cette façon, bien qu’aucun cas de ce type n’ait été prouvé à ce jour.

On peut contracter le VIH en pratiquant des rapports bucco‑génitaux.

Vrai

Les fluides corporels tels que le sang, le sperme, l’urine, la salive et les larmes sont tous reconnus comme étant d’importants véhicules de transmission du VIH.

Faux

Les relations sexuelles anales sont plus risquées que les relations vaginales ou bucco‑génitales.

Vrai

 

 


Module 2:      Questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

2.         Mythes et réalités en ce qui concerne la réduction du risque

 

Activité

Degré d’efficacité dans la réduction du risque de contracter le VIH et d’autres MST

Utiliser un préservatif correctement et à chaque fois que l’on a des relations sexuelles.

Très élevé

Passer le test du VIH.

Nul

(Pour les femmes)  Utiliser des spermicides (Mousses/gelées «tueuses» de sperme).

Nul – Certains spermicides contiennent du nonoxinol 9, un ingrédient dont certains estiment qu’il tue le virus du SIDA.  Récemment, des chercheurs ont remis en question cette propriété particulière du nonoxinol 9.  De toute façon, les spermicides ne contiennent pas tous du nonoxinol 9.

Avoir moins de partenaires.

Modeste – Cela permet de diminuer quelque peu les chances de contracter le VIH puisque l’on a ainsi des relations sexuelles avec moins de gens, mais ce n’est pas très efficace.

Se laver les parties génitales après les relations sexuelles.

Nul

Eviter les partenaires à risque.

Modeste – Rappelez‑vous qu’il est impossible de dire qui est séropositif et qui ne l’est pas, et que parfois les personnes qui sont porteuses du VIH ne le savent même pas elles‑mêmes.

Avoir des relations sexuelles avec un partenaire séronégatif qui n’en a qu’avec vous (qui êtes également séronégatif).

Modeste – Rappelez‑vous que, compte tenu de la période de latence, le test ne garantit pas que l’intéressé soit séronégatif.  C’est‑à‑dire que l’on peut très bien avoir été exposé au VIH et être testé avant d’avoir formé des anticorps.

Parler du  VIH/SIDA avec vos partenaires avant d’avoir des relations sexuelles avec eux.

Nul ou modeste – Parler est une très bonne chose.  Mais l’utilisation d’un préservatif est la seule façon d’éviter de contracter le VIH.

(Pour les femmes)  Prendre la pilule anticonceptionnelle.

Nul

Se doucher (pour les femmes, se laver l’intérieur du vagin).

Nul

(Pour les hommes)  Se retirer avant l’éjaculation.

Nul

N’avoir des relations sexuelles qu’avec des personnes diagnostiquées séronégatives.

Nul – une fois de plus, du fait de la période de latence, le test du VIH n’est pas une preuve «infaillible».

Avoir des relations autres que directement sexuelles (massages, attouchements, masturbation, masturbation mutuelle, baisers).

Modeste à très élevé – Pour certaines MST (par exemple l’herpès buccal), il est possible de ne présenter aucun symptôme tout en pouvant transmettre l’infection.

Utiliser des préservatifs avec certains partenaires mais pas avec d’autres.

Nul ou modeste – A chaque fois que vous utilisez un préservatif, vous réduisez le risque d’infection.  Il n’en demeure pas moins que la seule façon de prévenir les MST/le VIH consiste à utiliser systématiquement un préservatif.

(Pour les femmes)  Utiliser un diaphragme (dôme de caoutchouc).

Nul

 

 

 

 

Module 3:

 

Toxicomanie, VIH et MST

 

Objectifs:     1)  Améliorer les connaissances des participants quant aux effets négatifs de l’alcool et des autres drogues sur la prise de décisions, et quant à la façon dont ces substances accroissent la probabilité d’adoption de comportements à risque par rapport à la transmission du  VIH/des MST.

 

                   2) Etudier le Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies, et discuter des implications de ce Code pour la prévention de la transmission du VIH/des MST.

 

                   3) Etudier la relation entre l’activité sexuelle, les MST et l’infection par le VIH.

 

Durée:          Une heure

 

Présentation:         Fourniture d’informations, exercices permettant d’acquérir un certain nombre de capacités, discussions de groupe et projection interactive de diapositives.

 

Matériel:      Articles Nécessaires:

Þ      Un tableau pour présentation sur grandes feuilles de papier ou un tableau noir à craie

Þ      Un ruban de scotch

Þ      Un projecteur de diapositives ou un rétroprojecteur de transparents, et un écran

Þ      Les diapositives ou les transparents correspondant au Module 3

Þ      La fiche d’instruction relative à l’exercice sur la connaissance des MST, du VIH et du SIDA, pour l’exercice IV.A

Þ      Le Polycopié intitulé «Comment nettoyer et désinfecter les aiguilles et les seringues afin de réduire le risque d’infection par le VIH» (facultatif)

Þ      «Nous sommes la Force de maintien de la paix des Nations Unies», document publié par le DOMPONU

Þ      D’autres exemplaires du questionnaire intitulé «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies» (voir Module 2)

Þ      Questionnaire d’«Evaluation du risque individuel de contracter une MST/le VIH».

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  Pour faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le Module 3 sont résumées sur des diapositives/transparents.  Celles qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques et schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

 


I.       Introduction

 

Cette session va nous permettre:

 

●        de mieux comprendre la relation entre les drogues, y compris l’alcool, et la transmission du VIH et des autres MST;

 

●        de prendre conscience des implications du Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies sur la prévention de l’infection par les MST/VIH;

 

●        de nous familiariser avec la relation entre l’activité sexuelle, les MST et l’infection par le  VIH.

 

 

II.     Les effets de l’alcool et des autres drogues et leur relation avec les comportements qui exposent au risque d’infection par les MST/le VIH (15 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cette présentation interactive est consacrée aux effets de l’alcool et autres drogues sur les décisions à prendre dans le domaine des relations sexuelles et à la relation entre ces effets et la prévention contre le VIH/SIDA.  Utilisez la diapositive «Alcool, drogue et VIH» pendant la présentation.  Encouragez les participants à poser des questions et à contribuer à la discussion pendant toute la présentation.

 

Les effets de l’alcool et autres drogues

 

Note à l’intention du formateur:  Mettez l’accent sur les faits suivants:

 

●        La consommation d’alcool et d’autres drogues amoindrit votre réflexion et votre jugement.  Lorsque les gens se trouvent sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, ils prennent parfois des risques qu’ils n’auraient pas pris s’ils n’étaient pas dans cet état‑là.  Ces risques les exposent parfois aux MST, y compris le VIH;  c’est le cas, notamment, lorsqu’ils ont des relations sexuelles sans utiliser de préservatif en latex ou lorsqu’ils partagent des aiguilles et des seringues.  Les gens prennent des risques d’infection par le VIH ou d’autres MST lorsqu’ils consomment de l’alcool et d’autres drogues.  Le seul fait d’avoir, ne serait‑ce qu’une fois, des relations sexuelles non protégées ou de partager des aiguilles avec un(e) partenaire porteur (porteuse) d’une MST ou du VIH peut conduire à une infection.

 

●        L’alcool et les autres drogues affectent aussi les capacités de réflexion et de jugement dans d’autres situations.  Lorsque les gens décident de se faire tatouer alors qu’ils sont sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, ils sont parfois amenés à prendre des risques qu’ils n’auraient pas pris autrement.  Par exemple, le fait de ne pas s’assurer que les aiguilles utilisées pour le tatouage sont stérilisées ou de décider de prendre quand même un risque en sachant qu’elles ne le sont pas.  Les aiguilles non stérilisées peuvent transmettre le VIH et d’autres MST telles que l’hépatite.

 

 

Note à l’intention du formateur:  Dirigez et orientez le débat avec les participants, en posant les questions ci‑après.  Ecrivez les réponses des participants au tableau.

 

●        En quoi l’alcool et les autres drogues peuvent‑ils modifier le comportement de quelqu’un (citez des exemples)?  Quelques exemples:  incapacité à conduire un véhicule, stimulation sexuelle, incapacité à utiliser un préservatif correctement, prise de décision impulsive.

 

●        Comment pouvez‑vous empêcher l’alcool et les autres drogues de vous exposer au risque des MST/du VIH?  Quelques exemples:  ne pas consommer d’alcool ou de drogue;  faire appel au réseau des «copains».

 

Note à l’intention du formateur:  La discussion qui suit est facultative et laissée à la discrétion du formateur.

 

Conduisez un débat – avec questions et réponses – sur l’injection de drogue.  Expliquez qu’il est dangereux de s’injecter de la drogue parce que c’est là un moyen très efficace de contracter non seulement le VIH, mais aussi l’hépatite.  Référez‑vous au polycopié intitulé «Comment nettoyer les aiguilles et les seringues», en soulignant combien il est important de nettoyer les aiguilles et autres matériels d’injection (réchaud, coton, etc.) et de ne pas les partager avec d’autres personnes (à moins que ces matériels n’aient été préalablement stérilisés).

 

Note à l’intention du formateur:  Utilisez les affirmations suivantes pour conclure cette présentation:

 

●        Réfléchissez toujours à ce que vous faites.

 

●        Conduiriez‑vous un véhicule ou vous engageriez‑vous dans une situation militaire risquée si vous étiez sous l’emprise de l’alcool?  Pourquoi ne le feriez‑vous pas?  Parce que vous ne seriez pas en mesure d’avoir les idées aussi claires qu’il le faudrait, et que vous pourriez être tué ou blessé.

 

●        Rappelez‑vous que si vous consommez de l’alcool ou de la drogue – quelle qu’en soit la quantité ‑, ces substances interféreront avec votre jugement dans bien des domaines, y compris l’activité sexuelle.  Il y aura donc une plus grande probabilité que vous vous engagiez dans des relations sexuelles non protégées (c’est‑à‑dire sans préservatif) précisément parce que vous avez consommé de l’alcool ou de la drogue.  Au nombre des drogues concernées figurent la marijuana, la cocaïne, le crack, les nitrites d’amyles («poppers») ou l’ecstasy.

 

●        Les soirées dansantes ou les bars constituent un environnement à risque.  N’importe quel(le) partenaire sexuel(le) occasionnel(le) que vous y rencontrez pourrait être infecté(e) par le VIH ou une autre MST.  Si vous avez tous les deux consommé une quantité relativement importante (par rapport à vos capacités de réaction) d’alcool ou de drogue, que les lumières sont tamisées et que la musique est forte, il se peut que vous n’ayez pas le temps de penser à utiliser des préservatifs.  Et même si vous le faites, vous ne prendrez pas suffisamment de soin pour les utiliser correctement.  Du fait du risque d’infection par le VIH, de nombreux hommes et femmes sont aujourd’hui devenus plus prudents et continuent à prendre du plaisir tout en ayant des relations sexuelles protégées.  Ce sont votre détermination et votre attention qui vous aideront à rester en bonne santé, vous‑même et vos partenaires.

 

●        Si vous vous trouvez dans une situation ou un environnement «à risque» et que vous décidez cependant d’avoir des relations sexuelles avec une personne que vous ne connaissez pas, l’utilisation d’un préservatif devient votre meilleure défense contre le VIH et les MST.  Comme tous les autres moyens de défense, le préservatif doit être utilisé chaque fois que vous avez des rapports sexuels, et utilisé correctement.  Souvenez‑vous de la façon dont vous vous êtes entraîné à utiliser des préservatifs lors de la dernière session.  Le formateur peut revenir sur l’utilisation correcte des préservatifs si les participants ont des questions à poser ou des observations à faire.

 

●        Lorsque vous vous faites tatouer, sachez que si vous êtes sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, votre jugement s’en trouvera affecté.  Il est dangereux de se faire tatouer avec des aiguilles non stérilisées:  elles peuvent transmettre le VIH et d’autres MST.

 

 

III.    Le Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies (10 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Vous pouvez utiliser le Code sous forme de polycopié.  La présente section met l’accent sur les aspects du Code qui permettent aux membres des forces de maintien de la paix de réduire le risque d’adopter des comportements dangereux vis‑à‑vis de l’infection par le VIH/les MST.  Le formateur devrait encourager la discussion sur ces aspects‑là.

 

Principaux points du Code de bonne conduite

 

Avant d’examiner les aspects du Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies qui s’appliquent à la prévention du VIH/des MST, il convient de souligner que votre rôle et votre responsabilité consistent à protéger les populations civiles, vos familles, vos camarades et vous‑mêmes.  C’est ce que vous faites en empêchant la transmission du VIH/des MST.  Il faut également mettre l’accent sur l’impact que le comportement d’un seul individu peut avoir sur la mission toute entière.  Vous faites partie d’une mission et votre comportement se reflète directement sur l’ensemble de cette mission et sur sa réussite.

 

Les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies doivent toujours:

 

●        Se comporter à tout moment de façon professionnelle et disciplinée.

 

●        Encourager leurs camarades à adopter un comportement adéquat et les y aider.

 

●        Traiter les habitants du pays hôte avec respect, courtoisie et considération.

 

●        Respecter les coutumes et pratiques locales en apprenant à mieux connaître la culture, la religion, les traditions et la problématique hommes‑femmes du pays dans lequel ils se trouvent.  Les règles sociales qui régissent les relations entre hommes et femmes varient très fortement d’une culture à l’autre, si bien que ce qui peut être considéré comme un comportement parfaitement innocent dans un contexte culturel donné risque d’être interprété comme un outrage aux bonnes moeurs dans un autre.

 

●        Respecter les droits de l’homme fondamentaux des femmes et des enfants et ne jamais violer ces droits.

 

●        Comportez‑vous de manière à ne pas exacerber la violence à l’encontre des femmes et des enfants du pays hôte.

 

Ne jamais:

 

●        Discréditer les Nations Unies ou votre propre pays par un comportement individuel inadapté, refuser d’accomplir les tâches qui justifient votre présence ou abuser de votre qualité de membre des forces de maintien de la paix des Nations Unies.

·        Agir de façon telle que cela risque de mettre la mission en péril.

 

·        Consommer de l’alcool ou des drogues en quantités excessives;  faire du trafic de drogue.

 

·        Commettre un acte susceptible d’infliger des dommages ou des souffrances physiques, sexuels ou psychologiques à la population locale, notamment les femmes et les enfants.

·        S’impliquer dans des liaisons sexuelles qui risquent de saper notre impartialité ou de porter atteinte au bien‑être d’autrui.  Le fait d’avoir une aventure sexuelle avec une personne appartenant à la communauté locale risque de porter atteinte à votre intégrité personnelle, voire à l’honneur de votre unité.

 

Il importe de bien se rendre compte des conséquences qu’implique la non‑observation des directives du Code de bonne conduite.  Un tel comportement risque en effet:

 

·        de saper la confiance et la foi des populations dans les Nations Unies;

 

·        de compromettre la réussite de la mission;

 

·        de mettre en péril notre statut et notre sécurité en tant que forces de maintien de la paix.

 

Note à l’intention du formateur:  Pour résumer, soulignez que l’adhésion au Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies réduit considérablement le risque de contracter le VIH/une MST ou de les transmettre à d’autres personnes.

 


IV.    Activité sexuelle, VIH et maladies sexuellement transmissibles (MST) (30 minutes)

 

A.        Discussion par petits groupes au sujet du questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies»

 

Note à l’intention du formateur:  Dans cet exercice, nous allons discuter du devoir à faire à la maison proposé au module 2.  Expliquez aux participants que cela ne tire pas à conséquence s’ils n’ont pas rempli le questionnaire.  Demandez des volontaires pour animer les discussions par petits groupes;  donnez à chacun d’entre eux un exemplaire de la «Fiche d’instruction relative à l’exercice sur la connaissance des MST, du VIH et du SIDA et les attitudes vis‑à‑vis de ces maladies».  Donnez‑leur également un questionnaire avec toutes les réponses exactes entourées d’un cercle.  Les participants qui prendront des notes auront besoin, pour leur part, d’un questionnaire non rempli.

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice:

 

1)                 Demandez aux participants de sortir le questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies», qu’il leur avait été demandé de remplir en tant que devoir à faire à la maison dans le cadre du module 2.

 

2)                 Divisez les participants en petits groupes de six à huit personnes.

 

3)                 Demandez à chaque groupe de nommer un animateur et une personne chargée de prendre des notes. Donnez à l’animateur la «Fiche d’instruction de l’animateur» pour l’exercice «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies», ainsi qu’un questionnaire dans lequel les réponses exactes sont déjà entourées d’un cercle. Donnez un questionnaire non rempli à la personne chargée de prendre des notes.

 

4)       Affectez à chaque groupe deux sujets de la Section I et trois de la Section

 

5)          Expliquez au groupe qu’il lui faut à présent évaluer ses cinq sujets et décider collectivement, en tant que groupe, quelle est la réponse correcte. Il faut que les participants passent cinq minutes sur chaque sujet en essayant de parvenir à une décision collective. La personne chargée de prendre des notes écrira les réponses du groupe sur l’exemplaire non rempli du questionnaire qui lui a été remis.

 

6)       Toutes les cinq minutes, le formateur circulera parmi le groupe et rappellera aux participants de passer au sujet suivant s’ils ne l’ont pas déjà fait.

 

7)       L’animateur indiquera la réponse correcte après que le groupe ait fait connaître sa décision.

 

Pour résumer et conclure cet exercice en petits groupes, l’animateur peut souligner les points suivants, tirés de la fiche d’instruction (ces points seront répétés par le formateur à la fin de l’exercice):

 

Pour vous protéger du VIH et des autres MST:

·        N’ayez pas de relations sexuelles (abstinence)

·        Pratiquez l’orgasme sans pénétration – «extérieur»

·        Utilisez toujours des préservatifs en latex à chaque fois que vous avez des rapports sexuels vaginaux, bucco‑génitaux ou anaux

·        Si vous vous injectez de la drogue, utilisez toujours des aiguilles et seringues stérilisées

·        Si vous vous faites tatouer, assurez‑vous que les aiguilles ont été stérilisées

 

 

B.        Examen et discussion, dans le cadre du groupe élargi, du questionnaire «Connaissance des MST, du VIH et du SIDA et attitudes vis‑à‑vis de ces maladies».

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice:

 

1)       Le formateur demande ensuite aux petits groupes de se rassembler en un seul groupe élargi.

 

2)       Le formateur dirige une discussion sur le déroulement de l’exercice par petits groupes.  Il demande aux participants de lui faire connaître leurs idées et observations sur cet exercice.  Il répond à toutes leurs questions.  Il doit s’assurer que toutes les idées fausses et tous les mythes sur la transmission et la prévention du VIH ont été corrigés.

 

Note à l’intention du formateur:  Concluez la discussion en soulignant les points suivants (ce sont les mêmes que ceux utilisés par les animateurs pour résumer les discussions par petits groupes):

 

Pour vous protéger du VIH et des autres MST:

 

·        N’ayez pas de relations sexuelles (abstinence)

 

·        Pratiquez l’orgasme sans pénétration – «extérieur»

 

·        Utilisez toujours des préservatifs en latex à chaque fois que vous avez des rapports sexuels vaginaux, bucco‑génitaux ou anaux

 

·        Si vous vous injectez de la drogue, utilisez toujours des aiguilles et seringues stérilisées

 

·        Si vous vous faites tatouer, assurez‑vous que les aiguilles ont été stérilisées

 

 

 

V.      Résumé et devoir à faire à la maison (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Soulignez les principaux points suivants et expliquez le devoir que les participants devront faire chez eux.  Le formateur peut aussi leur faire faire ce devoir à la fin de la session, au cas où ils préféreraient cette formule.

 

Au cours de cette session, nous avons à la fois révisé ce que nous avions appris lors de la deuxième session et engrangé de nouvelles connaissances.  Les exercices que nous avons faits lors de la présente session vous permettront de mieux comprendre comment la consommation d’alcool et d’autres drogues peut affecter les décisions que vous prenez en ce qui concerne votre activité sexuelle.  Notre but est de vous aider à vous protéger contre l’infection par les MST, y compris le VIH.

 

 

 

 

Nous conclurons cette session en mettant l’accent sur les points suivants:

 

·        La consommation d’alcool et autres drogues peut affecter les capacités de réflexion et de jugement, et exposer les gens au risque d’une infection par des MST/le VIH.  Le fait de boire de l’alcool ou de se droguer à la marijuana, à la cocaïne, au crack, aux nitrites d’amyles («poppers») ou à l’ecstasy peut accroître le risque d’engagement dans des rapports sexuels non protégés.

 

·        Les MST qui provoquent des lésions génitales facilitent la pénétration du VIH dans le corps et sont source d’infection car ces lésions sont souvent des plaies ouvertes ou qui saignent.

 

·        Du fait des risques d’infection par le VIH, nombreux sont aujourd’hui les hommes et les femmes à être devenus plus prudents mais à continuer à prendre du plaisir tout en ayant des relations sexuelles protégées.

 

·        Votre adhésion au Code de bonne conduite des membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies réduira considérablement le risque que vous contractiez une MST, y compris le VIH.

 

·        Le soin que vous prendrez de vous‑même, des populations civiles de votre pays d'affectation et de votre famille vous aidera et aidera les autres à rester en bonne santé.

 

·        En évitant de s’injecter des drogues illicites telles que de l’héroïne, l’on réduit considérablement le risque d’infection par le VIH et d’autres MST.  Rappelez‑vous que le Code de bonne conduite interditla consommation de drogues illicites.

 

·        L’utilisation correcte et systématique d’un préservatif en latex pendant les rapports sexuels réduit considérablement le risque d’être infecté par le VIH/des MST ou de transmettre le VIH/des MST à quelqu’un d’autre.  Les préservatifs protègent également contre les grossesses non désirées.

 

·        L’abstinence sexuelle, et le fait de ne s’engager que dans des activités n’impliquant ni pénétration ni échange de fluides corporels, sont les stratégies les plus efficaces pour éviter de contracter le VIH ou d’autres MST.

 

Devoir à faire à la maison:  Les participants sont invités à remplir le questionnaire intitulé «Evaluation du risque individuel de contracter le VIH/une MST», afin d’estimer le niveau de risque auquel ils sont personnellement exposés.  Il ne faut pas qu’ils indiquent leur nom sur le questionnaire.  Expliquez que certaines questions concernent le SIDA, les MST et le sexe, et qu’elles sont donc personnelles.  Dites aux participants qu’ils peuvent sauter les questions auxquelles ils ne souhaitent pas répondre.  Ils peuvent aussi ne pas vouloir répondre par écrit, auquel cas ils y sont autorisés.  Chacun d’entre eux doit cependant étudier avec soin tous les sujets abordés dans le questionnaire en préparation de la prochaine session (module 4).  Le temps nécessaire pour remplir le questionnaire est d’environ 10 à 15 minutes.

 


Module 3:  Toxicomanie, VIH et MST

 

Exercice sur la connaissance des MST, du VIH et du SIDA et les attitudes vis‑à‑vis de ces maladies

 

Fiche d’instruction pour l’exercice

 

Orientations générales pour la discussion par petits groupes

 

1)       L’animateur demande aux participants de sortir le questionnaire sur «La connaissance des MST, du VIH et du SIDA et les attitudes vis‑à‑vis de ces maladies» qu’il leur avait été demandé de remplir dans le cadre du module 2.

 

2)       Identifiez la personne chargée de prendre des notes dans votre groupe et assurez‑vous qu’elle dispose d’un questionnaire non encore rempli afin qu’elle puisse indiquer les réponses du groupe.

 

3)       Expliquez au groupe qu’il va devoir évaluer les cinq sujets que lui a affectés le formateur et décider, en tant que groupe, des réponses exactes.

 

4)       Laissez les membres du groupe passer quelques minutes sur chaque sujet afin d’essayer de parvenir à une décision collective.  Rappelez‑leur de passer à un autre sujet s’ils sont arrêtés par une difficulté:  il faut que la discussion avance.

 

5)       Assurez‑vous que la personne chargée de prendre des notes n’écrit qu’une seule réponse pour chacune des questions posées dans le questionnaire en blanc.

 

6)       Une fois que le groupe a fini de répondre à toutes les questions, l’animateur lui donne la réponse exacte.

 

7)       L’animateur conclut la discussion en mettant l’accent sur les points suivants:

 

Pour vous protéger contre le VIH et les autres MST:

 

·     N’ayez pas de relations sexuelles (abstinence)

·     Pratiquez l’orgasme sans pénétration – «extérieur»

·     Utilisez toujours des préservatifs en latex à chaque fois que vous avez des rapports sexuels vaginaux, bucco‑génitaux ou anaux

·     Si vous vous injectez de la drogue, utilisez toujours des aiguilles et seringues stérilisées

·     Si vous vous faites tatouer, assurez‑vous que les aiguilles ont été stérilisées

 


Module 3:  Toxicomanie, MST et VIH

 

Devoir à faire à la maison:  Questionnaire d’évaluation du risque individuel de contracter le VIH/une MST

 

Instructions:             N’indiquez pas votre nom sur ce questionnaire.  Vos réponses aux

questions ci‑après vous aideront à apprendre davantage de choses sur le risque que vous

courez, personnellement, de contracter le VIH (le virus qui provoque le SIDA) et d’autres

MST.  Nous ne récupérerons pas ce questionnaire et vous ne serez pas tenu de partager

avec quiconque les informations personnelles qui y figurent.  Nous discuterons de ces

sujets de façon très générale au cours de la prochaine session.  Etant donné que

certaines de ces questions concernent le SIDA, les MST et le sexe et sont donc très

personnelles, vous pouvez très bien ne pas souhaiter y répondre par écrit.  Nous vous

encourageons cependant à examiner chaque question avec soin et à y réfléchir en

préparation de la prochaine session.

 

1.       Comment évalueriez‑vous votre propre risque de contracter le VIH?

 

2.       Avez‑vous souvent des relations sexuelles après avoir consommé de l’alcool ou d’autres drogues?

 

3.       Avez‑vous déjà eu une aventure sexuelle que vous avez regrettée ensuite, parce que vous aviez bu?

 

4.       Consommez‑vous souvent de la drogue, notamment du type de celles que l’on s’injecte («shoot»)?

 

5.       Un médecin ou une infirmière vous ont‑ils déjà dit que vous aviez une maladie sexuellement transmissible (MST) telle que la blennorragie, l’herpès ou la syphilis?

 

6.       Quelle est votre fréquence d’utilisation de préservatifs avec votre partenaire sexuel(le) habituel(le)?

 

7.       Quelle est votre fréquence d’utilisation de préservatifs avec des partenaires sexuel(le)s que vous ne connaissez pas très bien?

 

8.       Avez‑vous des comportements qui vous exposent au risque d’infection par des MST/le VIH?

 

9.       Que faites‑vous actuellement pour vous protéger contre les MST/le VIH?

 

10.     Que souhaiteriez‑vous faire pour réduire le risque de contracter une MST, y compris le VIH?

 

11.     Expliquez comment les choses se sont passées lorsque vous avez utilisé des préservatifs?

 

12.     Que vous ont déjà dit vos amis et/ou partenaires, au sujet des MST/du VIH?

 

13.     Connaissez‑vous quelqu’un qui a une MST ou est porteur (porteuse) du VIH?  Comment sa situation vous amène‑t‑elle à réfléchir au risque que vous courez vous‑même d’être infecté par une MST/le VIH?

 


Comment nettoyer et désinfecter les aiguilles et les seringues pour réduire le risque d’infection par le VIH?

 

Le matériel qui sert à s’injecter des drogues n’est pas fait pour être réutilisé.

 

Si vous vous injectez de la drogue et que vous vous servez pour ce faire d’aiguilles et de seringues qui ont déjà été utilisées par quelqu’un d’autre, il faut les nettoyer et les désinfecter en suivant la procédure ci‑après.  A ne faire que lorsqu’il n’est pas possible de recourir à un moyen de prévention plus efficace.

 

Nettoyez les aiguilles et les seringues juste après vous en être servi et juste avant de les réutiliser.

 

1.       Lavez l’aiguille et la seringue dans une eau propre, changée à plusieurs reprises.  Secouez la seringue et tapotez dessus alors qu’elle est encore pleine d’eau.

 

2.       Remplissez complètement l’aiguille et la seringue, à plusieurs reprises, avec de l’eau de Javel la plus forte possible, sinon pure.  Utilisez une nouvelle dose d’eau de Javel à chaque fois (il faut que l’eau de Javel reste au moins 30 secondes dans la seringue).  Secouez et tapotez la seringue alors qu’elle est encore pleine d’eau de Javel.

 

3.       Rincez l’aiguille et la seringue en les remplissant à plusieurs reprises avec de l’eau propre.  Changez l’eau à chaque fois.  Secouez et tapotez la seringue alors qu’elle est encore pleine d’eau.  L’on obtient de meilleurs résultats en séparant l’aiguille et la seringue.

 

 

Souvenez‑vous que la prévention la plus efficace consiste à arrêter de s’injecter de la drogue!

 

 

Adaptation du CDC National AIDS Hotline Training Bulletin No.48

 


Module 4:

 

Evaluation du risque d’infection par le VIH

et stratégies de prévention

 

Objectifs:     1)  Améliorer les connaissances des participants en ce qui concerne les facteurs de risque d’une infection par le VIH/les MST.

 

                   2)  Faire prendre davantage conscience aux participants des risques qu’ils courent, personnellement, de contracter le VIH et d’autres MST.

 

                   3)  Améliorer les connaissances et les compétences des participants en ce qui concerne la prévention de la propagation du VIH et des autres MST.

 

                   4)  Encourager les participants à s’engager personnellement dans des activités permettant de réduire le risque auquel ils sont exposés, celui de contracter le VIH et d’autres MST.

 

Durée:          Une heure

 

Présentation:  Fourniture d’informations, exercices permettant d’acquérir un certain nombre de capacités, discussions de groupe et projection interactive de diapositives.

 

Matériel:      Articles nécessaires:

Þ      Un tableau pour présentation sur grandes feuilles de papier ou un tableau noir à craie

Þ      Un ruban de scotch

Þ      Un projecteur de diapositives ou un rétroprojecteur de

Þ      transparents, et un écran

Þ      La série de diapositives correspondant au module 4

Þ      La «Fiche d’instruction pour l’exercice d'évaluation du risque individuel de contracter une MST/le VIH», pour l’exercice  III.A

Þ      D’autres exemplaires du questionnaire d’«Evaluation du

Þ      risque individuel de contracter une MST/le VIH» (voir module 3)

Þ      La «Fiche d’instruction pour l’exercice sur la prévention du VIH et le changement de comportement», pour l’exercice IV.A

Þ      «Stratégies de prévention du VIH et scénarios de changement de comportement» pour l’exercice IV.A

Þ      Le contrat personnel de prévention du VIH

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  Pour faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le module 4 sont résumées sur des diapositives/transparents.  Celles qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques et les schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

 


I.       Introduction

 

Cette session va nous permettre d’examiner les questions suivantes:

 

·        facteurs de risque d’infection par le VIH;

 

·        évaluation du risque individuel

 

·        présentation et examen des stratégies de prévention du VIH et de changement de comportement

 

·        exercice permettant d’acquérir les capacités nécessaires pour négocier et obtenir l’adoption de pratiques sexuelles sûres

 

 

II.     Examen des facteurs de risque d’infection par le VIH (5 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cette brève présentation est consacrée à l’examen des facteurs de risque d’infection par le VIH.  Encouragez les participants à poser des questions.  Animez une brève discussion sur le thème «Comment se propage le VIH».

 

Le VIH se propage:

 

·        en ayant des relations sexuelles vaginales, anales ou bucco‑génitales avec une personne séropositive

 

·        en partageant les mêmes aiguilles et/ou seringues avec une personne séropositive

 

·        d’une mère séropositive à son enfant pendant la grossesse, lors de l’accouchement ou au cours de l’allaitement au sein

 

 

Les fluides corporels d’une personne infectée qui propagent le VIH sont:

 

·          le sperme

 

·          les sécrétions vaginales

 

·          le sang

 

·          le lait maternel

 

 

 

III.    Evaluation du risque individuel de contracter le VIH ou une autre MST (20 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:   Les deux exercices suivants sont consacrés à l’examen des résultats du devoir à faire à la maison sur «l’Evaluation du risque individuel de contracter le VIH ou une autre MST» (voir module 3).  Encouragez l’ensemble des participants à contribuer à la discussion et rappelez que les évaluations n’auront pas à être rendues et ne seront pas communiquées à de tierces personnes.  Si les participants sont gênés d’avoir à se répartir par petits groupes, la discussion peut très bien avoir lieu dans le cadre du groupe élargi.

 

A.        Discussion par petits groupes

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Demandez aux participants de sortir le questionnaire sur «L’évaluation du risque individuel de contracter le VIH ou une autre MST», qu’il leur avait été demandé d’étudier chez eux.

 

2)       Répartissez les participants par petits groupes de six à huit personnes.

 

3)       Il faut ensuite que chacun de ces petits groupes désigne un animateur et une personne chargée de prendre des notes.  Distribuez aux animateurs la «Fiche d’instruction pour l’exercice d’évaluation du risque individuel de contracter une MST/le VIH», et à chacune des personnes chargées de prendre des notes une grande feuille de papier et de quoi écrire.

 

4)       Dans chaque petit groupe, l’animateur encourage les participants à parler des facteurs de risque d’infection par le VIH et à poser des questions.  Il est souhaitable qu’il aborde les différentes questions de façon impersonnelle.  Par exemple:  «Le fait d’avoir des relations sexuelles après avoir bu de l’alcool accroît‑il le risque d’infection par le VIH?»  La personne chargée de prendre des notes écrit les commentaires et observations du groupe sur la grande feuille de papier qui lui a été donnée.  Le formateur circule entre les groupes pour répondre aux questions et tient compte de toutes les préoccupations des participants.

 

5)       Les animateurs:

 

·        expliquent aux participants qu’ils ne sont pas tenus de discuter de leur comportement personnel ou de leurs propres facteurs de risque, mais qu’ils peuvent le faire s’ils le souhaitent

 

·        soulignent l’importance de l’utilisation d’un préservatif à chaque fois que l’on a des relations sexuelles en dehors d’une relation mutuellement monogame, c’est‑à‑dire d’une relation dans laquelle chacun est sûr de la séronégativité de l’autre et n’a pas de rapports sexuels avec de tierces personnes

 

·        encouragent les participants à limiter le nombre de leurs partenaires sexuels

 

·        mettent l’accent sur l’utilité «d’avoir recours au réseau des copains» (c’est‑à‑dire faire en sorte que les amis soient attentifs les uns aux autres et s’occupent les uns des autres en cas de besoin), car il s’agit là d’un mode de prévention efficace

 

·        rappellent aux participants que l’alcool et les autres drogues amoindrissent les capacités de jugement et accroissent la probabilité d’un comportement à risque

 

·        rappellent les dangers liés à l’utilisation et au partage d’aiguilles non stérilisées pour le tatouage, le piercing et l’injection de drogue.

 


B.        Résumé des discussions dans le cadre du groupe élargi

-- Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Demandez à un volontaire, dans chaque paire ou petit groupe de participants, de résumer les principales leçons tirées des discussions en petit groupe.  Si les participants sont gênés pour s’exprimer, chaque paire ou petit groupe peut faire une présentation collective.

 

2)       Pour conclure l’exercice, prenez en considération les questions et préoccupations des participants, et répondez‑y.

 

 

 

IV.    Stratégies pour la prévention du VIH et le changement de comportement (20 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  L’exercice qui suit offre aux participants l’occasion de confronter à des situations potentielles de la vie quotidienne les connaissances et capacités qu’ils ont acquises en suivant ce cours.  Le formateur leur propose des scénarios en fonction desquels ils doivent opérer des choix et élaborer des stratégies, le but ultime étant d’éviter d’être infecté par une MST, y compris le VIH.  Encouragez les participants à tirer profit de leur expérience en tant que membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies.

 

A.        Travail par paires ou petits groupes

 

Note à l’intention du formateur:  Commencez cet exercice par une brève présentation de la façon dont il convient de «négocier» pour adopter des pratiques sexuelles sûres.

 

1)       Parlez, exprimez‑vous:

 

‑        Dites à votre partenaire «J’écoute attentivement ce que tu me dis».

 

‑        Exprimez ce que vous souhaitez de façon positive.  Expliquez quel est votre but ou votre besoin.  Soyez positif.  Utilisez le «Je» (parlez en votre nom).

 

‑        Donnez les raisons pour lesquelles vous souhaitez une protection (utiliser des préservatifs).  Soyez bref.  Citez des raisons qui ont un rapport avec vous.  Ne mentionnez pas la maladie.

 

‑        Sachez quelles sont les solutions de remplacement (pour vous protéger) et jusqu’où vous êtes prêt à aller, personnellement, en termes de réduction du niveau de sécurité (sachez exactement ce que vous pouvez faire sans vous sentir mal à l’aise).

 

En suivant ces quelques directives, l’on aura davantage de crédibilité et de chances de convaincre:  elles permettent de dire plus facilement à sa (son) partenaire que l’on veut se protéger dans les relations sexuelles et ne pas prendre de risques, et de mieux se faire entendre et comprendre dans toute situation de ce type.

 

2)       Affirmez, mais ne soyez pas agressif(ive):

 

·        veillez à exprimer exactement ce que vous souhaitez

·        utilisez le «Je» (parlez en votre nom)

·        écoutez ce que votre partenaire est en train de vous dire

·        respectez les sentiments et les choix de votre partenaire et tenez‑en compte

·        soyez positif

·        faites en sorte que les raisons que vous citez pour vous protéger dans les relations sexuelles se rapportent à vous‑même et non à votre partenaire

 

3)       Si votre partenaire a une réaction négative (ne veut pas avoir de rapports sexuels protégés):

 

·        trouvez quelque chose de positif dans ce qu’elle (il) dit et transformez son objection négative en une remarque positive.  Par exemple, si votre partenaire vous donne l’impression de vouloir vérifier et contrôler la situation, vous pouvez lui dire que vous trouvez cela très bien et que vous vous félicitez qu’elle (il) vous porte autant d’attention (au lieu de l’accuser de trop vouloir contrôler)

·        Ne blâmez jamais une autre personne pour ne pas vouloir adopter des pratiques sexuelles sûres;  rejetez la faute sur l’environnement ou n’importe quoi d’autre, mais jamais sur votre partenaire

 

4)       Rappelez‑vous que le VIH n’est ni le seul virus ni la seule maladie que vous pouvez contracter en ne vous protégeant pas pendant vos rapports sexuels:  vous pouvez contracter une autre maladie ou avoir une grossesse non désirée.

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Répartissez les participants par petits groupes ou par paires

 

2)       Lorsqu’il s’agit d’une paire, il faut que l’un des deux participants se porte volontaire pour prendre des notes.  S’il s’agit d’un petit groupe, celui‑ci aura besoin à la fois d’un animateur et d’une personne chargée de prendre des notes.  Distribuez à chaque paire ou à chaque petit groupe de grandes feuilles de papier et de quoi écrire.  Remettez à chaque paire de participants ou à chaque animateur de petit groupe la «Fiche d’instruction sur les stratégies de prévention du VIH et le changement de comportement».

 

3)       Donnez à chaque paire ou à chaque petit groupe un scénario (voir ci‑dessous) tiré de «Stratégies de prévention du VIH et scénarios de changement de comportement».  Il existe trois scénarios;  veillez à les distribuer à parts égales.  Demandez aux participants d’étudier et discuter leur scénario et de trouver les réponses/stratégies qui lui correspondent le mieux.  Dans chaque paire ou petit groupe de participant, la personne chargée de prendre des notes doit écrire les réponses/stratégies sur une feuille de papier de format normal (ou plus grand en cas de présentation au groupe élargi).

 


Scénarios pour la discussion par petits groupes

 

[

Scénario No.1:  Pierre et Sarah

 

C’est la première affectation de Pierre en qualité de membre des forces de maintien de la paix, et c’est également la première fois qu’il vient au Sud-Liban.  Il est à la fois surpris et débordé par la diversité de son nouvel environnement (culturel, religieux), non seulement au sein de la population locale, mais aussi dans le cadre de sa mission.  Il est très stressant pour lui que d’essayer de s’adapter à tant de gens si différents et à un cadre de vie d’une telle nouveauté.  Il s’est lié d’amitié avec Hector, un camarade des forces de maintien de la paix;  tous deux viennent juste de se voir octroyer leurs deux premiers jours et demi de permission.  Les voilà prêts à en profiter!  Ils vont aller à la plage de Tel Aviv et cette perspective les réjouit énormément.

 

Nous les retrouvons attablés, plus tard, dans un dancing, après qu’ils aient passé une superbe journée à la plage.  C’est là que Pierre rencontre Sarah.  Ils dansent et discutent et Pierre comprend, rien qu’à la façon dont Sarah lui sourit et le tient serré contre elle, qu’il l’intéresse sexuellement.  Sarah invite Pierre chez elle.  Pierre est préoccupé par le VIH et les autres MST et il souhaite utiliser un préservatif.  Après être arrivés chez Sarah, ils se rapprochent pour un moment de plus grande intimité.

 

Pierre:     Il faut que je te dise tout de suite que pour moi, il est très important d’utiliser un préservatif.  J’en ai quelques‑uns avec moi.

 

Sarah:     Pourquoi veux‑tu mettre un de ces trucs‑là?  Je n’ai jamais rencontré d’homme qui veuille en utiliser un!

 

Pierre:     Eh bien je pense que c’est une bonne idée...

 

Sarah:     Mais Pierre, je me sens tellement mieux sans préservatif.

 

Que devrait faire Pierre?  Que devrait‑il dire à Sarah?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Pierre puisse effectivement obtenir de Sarah qu’ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

 

 


Scénarios pour la discussion par petits groupes

 

 

Scénario No. 2:  Carmen et Jean

 

Carmen suspecte son petit ami Jean d'avoir couché avec quelqu'un d'autre pendant qu'elle passait six mois en mission pour les forces de maintien de la paix à Sarajevo.  Elle est sur le point de rentrer chez elle et elle est préoccupée par le VIH et les MST.  Elle veut utiliser des préservatifs dans ses relations sexuelles avec Jean, mais elle ne sait pas comment amener ce sujet dans la conversation (ils n'en ont jamais utilisé auparavant).  Elle s'inquiète surtout à cause de son mauvais caractère et de sa jalousie.

 

Que devrait faire Carmen?  Que devrait‑elle dire à Jean?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Carmen puisse effectivement obtenir de Jean qu'ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

 


Scénarios pour la discussion par petits groupes

 

 

Scénario No. 3:  Robert et Hélène

 

Robert en est à sa troisième mission de maintien de la paix et il a été affecté pour plusieurs mois à une unité chargée de patrouiller le long de la frontière en Croatie.  Il dort sous la tente, ne travaille qu'avec deux autres camarades (des hommes) et n'a eu que très peu de contacts avec d'autres gens depuis qu'il est arrivé en Croatie.  Robert obtient une permission qu'il va passer dans une station balnéaire sur l'Adriatique, et il est heureux de pouvoir coucher à l'hôtel dans un vrai lit, avec des draps propres;  il apprécie que quelqu'un d'autre lui fasse de la  bonne cuisine.

 

La première chose qu'il fait en arrivant est de trouver un bar et de commencer à boire.  Il commence à se relaxer.  Une belle femme s'approche de lui et lui demande s'il veut danser.  Hélène est serveuse au restaurant voisin de l'hôtel de Robert.  Après qu'ils aient dansé, Hélène suggère qu'ils aillent se promener sur la plage.  Ils trouvent un endroit tranquille pour s'asseoir et se rapprochent pour un moment d'intimité.  Robert est très attiré par Hélène, mais il est préoccupé par le VIH et les MST et souhaite utiliser un préservatif.

 

Robert:    Il faut que je te dise, à présent, que pour moi il est très important d'utiliser des préservatifs.  J'en ai un avec moi.

 

Hélène:    Nous n'avons pas besoin d'un préservatif.  Tu ne me fais pas confiance?

 

Robert:    Je te fais confiance, mais je pense tout de même que ce serait une bonne chose d'en utiliser un.

 

Hélène:    Mais, Robert, je déteste la sensation que l'on a lorsqu'on utilise un préservatif – cela va tout gâcher!

 

Que devrait faire Robert?  Que devrait‑il dire à Hélène?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Robert puisse effectivement obtenir d'Hélène qu'ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

 

 

 


B.        Résumé de l'exercice dans le cadre du groupe élargi

Orientations générales suggérées pour l'exercice

 

1)   Le formateur demande à un volontaire de chaque petit groupe ou paire de participants de résumer les stratégies identifiées comme susceptibles d'être adaptées à chaque scénario.  Il propose d'autres réponses (le cas échéant) afin de mettre l'accent sur l'importance de la prévention du VIH/des MST.

 

2)   Discutez avec les participants de leurs préoccupations et répondez à leurs questions.

 

3)   Pour conclure l'exercice, passez de nouveau en revue les directives à suivre pour négocier et obtenir une protection lors des relations sexuelles.

 

Parlez, exprimez‑vous:

 

‑    Dites à votre partenaire «J'écoute attentivement ce que tu me dis».  Faites‑lui comprendre que la communication passe bien.  Utilisez le «Je» (parlez en votre nom, prenez vos responsabilités).

 

‑    Exprimez ce que vous souhaitez de façon positive.  Expliquez quel est votre but ou votre besoin.  Soyez positif.  Utilisez le «Je» (parlez en votre nom).

 

‑    Donnez les raisons pour lesquelles vous souhaitez une protection (utiliser des préservatifs).  Soyez bref.  Citez des raisons qui ont un rapport avec vous‑même.  Ne mentionnez pas la maladie.

 

‑    Sachez quelles sont les solutions de remplacement (pour vous protéger) et jusqu'où vous êtes prêt à aller, personnellement, en termes de réduction de niveau de sécurité (sachez exactement ce que vous pouvez faire sans vous sentir mal à l'aise).

 

Affirmez, mais ne soyez pas agressif(ive):

 

·   veillez à exprimer exactement ce que vous souhaitez

 

·   utilisez le «Je» (parlez en votre nom)

 

·   écoutez ce que votre partenaire est en train de vous dire

 

·   respectez les sentiments et les choix de votre partenaire et tenez‑en compte

 

·   soyez positif

 

·   faites en sorte que les raisons que vous citez pour vous protéger dans les relations sexuelles se rapportent à vous‑même et non à votre partenaire

 

Si votre partenaire a une réaction négative (ne veut pas avoir de rapports sexuels protégés):

 

·        trouvez quelque chose de positif dans ce qu’elle (il) dit et transformez son objection négative en une remarque positive.  Par exemple, si votre partenaire vous donne l’impression de vouloir vérifier et contrôler la situation, vous pouvez lui dire que vous trouvez cela très bien et que vous vous félicitez qu’elle (il) vous porte autant d’attention (au lieu de l’accuser de trop vouloir contrôler)

·        Ne blâmez jamais une autre personne pour ne pas vouloir adopter des pratiques sexuelles sûres;  rejetez la faute sur l’environnement ou n’importe quoi d’autre, mais jamais sur votre partenaire

Rappelez‑vous que le VIH n’est ni le seul virus ni la seule maladie que vous pouvez contracter en ne vous protégeant pas pendant vos rapports sexuels:  vous pouvez contracter une autre maladie ou avoir une grossesse non désirée.

 

Note à l'intention du formateur:  Le cas échéant, engagez la discussion facultative suivante afin de faciliter la conclusion de cet exercice:

 

Le processus de négociation en vue d'obtenir l'accord d'un(e) partenaire pour une protection dans les rapports sexuels est semblable à celui utilisé dans bien d'autres domaines.  L'analogie ci‑après se rapporte aux différentes phases de la diplomatie, de la négociation et du recours à la force auxquelles sont formés les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies.  Dans le domaine qui nous intéresse, il existe également trois phases successives:  la discussion au sujet de la protection lors des relations sexuelles, la négociation et l'action.

 

La diplomatie:          Il vaut mieux parler avec votre partenaire dès le début de la relation, avant d'avoir des relations sexuelles.

 

La négociation:        Essayez de parvenir à un accord sur une protection dans vos rapports sexuels, de manière à ce que ces derniers soient faciles et agréables pour les deux partenaires.  Vous pouvez utiliser différents mots pour exprimer votre préférence pour des relations sexuelles protégées.  Par exemple, expliquez qu'il s'agit d'une question de maintien en bonne santé, que c'est une sécurité pour vous, certes, mais pour votre partenaire aussi.

 

Le recours à la «force»:      Agissez de façon à assurer votre sécurité.  Vous pouvez insister sur l'utilisation d'un préservatif, ou décider de ne pas avoir de rapports sexuels si votre partenaire refuse d'utiliser un préservatif, ou décider de vous livrer à d'autres activités sexuelles que des rapports avec pénétration.

 

Il est possible de résumer comme suit les cinq grandes étapes par lesquelles devrait passer chacun d’entre nous pour se préparer, personnellement, à la prévention contre le VIH/SIDA :

 

1.       Il faut savoir où et quand il y a risque de transmission du VIH et des MST, de manière à éviter ou réduire son exposition à ce risque.  Cette formation a pour but de consolider vos connaissances sur le risque en question.

 

2.       Il faut être conscient des conséquences auxquelles l’on s’expose si l’on prend ce risque.  Les MST et le VIH constituent de graves menaces pour la santé.

 

3.       Il faut être suffisamment motivé pour respecter en permanence certaines normes de comportement.  Il est possible d’y parvenir grâce aux normes respectées par sa propre famille et sa communauté sociale ou religieuse.

 

4.       Il faut avoir les capacités nécessaires pour négocier lors des contacts sexuels et utiliser correctement les préservatifs.  Nous espérons que vous avez commencé à acquérir ces capacités.

 

5.       L’appui des membres de la famille, des collègues et du « réseau des copains » est important pour respecter en permanence les normes de comportement recommandées.

 

Il existe un autre domaine dans lequel quelques connaissances et mesures simples contre la transmission du VIH et d’autres maladies véhiculées par le sang peuvent s’avérer très importantes.  Il s’agit des situations dans lesquelles des accidents ou des blessures subies sur le champ de bataille ont pour conséquence un saignement important, et des situations où les gens ont pour instruction de transporter des cadavres.  Les procédures de comportement standard (TCS) ci-après devraient être connues de tous les personnels militaires – et pratiquées en permanence – lorsqu’il s’agit de soigner des blessés et de manipuler les cadavres, afin de minimiser le risque de transmission de maladies véhiculées par le sang.

 

Ces procédures sont appelées PRÉCAUTIONS UNIVERSELLES :

 

1.       Manipuler tous les objets pointus et piquants (aiguilles, couteaux et autres instruments coupants ou piquants) avec beaucoup de soin afin d’éviter de se blesser.

2.       Se laver les mains avec du savon et de l’eau après toute exposition à du sang, à d’autres fluides corporels ou à des tissus corporels exposés.

3.       Porter des gants et une tenue de protection lorsque l’on est en contact avec du sang et d’autres fluides corporels – cela est particulièrement important lors de la manipulation des cadavres.

4.       Jeter les déchets médicaux (bandages, éponges et compresses contenant du sang ou d’autres fluides, ainsi que les tissus et les fluides corporels eux-mêmes) en respectant toutes les mesures de sécurité nécessaires.

5.       Décontaminer tous les instruments et équipements qui ont été en contact avec du sang et des tissus corporels.

 

 

V.     Le contrat du participant (10 minutes)

 

Note à l'intention du formateur:  L'exercice qui suit a pour but de permettre aux participants de conclure un contrat personnel de réduction du risque de contracter le VIH ou d'autres MST.  Encouragez les participants à conserver leur contrat de manière à pouvoir s'y référer après le cours.

 

Orientations générales suggérées pour la conclusion du contrat

 

1)       Remettez à chaque participant deux exemplaires d'un Contrat de réduction du risque de contracter le VIH ou d'autres MST. 

 

2)       Commentez le contrat et encouragez les participants à le lire et à  signer les deux exemplaires.  Les participants qui acceptent de signer le contrat doivent en rendre un exemplaire au formateur et conserver l'autre pour eux‑mêmes.  Le contrat contient également un bref rappel du contenu de ce cours.

 

 

VI.    Résumé et conclusions (5 minutes)

 

Le formateur devrait remercier les participants d'avoir suivi ce cours.  Il devrait souligner l'importance de leur mission et la nécessité, pour eux, de protéger leur santé et celle de leurs familles.

 

Pour conclure, il peut demander aux participants ce qu'ils ont aimé dans ce cours (apports positifs) et ce qu'il conviendrait, à leur avis, d'améliorer (souhaits).  Il peut afficher deux grandes feuilles de papier contre le mur, l'une qu'il aura intitulée «Apports positifs» et l'autre «Souhaits», puis y reporter les observations des participants.  Ces informations peuvent lui être utiles pour la préparation des prochains cours.

 


Module 4:

 

Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

 

Evaluation du risque individuel de contracter le VIH ou une autre MST

 

 

Orientations suggérées pour la discussion par petits groupes

 

1)       L’animateur demande aux participants de sortir le questionnaire sur «L’évaluation du risque individuel de contracter le VIH ou une autre MST», qu’il leur avait été demandé de remplir dans le cadre du travail sur le Module 3.  Il faut rappeler aux participants qu’ils ne sont pas tenus de rendre leur questionnaire ni de laisser d’autres personnes voir ce qu’ils y ont écrit.  Et aussi qu’ils ne sont pas obligés de parler de leur propre comportement ou facteurs de risque personnels, mais qu’ils peuvent bien entendu le faire s’ils le désirent.

 

2)       Identifier la personne chargée de prendre des notes dans votre groupe et assurez‑vous qu’elle écrit les observations du groupe sur la feuille de papier qui lui a été fournie.

 

3)       Conduisez une discussion sur chacune des questions du formulaire qui était à remplir.  Chaque question doit être abordée de manière impersonnelle, par exemple:  «Comment le fait d’avoir des rapports sexuels après avoir bu de l’alcool augmente‑t‑il l’exposition au risque d’infection par le VIH?»

 

4)       Vous pouvez appeler le formateur, qui circulera entre les différents groupes, répondra aux questions et tiendra compte des préoccupations de chacun.

 

5)       L’animateur conclut la discussion en soulignant les points suivants:

 

                   ·        Il est important de mettre un préservatif à chaque fois que l’on a des relations sexuelles en‑dehors d’une relation mutuellement monogame, c’est‑à‑dire d’une relation dans laquelle chacun est sûr de la séronégativité de l’autre et n’a pas de rapports sexuels avec de tierces personnes.

 

                   ·        L’on peut réduire le risque de contracter le VIH ou une autre MST en limitant le nombre de ses partenaires sexuels.

 

                   ·        Il faut utiliser le «réseau des copains» (c’est‑à‑dire que vos amis prennent soin de vous et vice versa) pour réduire le risque d’exposition au VIH/à d’autres MST.  Rappelez aux participants que l’alcool et les autres drogues peuvent altérer le jugement et accroître la possibilité d’un comportement à risque.

 

                   ·        Il importe de se rappeler des dangers liés à l’utilisation et au partage d’aiguilles non stérilisées, pour le tatouage, le piercing et l’injection de drogues ‑ comportement qui expose au risque d’infection par le VIH ou d’autres MST.

 


Module 4:  Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

 

Stratégies de prévention du VIH et le changement de comportement

 

Orientations générales suggérées pour la discussion par petits groupes

 

1)       L’animateur identifie la personne chargée de prendre des notes dans son groupe et s’assure qu’elle écrit sur une grande feuille de papier les réponses et les stratégies proposées en fonction du scénario affecté au groupe.

 

2)       Il distribue le scénario à son groupe et le lui fait lire.

 

3)       Il dirige la discussion avec son groupe qu’il amène à parler du scénario et à trouver des réponses et stratégies pertinentes.

 

4)       Il fait en sorte que le groupe se mette d’accord sur un présentateur, ou sur une présentation par l’ensemble du groupe lorsque le groupe élargi se reconstituera sous sa conduite.

 

 


Module 4:  Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

                    Le contrat personnel de prévention du VIH

 

Après avoir participé à ce cours sur la prévention du VIH et le changement de comportement, destiné aux membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies, je sais que les principaux points, en ce qui concerne le VIH et le SIDA, sont les suivants:

 

·  le VIH est le virus qui provoque le SIDA, et le SIDA résulte de l’infection par le VIH;

·  il est possible de prévenir l’infection par le VIH;

·  le VIH ne se propage pas par les simples contacts sociaux de la vie de tous les jours.

 

Je sais également que le VIH représente une menace bien réelle, qui, si elle n’est pas contrôlée, risque de causer durablement de graves problèmes à ma famille, à ma communauté, à mon organisation militaire, à mon pays et au monde entier.  Je sais que je peux prendre des mesures pour éviter que ma famille et moi‑même ne contractions le VIH, et pour aider ma communauté et mon pays à réagir en pleine connaissance de cause à l’infection par le VIH et à s’occuper efficacement des séropositifs et des personnes atteintes du SIDA.

 

·        Je sais que le VIH se propage en ayant des rapports sexuels vaginaux, anaux ou bucco‑génitaux avec une personne porteuse du VIH, ou en partageant des aiguilles de seringue avec une personne porteuse de ce virus.  En n’ayant pas de rapports sexuels et en ne partageant pas d’aiguilles, je me protège contre le VIH.

 

·        Si j’ai des relations sexuelles, je peux réduire considérablement le risque d’être infecté ou d’infecter autrui par le VIH et d’autres MST en utilisant correctement et systématiquement un préservatif en latex.

 

·        Si je m’injecte de la drogue ou n’importe quelle autre substance, je peux me protéger en utilisant à chaque injection un nouveau matériel stérilisé. 

 

·        Je peux très bien vivre à proximité d’une personne porteuse du VIH ou atteinte du SIDA, partager avec elle des téléphones, des stylos, des cuillères et des tasses à café, utiliser la même salle de bains et la même cuisine, lui serrer la main et la serrer contre moi sans risquer de devenir moi‑même séropositif.

 

Je décide par conséquent de prendre des mesures afin d’éviter de contracter le VIH et d’autres MST et/ou de contribuer à la prise de conscience, à l’éducation et à la protection de ma famille et de ma communauté.

 

Vous trouverez ci‑après quelques‑unes des mesures qu’il est possible d’adopter;  vous pouvez en ajouter d’autres si vous le souhaitez.

 

·        Je parlerai à mes amis et à ma famille de la façon dont on peut prévenir l’infection par le VIH et d’autres MST;

·        Je ne m’injecterai pas de drogue;

·        Je garderai à l’esprit le fait que je peux toujours décider de ne pas avoir de rapports sexuels:

·        J’utiliserai un préservatif en latex à chaque fois que j’aurai des rapports sexuels vaginaux, anaux ou bucco‑génitaux.

·        ________________________________________________________________

 

·        ________________________________________________________________

 

Signé:_____________________________Date:  _________________________

 

 

 

 

Module 5:

 

Révision:  La prévention du VIH et les questions liées

à la modification des comportements

 

Objectifs:     1) Etoffer la connaissance qu’ont les participants des informations de base sur le VIH et le SIDA

                   2) Etoffer la connaissance qu’ont les participants des facteurs de risque de transmission du VIH

                   3) Sensibiliser les participants à l’efficacité de l’utilisation des préservatifs

                   4) Renforcer les connaissances des participants sur l’utilisation des préservatifs et leur faire acquérir le savoir‑faire indispensable dans ce domaine

                   5) Etoffer les connaissances et capacités des participants en ce qui concerne les stratégies à adopter pour empêcher la propagation du VIH et d’autres MST

                   6) Sensibiliser les participants aux éléments constitutifs d’un message efficace sur la prévention du VIH

                   7) Encourager les participants à faire passer, auprès d’autres personnes, des messages plus efficaces sur la prévention du VIH.

 

Durée:         Une heure

 

Présentation: Fourniture d’informations, exercices permettant d’acquérir un certain nombre de capacités, discussions de groupe et projection interactive de diapositives

 

Matériel:   Articles nécessaires:

 

ÞUn tableau pour présentation sur grandes feuilles de papier ou un tableau noir à craie

ÞUn ruban de scotch

ÞUn projecteur de diapositives ou un rétroprojecteur de transparents, et un écran

ÞLa série de diapositives correspondant au Module 5

ÞLa «Fiche d’instruction relative à l’exercice sur les stratégies de prévention du VIH et les scénarios de changement de comportement», pour l’exercice IV.A.

Þ«Stratégies de prévention du VIH et scénarios de changement de comportement», pour l’exercice IV.A.

ÞDes préservatifs masculins et féminins

ÞLe polycopié sur les Directives pour des messages efficaces en faveur de la prévention du VIH

ÞLa brochure intitulée «Protégez‑vous, ainsi que ceux qui vous sont chers, contre le VIH/SIDA», publiée par le DOMPONU

 

 

 

Note à l’intention du formateur:  De manière à faciliter la présentation, toutes les informations contenues dans le Module 5 sont résumées sur des diapositives/transparents.  Les informations qui viennent à l’appui du cours manuscrit (c’est‑à‑dire les graphiques ou schémas) apparaissent sur les diapositives/transparents et sont reprises dans un encadré à côté de la partie du cours à laquelle elles se réfèrent.

 


I.       Introduction

 

La présente session portera sur:

 

·        des informations relatives aux facteurs de risque de transmission du VIH;

·        des informations sur une utilisation correcte des préservatifs;

·        un exercice permettant d’acquérir les capacités nécessaires pour négocier des pratiques sexuelles sûres;

·        l’apprentissage des différents éléments à utiliser pour des messages efficaces sur la prévention du VIH.

 

II.     Révision:  Résumé des faits réels concernant l’infection par le VIH et le SIDA, l’impact mondial du VIH et l’impact du VIH sur les personnels et institutions militaires (10 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cette brève présentation va permettre une révision de ce qui a déjà été appris au sujet de l’infection par le VIH et le SIDA, de présenter une image mondiale de l’infection par le VIH et de discuter de l’impact que le virus a sur les personnels militaires.  Encouragez les participants à poser des questions tout au long de la présentation.

 

A.        Révision des faits réels concernant l’infection par le VIH et le SIDA

 

1)        Le SIDA est provoqué par le

 

            V      virus de l’

         I         immunodéficience

         H      humaine

 

         également appelé virus du SIDA.

 

2)        Définition du SIDA

 

S       pour syndrome.  Cela signifie que le SIDA est un syndrome, c’est‑à‑dire une association de plusieurs signes ou symptômes liés à une maladie ou un état particuliers et qui apparaissent avec eux.  Le SIDA est un syndrome car les personnes qui en sont atteintes ont des symptômes et des maladies qui n’apparaissent ensemble que chez les sujets qui ont le SIDA.

 

I          pour immuno.  Se réfère au système immunitaire du corps.  Celui‑ci se compose de cellules qui protègent le corps contre les maladies.  Le VIH est dangereux car lorsqu’il pénètre dans le corps de quelqu’un, il attaque et tue les cellules du système immunitaire.

 

D        pour déficience.  Ce terme signifie manquer de quelque chose, ne pas en avoir suffisamment.  En l’espèce, le corps manque de certains types de cellules dont il a besoin pour se protéger contre les infections.  Ces cellules sont appelées cellules immunitaires ou cellules T4.  Le VIH tue ces cellules petit à petit et le système immunitaire du corps devient alors trop faible pour pouvoir faire son travail

 

A        pour acquis.  Cela signifie que le VIH est passé d’une personne infectée à une autre personne.

3)        Le VIH se propage:

         ·        lors de rapports sexuels vaginaux, anaux ou bucco‑génitaux avec une personne séropositive;

         ·        en partageant des aiguilles ou des seringues avec une personne séropositive;

         ·        d’une mère séropositive à son enfant, durant la grossesse, lors de l’accouchement ou pendant l’allaitement au sein.

 

4)        Les fluides corporels d’une personne séropositive susceptibles de véhiculer le VIH sont:

         ·        le sperme;

         ·        les sécrétions vaginales;

         ·        le sang;

         ·        le lait maternel.

 

5)        Autres faits relatifs à l’infection par le VIH et au SIDA

 

         ·        Le SIDA est la dernière phase de l’infection provoquée par un virus, le VIH.

 

         ·        Nous sommes tous exposés à ce risque;  n’importe qui peut contracter le VIH en ayant ne serait‑ce qu’une seule fois des rapports sexuels non protégés ou en s’injectant ne serait‑ce qu’une seule fois aussi de la drogue avec une seringue.

 

         ·        La plupart des infections par le VIH sont imputables à des relations sexuelles non protégées avec un homme ou une femme déjà porteur (porteuse) du virus (entre 70 et 80 pour cent de l’ensemble des infections).  Le VIH peut également se transmettre par du sang infecté lors de transfusions sanguines (sauf dans les pays qui soumettent systématiquement tous les donneurs à un test de dépistage);  en partageant avec quelqu’un des aiguilles contaminées par le sang d’une personne infectée; et par le sang d’une femme infectée, qui transmet le VIH à son enfant avant ou pendant l’accouchement, ou en le nourrissant au sein ensuite.

 

         ·        Le VIH ne se transmet pas par simple contact social (non sexuel) de la vie de tous les jours.

 

         ·        Une fois infecté par le VIH, l’on peut fort bien paraître et se sentir en bonne santé pendant une dizaine d’années ou plus avant que les premiers symptômes du SIDA n’apparaissent.  Mais pendant cette période de bonne santé apparente, un dépistage sanguin peut révéler la présence du VIH.  C’est ce que l’on appelle être «séropositif» (au VIH).  Une personne séropositive, bien que paraissant et se sentant en bonne santé, risque de transmettre le virus à quelqu’un d’autre.

 

         ·        La plupart des séropositifs (au VIH) ont besoin d’un traitement de longue durée.  Ils risquent de développer le SIDA, car le système immunitaire de leur corps (qui lutte tous les jours contre les infections et les maladies) est progressivement affaibli par le VIH.  Au bout d’un certain temps, ce système devient de moins en moins capable de repousser des infections telles que la pneumonie, les diarrhées, les cancers et d’autres maladies, qui tous font partie du SIDA.  Il n’existe aucun remède au SIDA.

 

         ·        Il n’existe pas de vaccin pour protéger les gens contre le risque d’être infecté par le VIH.  On ne peut pas soigner le SIDA.  Cela signifie que la seule façon d’éviter de le développer ensuite consiste à prévenir toute infection par le VIH.

 

         ·        Tout le monde, homme ou femme, est vulnérable à une infection par le VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles, dont un grand nombre ont de graves conséquences à long terme, surtout pour les femmes (salpingites aiguës, grossesses tubaires, stérilité).

 

         ·        Les femmes sont davantage exposées au risque de MST que les hommes, car elles ont une plus forte probabilité de contracter le VIH ou d’autres MST dans le cadre d’une seule expérience sexuelle.  Elles peuvent avoir des MST asymptomatiques difficiles à diagnostiquer, mais qui par leur présence augmentent le risque de transmission du VIH.  Les femmes sont souvent désavantagées dans les négociations sexuelles, et ont parfois des relations sexuelles sous la contrainte, y compris le viol.

 

         ·        La présence d’une maladie sexuellement transmissible (MST) non traitée, telle que la syphilis ou la blennorragie, facilite la transmission des infections par le VIH.  Les plaies ou coupures ouvertes constituent un point d’entrée facile pour les MST, y compris le VIH.  Le fait d’avoir une MST est déjà indicateur d’un comportement à risque.  La prévention et le traitement des MST sont une autre façon de se protéger contre l’infection par le VIH. 

 

         ·        La consommation d’alcool ou de drogues illicites altère votre jugement et votre capacité à ne pas dépasser le cadre d’un comportement sûr.  Lorsque vous vous trouvez sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, vous êtes davantage enclin à vous laisser aller à des contacts sexuels risqués.  Se faire tatouer ou percer le corps avec des aiguilles non stérilisées risque de se solder par une infection par le VIH et d’autres MST telles que l’hépatite B.  Assurez‑vous que les aiguilles sont stérilisées dans un autoclave ou n’utilisez que vos propres aiguilles.

 

         ·        La transmission sexuelle du VIH peut être évitée en ayant des relations sexuelles protégées.  Les différentes formes de protection sont entre autres l’abstinence, la fidélité entre partenaires non infectés, l’utilisation d’un préservatif en latex à chaque fois que l’on a des relations sexuelles vaginales, anales, bucco‑génitales ou sans pénétration, ou la limitation à des activités telles que des étreintes, des baisers, la masturbation, la masturbation mutuelle.

 

B.        L’impact mondial du VIH

 

Diapositive/transparent «Situation de l’infection par le VIH dans le monde».

 

Sur cette diapositive/ce transparent figure une carte de différentes régions du monde pour lesquelles sont indiquées les taux respectifs d’infection par le VIH.  Comme vous pouvez le constater, aucune région n’est épargnée par ce virus qui provoque le SIDA.

 

C.        L’impact du VIH sur le personnel et les institutions militaires

 

·          Les fonctions militaires impliquent des séjours prolongés loin des foyers.  L’absence de soutien familial et la pression de leurs camarades incitent les soldats à adopter des comportements à risque par rapport au VIH, tels que le fait d’avoir des relations sexuelles avec des partenaires de rencontre ou des professionnelles du sexe (prostituées) sans utiliser de préservatif, ou bien encore de s’injecter de la drogue, par exemple de l’héroïne.

 

·        La recherche d’un remède au stress, à la solitude et à l’ennui conduit elle aussi souvent à l’adoption de comportements à risque.  Le recours à l’alcool et à d’autres drogues pour lutter contre le stress, la solitude et l’ennui peut contribuer à une prise de risques excessive.  Le repos et la relaxation, les permissions, les périodes qui suivent l’entraînement ou le déploiement sont particulièrement dangereux pour les militaires qui risquent alors de contracter des MST, y compris le VIH, en adoptant des comportements inadaptés dans le but de remédier au stress.

 

·        Les armées nationales (et les Nations Unies) emploient un grand nombre d’hommes et de femmes jeunes qui se situent dans la fourchette d’âge la plus active sexuellement.  Qui plus est, les jeunes ont généralement tendance à croire qu’il ne leur arrivera rien et ne s’imaginent pas être exposés à des risques tels que les MST et le VIH.  Cette façon de penser peut être très dangereuse, car dans le monde entier, la majorité des primo‑infections par le VIH concerne des jeunes âgés de 15 à 24 ans.

 

·        Un certain nombre de traits de caractère valorisés dans l’armée, tels que l’esprit de risque et l’agressivité, accroissent le risque de contracter des MST ou le VIH lorsqu’ils se manifestent aussi en situation de relations sexuelles.

 

·        Les militaires (y compris les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies) ont de l’argent, ou du moins sont perçus comme des gens qui en ont;  les installations militaires attirent les professionnel(le)s du sexe. 

 

·        La guerre et les autres types de troubles sociaux détruisent la cohésion des populations, accroissant ainsi le nombre des personnes contraintes de faire commerce de leur corps pour survivre.  Les soldats étant précisément déployés pendant ces périodes de fortes tensions, ils ont davantage d’opportunités d’aventures sexuelles.

 

Note à l’intention du formateur.  Concluez cette discussion en résumant les faits suivants:

 

·          Le VIH est le virus qui provoque le SIDA.

·        Le SIDA résulte d’une infection par le VIH.

·        L’infection par le VIH peut être évitée par la prévention.

·        Le VIH ne se propage pas par les contacts sociaux normaux de la vie de tous les jours.

 

 

III.   Démonstration de la façon dont on doit utiliser un préservatif (10 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cette démonstration a pour but d’enseigner aux participants le mode d’utilisation correct d’un préservatif.  Mettez l’accent sur le fait que les préservatifs masculins, s’ils sont utilisés correctement et systématiquement, peuvent ramener le risque de transmission de toutes les maladies sexuellement transmissibles (y compris l’infection par le VIH) à moins de deux pour cent (2%).  Après avoir fourni les informations ci‑après, demandez à des volontaires, parmi le groupe, de montrer comment l’on utilise un préservatif masculin et un préservatif féminin, et comment l’on utilise un préservatif pour se protéger lors de relations sexuelles bucco‑génitales.

 

Orientations générales suggérées pour la démonstration de l’utilisation d’un préservatif masculin

 

Expliquez comment utiliser correctement un préservatif masculin, en suivant les dix phases successives ci‑après:

 

1.       Choisissez un préservatif en latex.   Ces préservatifs protègent contre le VIH.  Soulignez que les préservatifs de type «peau d’agneau» (également appelés de type «peau de mouton» ou «naturels») ne protègent ni contre le VIH/SIDA ni contre la grossesse.

 

2.       Vérifiez la date limite d’utilisation sur l’emballage du préservatif.  Si elle est dépassée, il ne faut pas utiliser le préservatif.  Les préservatifs en latex deviennent secs et se fendent au fil du temps.  Ne conservez jamais un préservatif dans votre portefeuille car il risque de chauffer et de sécher.

 

3.       Ouvrez l’emballage sans déchirer le préservatif.  N’utilisez ni vos dents, ni des ciseaux, ni un couteau.

 

4.       Placez le préservatif sur le gland de votre pénis avant d’avoir le moindre contact avec les membranes muqueuses de votre partenaire.  Assurez‑vous que le réservoir dépasse.  Il est possible d’améliorer les sensations en versant une goutte de lubrifiant à l’intérieur du bout du préservatif.

 

5.       Pincez le bout du préservatif pour chasser l’air du réservoir.

 

6.       Déroulez lentement le préservatif en direction de la base du pénis.  Assurez‑vous que le préservatif recouvre la totalité du pénis.

 

7.       Si vous souhaitez utiliser un lubrifiant, utilisez‑en un à base d’eau (par exemple de la gelée KY ou de la gelée spermicide).  Les lubrifiants à base d’huile tels que la vaseline risquent d’endommager le latex et de provoquer des déchirures.

 

Immédiatement après l’éjaculation:

 

8.       Tenez le préservatif à la base et soulevez‑le légèrement et soigneusement (en le tirant).  Faites‑le tant que le pénis est encore en érection afin d’éviter que le contenu du préservatif ne se répande à l’extérieur.

 

9.       Faites glisser le préservatif et ôtez‑le du pénis, en vous assurant que le contenu du réservoir ne s’est pas répandu.

 

10.     Jetez le préservatif.  Les préservatifs ne doivent jamais être utilisés plus d’une seule fois!  On ne doit pas les laver et les réutiliser.

 

 

Orientations générales  pour la démonstration de l’utilisation d’un préservatif féminin

 

Expliquez comment utiliser correctement un préservatif féminin, en suivant les neuf phases successives ci‑après:

 

1.       Vérifiez la date limite d’utilisation sur l’emballage du préservatif.  Si elle est dépassée, il ne faut pas utiliser le préservatif.  Les préservatifs peuvent sécher et se fendre au fil du temps.  Ne conservez jamais un préservatif dans votre portefeuille car il risque de chauffer et de sécher.

2.       Ouvrez l’emballage sans déchirer le préservatif.  N’utilisez ni vos dents, ni des ciseaux, ni un couteau.

 

3.       Ouvrez l’extrémité du préservatif (côté anneau extérieur).  L’anneau extérieur couvrira la zone qui se trouve autour du vagin.  L’anneau intérieur doit aller dans le vagin, où il guidera l’insertion et maintiendra le préservatif en place.

 

4.       Prenez l’anneau intérieur entre le pouce et le majeur.  Placez votre index sur la poche qui se situe entre les deux autres doigts ou contentez‑vous d’exercer une pression sur l’anneau intérieur.

 

5.       Pressez l’anneau intérieur afin d’insérer le préservatif dans le vagin.  Insérez la gaine dans le vagin, aussi loin qu’elle puisse aller:  Le préservatif est à sa place lorsque la femme n’a plus l’impression qu’il est là.  Il n’est pas possible d’insérer le préservatif trop loin dans le vagin.

 

6.       Assurez‑vous que le préservatif est bien placé en vérifiant que la gaine n’est pas tordue.  L’anneau extérieur doit se trouver à l’extérieur du vagin.

 

7.       Si vous souhaitez utiliser un lubrifiant, utilisez‑en un à base d’eau (par exemple de la gelée KY ou de la gelée spermicide).  Les lubrifiants à base d’huile tels que la vaseline risquent d’endommager le latex et de provoquer des déchirures.

 

Immédiatement après l’éjaculation:

 

8.       Retirez le préservatif avant de vous lever.  Tenez l’anneau extérieur, tordez‑le et tirez doucement.

 

9.       Jetez le préservatif.  Les préservatifs ne doivent jamais être utilisés plus d’une seule fois!  On ne doit pas les laver et les réutiliser.

 

 

Orientations générales pour la démonstration de l’utilisation d’un préservatif lors des rapports bucco‑génitaux:

 

Les préservatifs permettent aussi de se protéger lors des rapports bucco‑génitaux.  Pour la fellation, placez un préservatif  masculin (en suivant les mêmes instructions que ci‑dessus) sur le pénis en érection, avant les rapports.

 

Pour le cunnilingus, prenez un préservatif masculin encore enroulé et coupez‑le depuis n’importe quel bord jusqu’au centre.  Déroulez soigneusement le préservatif jusqu’à ce qu’il forme un morceau de latex rectangulaire et placez‑le sur l’ouverture du vagin avant de commencer le cunnilingus.

 

 

IV.    Stratégies pour la prévention du VIH et le changement de comportement (20 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  L’exercice qui suit offre aux participants l’occasion de confronter à des situations potentielles de la vie quotidienne les connaissances et capacités qu’ils ont acquises en suivant ce cours.  Le formateur leur propose des scénarios en fonction desquels ils doivent opérer des choix et élaborer des stratégies, le but ultime étant d’éviter d’être infecté par une MST, y compris le VIH.  Encouragez les participants à tirer profit de leur expérience en tant que membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies.

A.        Travail par paires ou petits groupes de participants

 

Note à l’intention du formateur:  Commencez cet exercice par une brève présentation de la façon dont il convient de «négocier» pour adopter des pratiques sexuelles sûres.

 

Directives pour la négociation de pratiques sexuelles sûres:

 

1)       Parlez, exprimez‑vous:

 

‑        Dites à votre partenaire «J’écoute attentivement ce que tu me dis».

 

‑        Exprimez ce que vous souhaitez de façon positive.  Expliquez quel est votre but ou votre besoin.  Soyez positif.  Utilisez le «Je» (parlez en votre nom).

 

‑        Donnez les raisons pour lesquelles vous souhaitez une protection (utiliser des préservatifs).  Soyez bref.  Citez des raisons qui ont un rapport avec vous‑même.  Ne mentionnez pas la maladie.

 

‑        Sachez quelles sont les solutions de remplacement (pour vous protéger) et jusqu’où vous êtes prêt à aller, personnellement, en termes de réduction du niveau de sécurité (sachez exactement ce que vous pouvez faire sans vous sentir mal à l’aise).

 

En suivant ces quelques directives, l’on aura davantage de crédibilité et de chances de convaincre:  elles permettent de dire plus facilement à sa (son) partenaire que l’on veut se protéger dans les relations sexuelles et ne pas prendre de risques, et de mieux se faire entendre et comprendre dans toute situation de ce type.

 

2)       Affirmez, mais ne soyez pas agressif(ive):

 

·        veillez à exprimer exactement ce que vous souhaitez

·        utilisez le «Je» (parlez en votre nom)

·        écoutez ce que votre partenaire est en train de vous dire

·        respectez les sentiments et les choix de votre partenaire et tenez‑en compte;

·        soyez positif

·        faites en sorte que les raisons que vous citez pour vous protéger dans les relations sexuelles se rapportent à vous‑même et non à votre partenaire

 

3)       Si votre partenaire a une réaction négative (ne veut pas avoir de rapports sexuels protégés):

 

·        Trouvez quelque chose de positif dans ce qu’elle (il) dit et transformez son objection négative en une remarque positive.  Par exemple, si votre partenaire vous donne l’impression de vouloir vérifier et contrôler la situation, vous pouvez lui dire que vous trouvez cela très bien et que vous vous félicitez qu’elle (il) vous porte autant d’attention (au lieu de l’accuser de trop vouloir contrôler).

 

·        Ne blâmez jamais une autre personne pour ne pas vouloir adopter des pratiques sexuelles sûres;  rejetez la faute sur l’environnement ou n’importe quoi d’autre, mais jamais sur votre partenaire.

 

4)       Rappelez‑vous que le VIH n’est ni le seul virus ni la seule maladie que vous pouvez contracter en ne vous protégeant pas pendant vos rapports sexuels:  vous pouvez contracter une autre maladie ou avoir une grossesse non désirée.

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Faites en sorte que les participants continuent de travailler dans les mêmes petits groupes que pour l’activité précédente ou répartissez‑les par paires.

 

2)       Lorsqu’il s’agit d’une paire, il faut que l’un des deux participants se porte volontaire pour prendre des notes.  S’il s’agit d’un petit groupe, celui‑ci aura besoin à la fois d’un animateur et d’une personne chargée de prendre des notes.  Distribuez à chaque paire ou à chaque petit groupe de grandes feuilles de papier et de quoi écrire.  Remettez à chaque paire de participants ou à chaque animateur de petit groupe la «Fiche d’instruction sur les stratégies de prévention du VIH et le changement de comportement».

 

3)       Donnez à chaque paire ou à chaque petit groupe un scénario (voir ci‑dessous).  Il existe trois scénarios;  veillez à les distribuer à parts égales.  Demandez aux participants d’étudier ou discuter leur scénario et de trouver les réponses/stratégies qui lui correspondent le mieux.  Dans chaque paire ou petit groupe de participants, la personne chargée de prendre des notes doit écrire les réponses/stratégies proposées.

 

Discussion des scénarios par petits groupes

 

 

Scénario No.1:  Pierre et Sarah

 

C’est la première affectation de Pierre en qualité de membre des forces de maintien de la paix, et c’est également la première fois qu’il vient au Sud-Liban.  Il est à la fois surpris et débordé par la diversité de son nouvel environnement (culturel, religieux), non seulement au sein de la population locale, mais aussi dans le cadre de sa mission.  Il est très stressant pour lui que d’essayer de s’adapter à tant de gens si différents et à un cadre de vie d’une telle nouveauté.  Il s’est lié d’amitié avec Hector, un camarade des forces de maintien de la paix;  tous deux viennent juste de se voir octroyer leurs deux premiers jours et demi de permission.  Les voilà prêts à en profiter!  Ils vont aller à la plage de Tel Aviv et cette perspective les réjouit énormément.

 

Nous les retrouvons attablés, plus tard, dans un dancing, après qu’ils aient passé une superbe journée à la plage.  C’est là que Pierre rencontre Sarah.  Ils dansent et discutent et Pierre comprend, rien qu’à la façon dont Sarah lui sourit et le tient serré contre elle, qu’il l’intéresse sexuellement.  Sarah invite Pierre chez elle.  Pierre est préoccupé par le VIH et les autres MST et il souhaite utiliser un préservatif.  Après être arrivés chez Sarah, ils se rapprochent pour un moment de plus grande intimité.

 

Pierre:       Il faut que je te dise tout de suite que pour moi, il est très important d’utiliser un préservatif.  J’en ai quelques‑uns avec moi.

 

Sarah:      Pourquoi veux‑tu mettre un de ces trucs‑là?  Je n’ai jamais rencontré d’homme qui veuille en utiliser un!

 

Pierre:       Eh bien je pense que c’est une bonne idée...

 

Sarah:      Mais Pierre, je me sens tellement mieux sans préservatif.

 

Que devrait faire Pierre?  Que devrait‑il dire à Sarah?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Pierre puisse effectivement obtenir de Sarah qu’ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

Scénario No. 2:  Carmen et Jean

 

Carmen suspecte son petit ami Jean d'avoir couché avec quelqu'un d'autre pendant qu'elle passait six mois en mission pour les forces de maintien de la paix à Sarajevo.  Elle est sur le point de rentrer chez elle et elle est préoccupée par le VIH et les MST.  Elle veut utiliser des préservatifs dans ses relations sexuelles avec Jean, mais elle ne sait pas comment amener ce sujet dans la conversation (ils n'en ont jamais utilisé auparavant).  Elle s'inquiète surtout à cause de son mauvais caractère et de sa jalousie.

 

Que devrait faire Carmen?  Que devrait‑elle dire à Jean?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Carmen puisse effectivement obtenir de Jean qu'ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

 

Scénario No. 3:  Robert et Hélène

 

Robert en est à sa troisième mission de maintien de la paix et il a été affecté pour plusieurs mois à une unité chargée de patrouiller le long de la frontière en Croatie.  Il dort sous la tente, ne travaille qu'avec deux autres camarades (des hommes) et n'a eu que très peu de contacts avec d'autres gens depuis qu'il est arrivé en Croatie.  Robert obtient une permission qu'il va passer dans une station balnéaire sur l'Adriatique, et il est heureux de pouvoir coucher à l'hôtel dans un vrai lit, avec des draps propres;  il apprécie que quelqu'un d'autre lui fasse de la  bonne cuisine.

 

La première chose qu'il fait en arrivant est de trouver un bar et de commencer à boire.  Il boit une quantité d'alcool relativement importante et commence à se relaxer.  Une belle femme s'approche de lui et lui demande s'il veut danser.  Hélène est serveuse au restaurant voisin de l'hôtel de Robert.  Après qu'ils aient dansé, Hélène suggère qu'ils aillent se promener sur la plage.  Ils trouvent un endroit tranquille pour s'asseoir et se rapprochent pour un moment d'intimité.  Robert est très attiré par Hélène.  Il a également beaucoup trop bu.  Il est préoccupé par le VIH et les MST et souhaite utiliser un préservatif.

 

Robert:     Il faut que je te dise, à présent, que pour moi il est très important d'utiliser des préservatifs.  J'en ai un avec moi.

 

Hélène:     Nous n'avons pas besoin d'un préservatif.  Tu ne me fais pas confiance?

 

Robert:     Je te fais confiance, mais je pense tout de même que ce serait une bonne chose d'en utiliser un.

 

Hélène:     Mais, Robert, je déteste la sensation que l'on a lorsqu'on utilise un préservatif – cela va tout gâcher!

 

Que devrait faire Robert?  Que devrait‑il dire à Hélène?  Essayez de trouver des réponses et des stratégies pour que Robert puisse effectivement obtenir d'Hélène qu'ils aient des relations sexuelles protégées.

 

 

 

 

 

B.        Résumé de l’exercice dans le cadre du groupe élargi

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Le formateur demande à un volontaire de chaque petit groupe ou paire de participants de résumer les stratégies identifiées comme susceptibles de convenir à chaque scénario.  Il propose d'autres réponses (le cas échéant) afin de mettre l'accent sur l'importance de la prévention du VIH/des MST.

 

2)       Discutez avec les participants de leurs préoccupations et répondez à leurs questions.

 

3)       Pour conclure l'exercice, passez de nouveau en revue les directives à suivre pour négocier et obtenir une protection lors des relations sexuelles.

 

Parlez, exprimez‑vous:

 

‑        Dites à votre partenaire "J'écoute attentivement ce que tu me dis".  Faites‑lui comprendre que la communication passe bien.  Utilisez le "Je" (parlez en votre nom, prenez vos responsabilités).

 

‑        Exprimez ce que vous souhaitez de façon positive.  Expliquez quel est votre but ou votre besoin.  Soyez positif.  Utilisez le "Je" (parlez en votre nom).

 

‑        Donnez les raisons pour lesquelles vous souhaitez une protection (utiliser des préservatifs).  Soyez bref.  Citez des raisons qui ont un rapport avec vous‑même.  Ne mentionnez pas la maladie.

 

‑        Sachez quelles sont les solutions de remplacement (pour vous protéger) et jusqu'où vous êtes prêt à aller, personnellement, en termes de réduction de niveau de sécurité (sachez exactement ce que vous pouvez faire sans vous sentir mal à l'aise).

 

Affirmez, mais ne soyez pas agressif(ive):

 

·        veillez à exprimer exactement ce que vous souhaitez

·        utilisez le «Je» (parlez en votre nom)

·        écoutez ce que votre partenaire est en train de vous dire

·        respectez les sentiments et les choix de votre partenaire et tenez‑en compte

·        soyez positif

·        faites en sorte que les raisons que vous citez pour vous protéger dans les relations sexuelles se rapportent à vous‑même et non à votre partenaire

 

Si votre partenaire a une réaction négative (ne veut pas avoir de rapports sexuels protégés):

 

·        trouvez quelque chose de positif dans ce qu’elle (il) dit et transformez son objection négative en une remarque positive.  Par exemple, si votre partenaire vous donne l’impression de vouloir vérifier et contrôler la situation, vous pouvez lui dire que vous trouvez cela très bien et que vous vous félicitez qu’elle (il) vous porte autant d’attention (au lieu de l’accuser de trop vouloir contrôler).

 

·        Ne blâmez jamais une autre personne pour ne pas vouloir adopter de pratiques sexuelles sûres;  rejetez la faute sur l’environnement ou n’importe quoi d’autre, mais jamais sur votre partenaire.

 

Rappelez‑vous que le VIH n’est ni le seul virus ni la seule maladie que vous pouvez contracter en ne vous protégeant pas pendant vos rapports sexuels:  vous pouvez contracter une autre maladie ou avoir une grossesse non désirée.

 

Note à l'intention du formateur:  Le cas échéant, engagez la discussion facultative suivante pour faciliter la conclusion de cet exercice:

 

Le processus de négociation en vue d'obtenir l'accord d'un(e) partenaire pour une protection dans les rapports sexuels est semblable à celui utilisé dans bien d'autres domaines.  L'analogie ci‑après se rapporte aux différentes phases de la diplomatie, de la négociation et du recours à la force auxquelles sont formés les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies.  Dans le domaine qui nous intéresse, il existe également trois phases successives:  la discussion au sujet de la protection lors des relations sexuelles, la négociation et l'action.

 

La diplomatie:  Il vaut mieux parler avec votre partenaire dès le début de la relation, avant d'avoir des relations sexuelles.

 

La négociation:  Essayez de parvenir à un accord sur une protection dans vos rapports sexuels, de manière à ce que ces derniers soient faciles et agréables pour les deux partenaires.  Vous pouvez utiliser différents mots pour exprimer votre préférence pour des relations sexuelles protégées.  Par exemple, expliquez qu'il s'agit d'une question de maintien en bonne santé, que c'est une sécurité pour vous, certes, mais pour votre partenaire aussi.

 

Le recours à la «force»:  Agissez de façon à assurer votre sécurité.  Vous pouvez insister sur l'utilisation d'un préservatif, ou décider de ne pas avoir de rapports sexuels si votre partenaire refuse d'utiliser un préservatif, ou décider de vous livrer à d'autres activités sexuelles que des rapports avec pénétration.

 

Il existe un autre domaine dans lequel quelques connaissances et mesures simples contre la transmission du VIH et d’autres maladies véhiculées par le sang peuvent s’avérer très importantes.  Il s’agit des situations dans lesquelles des accidents ou des blessures subies sur le champ de bataille ont pour conséquence un saignement important, et des situations où les gens ont pour instruction de transporter des cadavres.  Les procédures de comportement standard (TCS) ci-après devraient être connues de tous les personnels militaires – et pratiquées en permanence – lorsqu’il s’agit de soigner des blessés et de manipuler les cadavres, afin de minimiser le risque de transmission de maladies véhiculées par le sang.

 

Ces procédures sont appelées PRÉCAUTIONS UNIVERSELLES :

 

1.       Manipuler tous les objets pointus et piquants (aiguilles, couteaux et autres instruments coupants ou piquants) avec beaucoup de soin afin d’éviter de se blesser.

2.       Se laver les mains avec du savon et de l’eau après toute exposition à du sang, à d’autres fluides corporels ou à des tissus corporels exposés.

3.       Porter des gants et une tenue de protection lorsque l’on est en contact avec du sang et d’autres fluides corporels – cela est particulièrement important lors de la manipulation des cadavres.

4.       Jeter les déchets médicaux (bandages, éponges et compresses contenant du sang ou d’autres fluides, ainsi que les tissus et les fluides corporels eux-mêmes) en respectant toutes les mesures de sécurité nécessaires.

5.       Décontaminer tous les instruments et équipements qui ont été en contact avec du sang et des tissus corporels.

 

 

V.      A présent, vous êtes des leaders (15 minutes)

 

Note à l’intention du formateur:  Cet exercice permet aux participants de conclure un «Contrat personnel de prévention du VIH et des autres MST».  Encouragez‑les à conserver leur contrat de manière à ce qu’ils puissent s’y référer après le cours.

 

A.        Eléments constitutifs des messages efficaces de prévention du VIH

 

Note à l’intention du formateur:  Expliquez aux participants qu’après avoir suivi ce cours de formation en cinq modules, ils peuvent à présent jouer un rôle de leader et décider eux‑mêmes de se protéger, et de protéger autrui, contre l’infection par le VIH.  Ils sont des leaders en ce sens qu’ils ont la possibilité de transmettre des messages de protection à d’autres personnes.  Or ces messages contribuent à sauver des vies.  Si chacune des personnes qui se trouvent dans cette pièce transmet dix messages par semaine, pensez au nombre de gens à qui cela permettra de rester en bonne santé!

 

Directives générales pour des messages efficaces en matière de prévention du VIH:

 

·        Aidez les gens à se sentir bien en agissant de façon sûre.

·        Répétez que «le VIH est une affaire grave, et que s’en préoccuper est une attitude intelligente».

·        Expliquez:  «De nombreuses personnes modifient leur comportement à cause du VIH, et c’est ce que je fais moi‑même».

·        Soyez précis quand vous expliquez la façon dont vous vous protégez – dites:  «Je mets des préservatifs» ou: «Mon (ma) partenaire met toujours un préservatif».

·        Expliquez ce qui vous a été utile dans ce que vous avez appris au sujet du VIH.

·        Souvenez‑vous que de plus en plus de gens se préoccupent du VIH et qu’il est sage de se protéger lors des rapports sexuels.

 

Note à l’intention du formateur:  Résumez comme suit les directives ci‑dessus:

 

Lorsque vous expliquez aux gens qu’ils doivent tout faire pour rester en bonne santé, il faut qu’ils se sentent à l’aise dans les mesures qu’ils adoptent pour se protéger.  Il importe par conséquent de leur dire que:

 

·        Le VIH/SIDA est un problème très grave, et le simple bon sens exige que l’on s’en préoccupe.

·        Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se parlent les uns aux autres à ce sujet, qui suivent des cours sur la prévention du VIH, qui lisent des informations sur le VIH/SIDA et qui prennent des dispositions pour modifier leur comportement sexuel.

·        Soyez précis en ce qui concerne la sécurité dans les rapports sexuels.  Le port d’un préservatif, le refus de relations sexuelles avec des partenaires «à risque» (par exemple les toxicomanes qui s’injectent de la drogue, les prostituées et les personnes qui ont des relations sexuelles non protégées avec de nombreux (nombreuses) partenaires) sont des comportements très sages.

·        Vous avez beaucoup appris au sujet du VIH, vous vous en préoccupez et vous avez pris les dispositions qui s’imposent.

 

 

B.        La pratique des messages de prévention du VIH

 

Note à l’intention du formateur:  Ce bref exercice donne aux participants l’occasion de pratiquer ce qu’ils viennent d’apprendre sur la transmission de messages efficaces de prévention contre le VIH.

 

Orientations générales suggérées pour l’exercice

 

1)       Distribuez aux participants le polycopié intitulé «Directives pour des messages efficaces de prévention du VIH»;

 

2)       Fournir un modèle de message efficace.  Par exemple:

 

         Vous avez vraiment fait preuve de bon sens en suivant ce cours.  Le VIH peut avoir de graves conséquences pour votre vie, et il est à la fois logique et intelligent de chercher à savoir ce qu’il faut faire.  De plus en plus de gens commencent à accorder de l’attention au VIH.  Vous avez une longueur d’avance sur les autres.  Le fait de vous dispenser ce cours m’a beaucoup aidé.  J’ai changé ma façon de faire.  J’espère qu’il en ira de même pour vous et pour les autres.  Ce serait formidable.

 

3)       Demandez aux participants de transmettre à leurs camarades présents leur propre message de prévention du VIH.  Ecrivez ces exemples sur le tableau de présentation de grandes feuilles ou le tableau noir à craie.  Faites des suggestions pour que les messages des participants soient encore plus efficaces.  Référez‑vous aux directives ci‑dessus.

 

 

 

 

VI.    Résumé et conclusions (5 minutes)

 

Le formateur doit remercier les participants d’avoir suivi le cours.  Il doit souligner l’importance de leur mission et le fait qu’ils doivent absolument protéger leur santé et celle de leur famille. 

 

Module 5:  Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

 

Stratégies pour la prévention du VIH et la modification des comportements

 

Orientations générales suggérées pour la discussion par petits groupes

 

1)       L’animateur identifie la personne chargée de prendre des notes dans son groupe et s’assure qu’elle écrit sur une grande feuille de papier les réponses et les stratégies proposées en fonction du scénario affecté au groupe.

 

2)       Il distribue le scénario à son groupe et le lui fait lire.

 

3)       Il dirige la discussion avec son groupe qu’il amène à parler du scénario et à trouver des réponses et stratégies qui lui correspondent.

 

4)       Il fait en sorte que le groupe se mette d’accord sur un présentateur, ou sur une présentation collective lorsque le groupe élargi se reconstituera sous la conduite du formateur.

 


Module 5:  Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

 

Directives pour des messages efficaces sur la prévention du VIH

 

Les directives à suivre pour la mise au point de messages efficaces sur la prévention du VIH sont les suivantes:

 

1)       Aidez les gens à se sentir bien en agissant de façon sûre.

 

2)       Répétez que «le VIH est une affaire grave, et que s’en préoccuper est une attitude intelligente».

 

3)       Expliquez:  «De nombreuses personnes modifient leur comportement à cause du VIH, et c’est ce que je fais moi‑même».

 

4)       Soyez précis quand vous expliquez la façon dont vous vous protégez – dites:  «Je mets des préservatifs» ou: «Mon (ma) partenaire met toujours un préservatif».

 

5)       Expliquez ce qui vous a été utile dans ce que vous avez appris au sujet du VIH.

 

6)       Souvenez‑vous que de plus en plus de gens se préoccupent du VIH et qu’il est sage de se protéger lors des rapports sexuels.

 

Lorsque vous expliquez aux gens qu’ils doivent tout faire pour rester en bonne santé, il faut qu’ils se sentent à l’aise dans les mesures qu’ils adoptent pour se protéger.  Il importe par conséquent de leur dire que:

 

·        Le VIH/SIDA est un problème très grave, et le simple bon sens exige que l’on s’en préoccupe.

 

·        Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se parlent les uns aux autres à ce sujet, qui suivent des cours sur la prévention du VIH, qui lisent des informations sur le VIH/SIDA et qui prennent des dispositions pour modifier leur comportement sexuel.

 

·        Soyez précis en ce qui concerne la sécurité dans les rapports sexuels.  Le port d’un préservatif, le refus de relations sexuelles avec des partenaires «à risque» (par exemple les toxicomanes qui s’injectent de la drogue, les prostituées et les personnes qui ont des relations sexuelles non protégées avec de nombreux (nombreuses) partenaires) sont des comportements très sages.

 

·        Vous avez beaucoup appris au sujet du VIH, vous vous en préoccupez et vous avez pris les dispositions qui s’imposent.


 

 

Annexe: Notes à l’usage du formateur

 

 

 

 

Notes à l’usage du formateur

 

I.       Introduction

 

A.        Informations générales

 

Il faut absolument trouver des moyens radicaux de réduire les comportements à risque, qui, chez les personnels militaires, débouchent sur une infection par le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles (MST).  Le changement de comportement en profitant des connaissances et du savoir‑faire acquis, complété par une évaluation du risque encouru individuellement, constitue une méthode particulièrement efficace à cet égard.

 

Le VIH constitue une menace réelle aussi bien pour les militaires que pour les civils.  Les personnels militaires, dans le monde entier, présentent des taux d’infection par les MST plus élevés que les populations civiles.  Le VIH et les autres MST ont un impact sur l’état de préparation des armées et portent atteinte à leur capacité d’exercer d’importantes fonctions auxiliaires telles que les secours en cas de catastrophe naturelle.  Le VIH et les autres MST portent également atteinte à la santé des communautés civiles au sein desquelles s’entraînent et travaillent les militaires.  Ces derniers peuvent avoir un impact négatif sur les populations civiles en propageant le VIH et d’autres MST.  Un cycle d’infection par le VIH et d’autres MST entre les personnels militaires et les civils peut avoir un impact à la fois profond et durable sur la santé d’une communauté toute entière. 

 

Dans le monde entier, les personnels militaires, y compris les membres des forces de maintien de la paix des Nations Unies, sont tout spécialement exposés au risque d’infection par les MST, VIH compris.  Le service militaire et le maintien de la paix incluent souvent des séjours prolongés loin des foyers, d’où de fréquentes situations de stress.  Le besoin de chercher un remède à la solitude, au stress et à l’ennui conduit à des comportements à risque.  La consommation d’alcool et de drogue pour compenser le stress accroît encore la fréquence de ce type de comportement.  De nombreux soldats sont jeunes et s’imaginent qu’«il ne leur arrivera rien».  De plus, l’esprit militaire tend à excuser, voire encourager, la prise de risques et l’agressivité.

 

Les hommes et les femmes engagés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies font un travail énorme et admirable.  Il est impératif qu’ils se familiarisent avec les stratégies les plus simples de prévention du VIH de manière à pouvoir protéger leur propre santé et celle des populations locales dans leur pays d’affectation, et à accomplir efficacement leurs missions.

 

Le cours intitulé Prévention du VIH et modification des comportements chez les personnels militaires internationaux a pour but d’aider les hommes et les femmes engagés dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies à mieux connaître les problèmes liés au VIH et au SIDA et à apprendre comment rester en bonne santé.  Les notes à l’usage du formateur offrent une assistance technique aux formateurs et éducateurs chargés de dispenser ce cours.

 

 

B.        Quelques observations au sujet des notes à l’usage du formateur

 

Les présentes notes ont été rédigées dans le but de servir de guide pour dispenser le cours intitulé «Prévention du VIH et modification des comportements chez les personnels militaires internationaux»;  elles contiennent des informations qui aideront les formateurs à renforcer l’efficacité du cours.  Après avoir attentivement lu ces notes, les formateurs devraient:

 

·        connaître le programme du cours et la façon dont il doit être appliqué;

 

·        connaître les principes de base de l’apprentissage des adultes et de la croissance et du développement d’un groupe;

 

·        comprendre les théories fondamentales indispensables pour encourager et favoriser la modification des comportements liés à la santé;

 

·        s’être familiarisés avec les techniques de base en matière de formation et de présentation;

 

·        connaître les directives à suivre pour utiliser l’équipement audiovisuel.

 

II.     Le cours intitulé «Prévention du VIH et modification des comportements chez les personnels militaires internationaux»

 

A.        Une approche modulaire

 

Ce cours comprend un aperçu général de dix minutes et cinq modules d’une heure chacun:

 

·        Aperçu général du cours

·        Module 1:  Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

·        Module 2:  Prévention du VIH

·        Module 3:  Toxicomanie, VIH et maladies sexuellement transmissibles

·        Module 4:  Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

·        Module 5:  Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

 

B.        Les différentes options possibles pour dispenser le cours

 

Le contenu de chaque module est construit à partir des informations contenues dans le(s) module(s) précédent(s), et les modules successifs sont là pour renforcer les différentes notions déjà présentées.  Il s’agit d’un système d’apprentissage séquentiel, qui part d’informations générales pour aboutir ensuite à des informations plus personnalisées permettant aux participants d’acquérir des compétences et un savoir‑faire.  Il est vivement conseillé de se servir de ces modules dans leur ordre normal.  Le cours peut être dispensé en une seule journée, ou en plusieurs sessions échelonnées.  Idéalement, il ne faut pas que plus d’une semaine s’écoule entre chaque module.  Si tel était le cas, les participants risqueraient d’oublier les informations de base et la continuité du cours serait perdue ou gravement compromise.  Chacun de ces cinq modules est conçu de manière à pouvoir être présenté en une heure.  Il contient cependant suffisamment d’informations pour être développé davantage si l’on dispose d’assez de temps pour ce faire.  Chaque module peut en fait être présenté en une heure et demie, en laissant davantage de temps aux participants pour discuter et faire leurs exercices.  En fait, pour présenter la totalité d’un module en une heure, il faut maintenir un rythme rapide.

 

C.        Nombre de participants par formateur et qualifications du formateur

 

La configuration optimale est de dix à douze participants par formateur.  Ce ratio permettra au formateur d’accorder suffisamment d’attention à chacun des participants et de les aider personnellement pendant le cours.  Lorsque cela est possible, il est recommandé de disposer d’au moins deux formateurs pour dispenser le cours, ce qui permettra aux participants de ne pas être restreints à un seul style de formation.  Idéalement, l’équipe des formateurs devrait comprendre à la fois des hommes et des femmes.  Les formateurs doivent avoir une connaissance approfondie du contenu du cours ainsi qu’une expérience de la présentation d’informations didactiques, de l’animation des discussions de groupe et de la conduite d’exercices interactifs tels que des jeux de rôle et des travaux pratiques.

 

Le formateur peut décider de choisir des animateurs, parmi les participants, pour l’aider dans la conduite de certains des exercices figurant dans les modules.  Les animateurs ne présentent pas d’informations, mais participent à la conduite des discussions par petits groupes et des autres exercices de formation.  La taille idéale pour les discussions par petits groupes est de quatre à huit participants:  ainsi, le groupe est suffisamment petit pour que tous les participants puissent contribuer aux discussions, et suffisamment grand pour qu’ils n’aient pas le sentiment qu’une pression s’exerce sur eux ou qu’ils se font remarquer.

 

D.        Disposition des sièges

 

Dans la salle de cours, les sièges devraient être disposés de manière à encourager l’interaction entre le formateur et les participants.  Le formateur peut également s’asseoir de temps en temps au milieu du groupe lui‑même.  Plus la disposition des sièges est uniforme, plus la discussion sera facile.

 

Quelle que soit la disposition préférée du formateur, ce dernier doit s’assurer que tous les participants le voient bien et que tous les supports visuels (diapositives, transparents, grandes feuilles de papier) sont affichés clairement et facilement lisibles.  En fait, la meilleure façon d’y parvenir consiste à disposer les sièges en demi‑cercle.  Le demi‑cercle étant ouvert sur l’un des côtés, le formateur peut se mouvoir librement entre le devant de la salle et le centre du demi‑cercle.  Les dispositions en U, telles qu’un rectangle ouvert ou un fer à cheval, offrent les mêmes avantages, à une exception près:  pour les participants, il est difficile de voir leurs camarades assis du même côté de la table qu’eux.  Cela s’applique également à une table carrée.  Les tables de forme ronde sont les meilleures pour les exercices par petits groupes.

 

E.        Equipement

 

Des graphiques et des schémas ont été préparés pour le cours.  Les formateurs peuvent utiliser des diapositives ou des transparents pour les présenter.  S’ils ne disposent pas d’un projecteur ou d’un rétroprojecteur, ils peuvent reproduire ces graphiques et schémas sur de grandes feuilles de papier.  Avant chaque session, le formateur doit rassembler tous les équipements audiovisuels nécessaires et s’assurer que les participants les voient bien.  Il doit contrôler que l’équipement fonctionne correctement, savoir s’en servir comme il se doit et être prêt en cas de problème tels qu’une lampe qui grille.  Si le formateur utilise des grandes feuilles de papier, il faut qu’il en ait toujours au moins deux à côté de lui, avec de nombreux feutres pour écrire dessus.  Il peut utiliser un tableau pour les graphiques et schémas préparés à l’avance, et l’autre pour écrire les informations qui se présentent au fur et à mesure du déroulement du cours.

 

 

 

F.        Matériaux et fournitures

 

Photocopiez avant chaque formation tous les polycopiés du cours, y compris les fiches d’instruction pour les exercices, les polycopiés informatifs et les formulaires d’évaluation. Placez les polycopiés dans l’ordre dans une chemise ou dans un classeur à anneaux, et numérotez leurs pages pour en faciliter l’accès.  Cela permet d’éviter d’avoir à toujours tourner et retourner des feuilles de papier pendant le cours lui‑même.

 

Procurez aux participants les fournitures de bureau nécessaires telles que du papier et de quoi écrire.  Au cas où les participants ne se connaîtraient pas bien, envisagez d’utiliser des badges d’identification.  Ceux‑ci seront particulièrement utiles lorsque les participants se répartiront par petits groupes de travail.

 

Le formateur doit s’assurer qu’il dispose de tout ce dont il a besoin pour conduire la séance de formation:  les Notes à l’usage du formateur, des exemplaires supplémentaires des polycopiés et des supports visuels, de nombreux feutres, du scotch ou des punaises pour maintenir en place les grandes feuilles de papier.  Il faut pouvoir arriver au moins une heure avant le début de la formation pour s’assurer que la salle et les équipements sont prêts, s’habituer aux lieux et se détendre quelque peu avant d’accueillir les participants.

 

G.        Liste de contrôle à utiliser avant le cours

 

Avant de commencer le cours, il est important, pour la personne qui le dispense, d’identifier et de souligner les aspects annexes de la formation.  De nombreux formateurs ne se rendent sans doute pas compte de toute la préparation nécessaire à la réussite de leur activité.  La liste suivante de tâches à effectuer par le formateur avant le jour où il dispensera son cours l’aidera à mieux faire passer ses messages aux participants.

 

·        Si le cours doit être dispensé par plusieurs formateurs, identifiez le domaine particulier dont sera chargé chacun d’entre eux.

·        Contactez les organisateurs pour confirmer la date, l’heure et le lieu du cours et pour étudier les formulaires d’inscription des participants.

·        Décidez à l’avance si les besoins de formation doivent ou non être modifiés en fonction des renseignements fournis dans les formulaires d’inscription des participants.

·        Préparez‑vous bien.  Familiarisez‑vous avec tous les aspects de la formation.  Organisez une «séance à blanc» afin de connaître à fond le maniement des diapositives/transparents et de faire en sorte que la présentation soit ensuite la plus fluide possible.  Essayez d’anticiper les questions et les préoccupations des participants.  Cela permettra de réduire votre anxiété lorsque les participants s’exprimeront dans le cadre du véritable cours de formation.

·        Si vous devez voyager pour vous rendre sur le lieu de la formation, arrivez la veille du cours.  Apportez l’ensemble des modules du cours de formation au cas où l’un des co‑formateurs serait absent.  Mettez à profit le temps qu’il vous reste pour vous entretenir avec le(s) co‑formateur(s) et discutez avec lui (eux) de toutes les questions ou changements concernant le cours.

 

H.        Considérations d’ordre culturel

 

Les informations et activités incluses dans le programme du cours sont basées sur la prémisse selon laquelle il est possible de prévenir l’infection par le VIH.  Mais pour que cette prévention soit efficace, il faut que les gens modifient leur comportement.  Or le comportement est souvent profondément enraciné dans la culture.  Les personnes chargées de dispenser ce cours vont avoir l’occasion de travailler avec des gens d’origines culturelles très différentes, et elles aideront plus efficacement les participants à réduire leur risque d’exposition au VIH/MST si elles connaissent la dynamique culturelle qui influence les comportements.  Il faut que les formateurs portent une attention toute particulière aux comportements en matière sexuelle et de consommation de drogue, y compris la consommation d’alcool, qui exposent les individus au risque d’une infection par le VIH/les MST.  Il est également important de comprendre comment les participants choisissent de communiquer sur des questions d’ordre personnel et comment ils se comportent lorsqu’ils ont besoin d’information et d’assistance.

 

Le terme «culture», tel qu’il est utilisé aux fins du présent document, correspond à un ensemble de valeurs partagées, de normes, traditions, coutumes, arts, histoires, folklores et institutions d’un groupe de personnes.  Toutes ces croyances partagées servent d’orientations et de déterminants pour le comportement du groupe.  La culture est complexe et évolutive – elle aide les gens à s’ajuster à la modification de leur environnement, et elle est donc en mutation permanente.  S’il est bien entendu possible d’observer des points communs sur le plan culturel, entre différents groupes de population, il n’en demeure pas moins qu’il existe aussi des différences considérables au sein même de certains groupes, basées sur des facteurs tels que l’âge, le niveau d’éducation, le sexe et l’exposition à d’autres cultures.  Il n’est par conséquent guère utile d’essayer d’identifier les caractéristiques culturelles de groupes extrêmement importants tels que les Asiatiques, les Africains ou les Européens.  Pour les formateurs, la meilleure approche consiste à rester à l’écoute des problèmes culturels susceptibles d’exercer une influence sur le comportement des participants.  L’on ne saurait trop les encourager, en outre, à discuter de ces questions pendant le cours.

 

Les suggestions ci‑après peuvent être utiles au formateur lorsqu’il aborde la question des changements du comportement lié à la santé, surtout lorsque les participants proviennent de cultures différentes de la sienne:

 

Ecouter:

 

·        écoutez attentivement les participants;

·        réagissez à ce qu’ils disent, et non à la façon dont ils le disent;

·        permettez à chacun de s’exprimer pleinement avant de répondre;

·        évitez toute réaction ethnocentrique (colère, indignation, rire) susceptible d’être comprise comme une désapprobation de l’opinion, de la phraséologie, de l’expression faciale et de la gestuelle des participants;

·        gardez confiance en vous, détendez‑vous et restez ouvert à toute information.

 

Evaluer:

 

·        attendez de réagir ou de juger avant d’avoir bien compris le message que le participant est en train de vous transmettre;

·        posez des questions «ouvertes» (c’est‑à‑dire des questions auxquelles l’on ne peut pas répondre par un simple «oui» ou «non»);  les réponses à ces questions vous permettront d’obtenir des renseignements de grande valeur.

 

Consulter:

 

·        soulignez que le participant a le droit d’avoir sa propre opinion et de l’exprimer;

·        expliquez votre point de vue de la situation;

·        essayez de savoir où le participant veut en venir;

·        sachez reconnaître les similitudes et les différences telles que vous les percevez (vous, le formateur) et telles que le participant les perçoit;

·        proposez différentes solutions:  suggérez aux participants ce qu’ils pourraient faire compte tenu de la situation;

·        autorisez les participants à choisir eux‑mêmes ce qu’ils vont faire;

·        soyez toujours disponible pour apporter votre soutien;

·        remerciez le participant pour avoir fait part de son point de vue au groupe.

Il faut garder présent à l’esprit le fait que certaines personnes et cultures sont davantage axées sur l’individualisme, alors que d’autres le sont sur l’appartenance à un groupe (ce qui peut avoir une importante influence sur l’interaction et la participation au cours).  De même, les individus et les cultures diffèrent quant à leur niveau d’aisance ou de facilité dans leur capacité à s’exprimer et à se révéler, surtout en ce qui concerne les questions liées à la sexualité, aux relations personnelles et à la santé.

 

III.   Méthodes utilisées pour la mise au point du cours

 

A.        Sources

 

Ce cours a été mis au point sur la base de plusieurs cours de formation à la prévention du VIH/MST et à partir de plusieurs autres sources, au nombre desquelles figurent:  Le projet Light, du US National Institute of Mental Health;  le projet Respect, des US Centers for Disease Control and Prevention;  le manuel Winning the War, de l’Alliance Civils-Militaires contre le VIH et le SIDA;  le STD/HIV Intervention Programme du US Naval Health Research Center;  HIV Prevention Training, du US Marine Corps;  HIV/AIDS Education Basic Fundamentals, de la Croix‑Rouge américaine;  Simulated Patient Intervention Trains‑the‑Trainer Manual, des US Centers for Disease Control and Prevention, et de l’Université de Georgetown;  Instructor’s Training Techniques, du US Department of Health and Human Services, Health Care Financing Administration;  Protégez‑vous, vous mêmes et ceux qui vous sont chers, contre le VIH et le SIDA:  Dix règles:  Code de comportement personnel pour les casques bleus, et We Are United Nations Peacekeepers, Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

 

B.        La théorie du comportement

 

Ce programme est basé sur deux modèles cognitifs de la théorie du comportement:  le modèle des Etapes du changement et le modèle de la Croyance en matière de santé.  Il est également basé sur la théorie de l’apprentissage social, ou théorie cognitive sociale.

 

La théorie cognitive‑comportementale est basée sur deux notions majeures:

 

·        le comportement est considéré comme une fonction de la connaissance, c’est‑à‑dire que ce que nous savons et ce que nous pensons est à l’origine de la façon dont nous agissons.

 

·        la connaissance est nécessaire, mais pas suffisante pour induire un changement de comportement.  Les perceptions, la motivation, les capacités et les facteurs liés à l’environnement social jouent eux aussi des rôles importants.

 

 

 


Le modèle des Etapes du changement. 

 

Ce modèle se réfère à la mesure dans laquelle un individu est prêt à modifier, ou à essayer de modifier son comportement pour en adopter un plus sain.   Cinq étapes différentes ont été identifiées dans ce modèle.  Pré‑réflexion, décision/détermination, action et suivi (voir tableau 1).  Il est important de noter qu’il s’agit là d’un modèle circulaire, et non linéaire.  Les gens ne passent pas d’une étape à l’autre grâce à «une amélioration progressive»:  ils peuvent entrer et sortir à n’importe quel moment du modèle, et en reparcourir les différentes étapes.

 

 

 

Tableau 1:  Le modèle des Etapes du changement

 

 

Concept

 

 

Définition

 

Application

Pré‑réflexion

N’est pas conscient du problème, n’a pas pensé à changer

Conscience accrue de la nécessité de changer, personnalisation de l’information sur les risques et les avantages

Réflexion

Réflexion sur le changement, lequel doit intervenir dans un avenir proche

Motiver, encourager les gens à établir des plans spéciaux

Décision-détermination

Dresser un plan pour le changement

Aider les gens à élaborer des plans d’action concrets avec des objectifs progressifs

Action

Application de plans d’action spécifiques

Apport d’un soutien avec réactions en retour, travail de résolution des problèmes, appui social, renforcement des capacités

Suivi

Poursuite des actions souhaitables ou répétition de la ou des mesure(s) périodique(s) recommandée(s)

Aider les gens à faire face, leur rappeler certaines choses, trouver des solutions de rechange, le cas échéant éviter un abandon du processus ou une rechute

 

 


Le Modèle de la croyance en matière de santé. 

 

Le modèle de la croyance en matière de santé (MCS) se réfère à la perception, par un individu, de la menace que représente un problème de santé et à l’évaluation, par cet individu, du comportement qui lui est recommandé pour éviter ou gérer ce problème.  Il est le premier modèle à avoir adapté la théorie de la science comportementale aux problèmes de santé, et il reste l’un des cadres conceptuels de comportement en matière de santé les plus couramment reconnus et utilisés.  Le MCS part du principe selon lequel les gens ont peur de la maladie, leurs actes en matière de santé étant motivés en fonction de l’intensité de cette peur (menace perçue) et de ce qu’ils attendent des actes dont ils pensent que cela réduira leur peur, tant que ce potentiel de réaction l’emportera sur les obstacles pratiques et psychologiques à la prise des mesures nécessaires (avantages nets).  Le MCS comprend quatre grands volets, qui représentent la menace perçue et les avantages nets:  la prédisposition perçue, la gravité perçue, les avantages perçus et les obstacles perçus.  Le tableau 2 montre comment ces différents volets se trouvent en interrelation les uns avec les autres et s’appliquent au comportement individuel.

 

 

Tableau 2.  Le modèle de la croyance en matière de santé

 

 

Concept

 

 

Définition

 

Application

Prédisposition perçue

Estimation, par chaque personne, de la probabilité qu’elle a de se retrouver dans tel ou tel état

Définir la ou les populations à risque, ainsi que les niveaux de risque;  personnaliser le risque en fonction des caractéristiques ou du comportement de la personne concernée;  relever le niveau de perception de la prédisposition, si celui‑ci est trop faible

Gravité perçue

Estimation, par chacun, de la gravité d’un état et de ses séquelles éventuelles

Conséquences spécifiques du risque et de l’état de l’intéressé

Avantages perçus

Estimation par chacun de l’efficacité des mesures conseillées pour réduire le risque ou la gravité de son impact

Définition des mesures à prendre:  comment, où, quand;  précisez les effets positifs à en attendre

Obstacles perçus

Estimation par chacun des coûts tangibles et psychologiques de la mesure conseillée

Identifier et réduire les obstacles en rassurant les gens, en les motivant, en les aidant

Motivation

Stratégies pour activer «l’état de préparation»

Fournir des informations pratiques, susciter des prises de conscience, rappeler les informations déjà connues

Efficacité personnelle

Confiance de chacun dans sa propre capacité à prendre les mesures nécessaires

Fourniture d’une formation, suggestions d’orientations pour l’application des mesures décidées

 


La théorie de l’apprentissage social ou théorie cognitive sociale. 

 

Les gens vivent dans des environnements dans lesquels les pensées, les conseils, les exemples, l’aide et le soutien affectif des autres affectent leurs propres sentiments, comportements et états de santé.  Parmi les personnes et groupes de l’entourage figurent les membres de la famille, les collègues de travail, les amis, les professionnels de la santé et les autres entités sociales de même type ou qui exercent une influence sur eux.  Les gens sont certes déterminés par leur environnement social, mais ils le déterminent également.  La théorie de l’apprentissage social (TAS) part du principe selon lequel l’individu et son environnement sont en interaction permanente.  Elle se réfère à la fois aux facteurs psychologiques qui déterminent les comportements en matière de santé et aux stratégies permettant d’encourager et de favoriser les changements de comportements.

 

La TAS est une théorie complexe, qui utilise les modèles cognitifs, comportementaux et affectifs du changement de comportement.  Elle regroupe six grands concepts basés sur l’interaction permanente de facteurs personnels, de l’influence de l’environnement et du comportement.  L’un des principes de la TAS est le fait que les gens n’apprennent pas seulement en fonction de leur propre expérience, mais aussi en observant ce que font les autres et ce qui en résulte.  Le tableau 3 résume les principaux concepts de la TAS.

 

 

Tableau 3.  Théorie de l’apprentissage social ou théorie cognitive sociale

 

 

Concept

 

 

Définition

 

Application

Déterminisme réciproque

Les changements de comportement résultent de l’interaction entre la personne concernée et son environnement; le changement est bidirectionnel

Impliquer l’individu et les personnes de son entourage;  s’efforcer de modifier l’environnement, si cela se justifie

Capacités comportementales

Connaissances et capacités exerçant une influence sur le comportement

Fournir des informations et dispenser une formation sur les mesures à prendre

Attendre

Croyances quant au résultat probable des mesures prises

Incorporer des informations sur les résultats probables des mesures conseillées

Efficacité personnelle

Confiance dans la capacité de prendre des mesures et de poursuivre les efforts engagés

Souligner les points forts;  utiliser la persuasion et les encouragements;  approcher le changement de comportement par petites étapes successives

Apprentissage par l’observation

Croyances basées sur l’observation des personnes qui vous ressemblent et/ou les résultats physiquement visibles qu’elles obtiennent

Mettre l’accent sur l’expérience des autres, sur les changements matériellement décelables;  identifier des modèles pour une meilleure émulation

Renforcement

Réactions au comportement d’un individu susceptibles d’accroître ou de réduire la probabilité de reproduction des mêmes comportements

Trouver des motifs d’incitation, proposer des récompenses, féliciter, encourager, réduire la possibilité d’une réaction négative qui empêcherait tout changement positif

 


IV.    Les principes de l’apprentissage des adultes et de la croissance et du développement des groupes

 

Une partie importante de la réussite d’un cours de formation repose sur une bonne compréhension de la façon dont les gens apprennent et dont les groupes se constituent et se développent.

 

A.                L’apprentissage des adultes

 

Le style de l’enseignement «d’adulte à enfants» est un style très standard connu de la plupart des gens:

 

·        l’enseignant décide de ce que doit apprendre l’élève;

·        l’enseignement est unidirectionnel:  de l’enseignant à l’élève;

·        les leçons que l’élève a tiré de sa propre expérience sont considérées comme inexistantes;

·        l’élève est considéré comme un récipient vide, et l’enseignant comme un récipient plein.

 

Le style d’enseignement «d’adulte à adultes» peut se résumer comme suit:  «J’ai une information à vous faire partager, vous en avez une à me faire partager;  nous apprendrons ensemble».  Avec ce style d’enseignement:

 

·        l’enseignant et l’élève négocient ce qui doit être appris;

·        l’enseignement est basé sur un échange entre l’enseignant et l’élève, et entre les élèves eux‑mêmes;

·        il existe un passé éducatif présupposé qui exerce une influence sur l’apprentissage du sujet concerné;

·        les expériences des élèves sont prises en compte.

 

L’apprentissage est soit passif soit actif.  Avec l’apprentissage passif, le participant ne joue aucun rôle actif dans le processus d’apprentissage.  Il reçoit des informations en lisant, en observant ou en écoutant le formateur, ou dans le cadre d’une interaction entre le formateur et un autre participant.  L’apprentissage passif est utile car il débouche sur la réflexion, l’évaluation et l’analyse.  Malheureusement, il est souvent lié à la mémorisation et repose parfois sur un simple rappel des faits.  Il est très important d’établir une relation entre l’apprentissage passif et l’apprentissage actif.

 

Avec l’apprentissage actif, les nouvelles informations sont analysées, discutées, débattues, traitées, liées aux activités pertinentes ou incorporées dans des processus de prise de décision.  Les participants sont confrontés à un problème ou à une activité qui implique de débattre ou de résoudre des difficultés.  Il est possible d’utiliser de petits groupes pour négocier une solution ou déterminer dans quelle mesure l’action examinée est pertinente eu égard à la situation du moment.

 

Il est fréquent qu’il vaille mieux combiner les styles d’enseignement passif et actif.  Il importe de garder présent à l’esprit le fait que les formateurs ne disposent pas de beaucoup de temps pour transmettre les informations et les outils pratiques qui permettront d’améliorer les capacités des participants.  Il faut aussi se rappeler que l’objectif recherché est que les participants comprennent le plus d’informations possible et soient en mesure de les utiliser, efficacement, dans la vie pratique après avoir suivi le cours.

 


Une formation efficace:

 

·        implique le participant dans le processus d’apprentissage;

·        fixe des buts et des objectifs à l’apprentissage;

·        explique l’importance du sujet aux participants;  sinon ceux‑ci auront le sentiment que la formation n’a rien à leur offrir personnellement;

·        structure les activités de façon telle que les élèves puissent trouver des solutions aux problèmes qui ont été identifiés;  ils pourront ainsi mettre en pratique leurs nouvelles capacités avant même d’avoir achevé leur formation;

·        amène les participants à un niveau de réflexion élevé (analyse, critique, évaluation);

·        utilise différentes modalités d’enseignement/de formation telles que les discussions par petits groupes, les exposés, les activités expérimentales;  ce système est plus efficace que les autres car tout le monde n’apprend pas de la même façon.  En utilisant de multiples méthodes d’enseignement, les formateurs ont davantage de chances de toucher un plus grand nombre de gens;

·        privilégie la souplesse d’enseignement et correspond aux besoins des participants, dans le domaine considéré bien entendu;

·        fournit des renseignements et des données qui chevauchent des informations déjà familières ou connues, ce qui explique qu’il est important, pour les formateurs, de bien connaître leur public;

·        répète et renforce les informations tout au long du cours;  les gens apprennent davantage lorsqu’ils entendent la même information à plusieurs reprises.  Cela permet également de la faire passer sous différentes formes.

 

Souvenez‑vous que pour de nombreuses raisons, les participants font souvent intervenir dans le cours leur propre expérience de l’apprentissage.  Ils peuvent: 

 

·        avoir l’impression qu’ils sont au moins aussi compétents que le formateur dans le domaine considéré;

·        être froissés par ce que disent les «représentants de l’autorité» (c’est‑à‑dire les formateurs);

·        redouter d’être considérés comme inférieurs ou être gênés pendant la formation;  l’anxiété interfère alors avec l’apprentissage;

·        extrapoler à partir d’une mauvaise expérience d’apprentissage antérieure et penser qu’il en va de même pour tous les types de formation;

·        avoir d’autres problèmes à l’esprit et être incapables de se concentrer;

·        avoir été obligés de suivre cette formation et s’en trouver irrités;

·        être intéressés par le cours mais ne disposer que de peu de temps ou être principalement intéressés par autre chose;

·        se «focaliser» sur un trait irritant ou ennuyeux du formateur.

 

Bien que tout formateur s’efforce de répondre au plus grand nombre de besoins possible des participants, il serait irréaliste de penser qu’il puisse satisfaire tout le monde.  Le formateur a la capacité d’évaluer les besoins et les problèmes des participants, mais certaines questions sortent du champ de ses responsabilités.  En outre, il importe de traiter un certain nombre de questions en fonction de la valeur et de la pertinence de la formation pour l’ensemble des participants.  Les formateurs doivent s’efforcer:

 

·        de créer un besoin.  Il faut que les participants aient envie de savoir pourquoi il leur faut obtenir telle ou telle information, comment ils en tireront profit et comment ils pourront l’appliquer dans leur vie pratique;

·        de développer, chez les participants, le sens de la responsabilité personnelle.  En déterminant les besoins des participants et en essayant de savoir ce qu’ils attendent du cours, il est possible de faire en sorte qu’ils développent leur propre sens de la responsabilité et améliorent la qualité de leur apprentissage;

·        de susciter et maintenir l’intérêt.  Il faut encourager les questions;  changer régulièrement de style et de technique d’enseignement;  rappeler le plus souvent possible aux participants comment les informations transmises leur seront utiles dans leur vie personnelle;

·        de structurer les expériences des participants pour l’application du cours dans la vie.   Il faut lier le contenu du cours aux expériences ou aux problèmes auxquels les participants seront confrontés dans leur vie quotidienne, y compris dans leur environnement de travail.

·        de reconnaître les progrès accomplis, d’encourager et d’approuver.  Il faut accueillir positivement l’apport des participants eux‑mêmes, et remercier ces derniers pour leurs interventions;

·        de favoriser une saine concurrence.  Il est utile d’encourager la concurrence entre les participants en incitant ceux‑ci à intervenir activement dans le cours;

·        de montrer qu’ils sont eux‑mêmes très intéressés.  Il faut que les formateurs croient en ce qu’ils enseignent et montrent qu’ils sont eux‑mêmes extrêmement intéressés par les résultats qui découleront d’une bonne utilisation des informations fournies.  Les exposés monotones et ennuyeux sont totalement inefficaces.

·        de fixer des objectifs à long terme.   Aider les participants à se fixer des objectifs à long terme en ce qui concerne l’utilisation des informations fournies dans le cadre du cours;

·        de prendre en compte l’importance de la motivation personnelle.  Il faut aider les participants à déterminer les motifs pour lesquels ils souhaitent obtenir les capacités et les informations que leur offre le cours;

·        de renforcer les relations interpersonnelles.  Le formateur doit s’impliquer au maximum.  Il doit être disponible avant le cours et ne jamais quitter la salle avant les participants.  Il doit être disponible également pendant les pauses et au moment des repas.  Cela permet une plus grande familiarité et davantage d’aisance dans la discussion des questions abordées pendant le cours.

 

Le tableau suivant indique les taux de mémorisation de l’information en fonction de la méthode de formation ou d’apprentissage.  Les exposés et la lecture sont les techniques les moins efficaces, alors qu’il s’agit des méthodes d’enseignement les plus faciles.  Les techniques les plus efficaces pour apprendre sont l’obligation d’enseigner à d’autres personnes, d’utiliser et d’appliquer les informations et les matériaux de façon immédiate et pratique et de faire dans la vie quotidienne ce que l’on a appris pendant le cours. 

 

 

Efficacité dans l’apprentissage

 

 

Méthode d’apprentissage

 

 

Taux de mémorisation moyen

Exposé

5%

Lecture

10%

Supports audiovisuels

20%

Démonstrations

30%

Discussions de groupe

50%

Pratique dans la vie quotidienne

75%

Enseignement aux autres/utilisation immédiate de ce que l’on a appris

90%

 

 

 

 

 

 

B.        Croissance et développement d’un groupe

 

Lorsqu’un formateur dispense un cours, il lui est utile de comprendre les différentes étapes de la croissance et du développement de l’expérience de groupe.  Pour chaque groupe constitué, il existe trois types de besoins à satisfaire:

 

·        les besoins individuels.  Ce sont des besoins personnels, des besoins du «Je», qui nécessitent que l’on intègre chaque individu au groupe en dépit des préoccupations et des problèmes qui lui sont propres.

·        les besoins de groupe.  Les besoins de groupe, ou besoins de type «Nous», impliquent le développement, au fur et à mesure de leur apparition, d’un système de détermination des rôles à jouer par les participants, de règles de base, de procédures et de structures de groupe.

·        les tâches du groupe.  Ce sont des tâches axées sur les objectifs décidés pour et par le groupe.

 

En général, les groupes progressent en trois étapes de croissance différentes.  La durée de chaque étape dépend de plusieurs variables, dont l’une, importante, est «l’âge» du groupe.  Ces trois étapes sont les suivantes:

 

L’«enfance».  Au début, les participants sont réticents lorsqu’il s’agit de jouer des rôles d’animateur et délèguent habituellement cette responsabilité au(x) formateur(s).  Il peut également arriver qu’ils ne se sentent pas en sécurité eu égard à leur situation dans le groupe.  La principale chose à faire pendant cette étape consiste à déterminer la situation personnelle de chacun des participants au sein du groupe et à mettre au point ce que chacun aura à faire.  Comme l’indique le terme «enfance», les participants ont à ce stade un comportement immature.  Il est courant qu’ils conversent entre eux et se fassent part mutuellement de leurs frustrations personnelles.  Ils ne s’engagent que très peu dans les tâches qui leur ont été assignées.

 

«L’adolescence».  A cette étape, les membres du groupe ont évacué leur sentiment d’insécurité personnelle et commencent à se comporter comme des éléments constitutifs d’une petite collectivité.  Ils commencent à jouer des rôles utiles au sein du groupe et contribuent au partage des informations ainsi qu’à l’inclusion et à la participation de leurs camarades.  Mais il s’agit encore plutôt d’un engagement envers le groupe et non envers les tâches assignées.  L’aide et l’implication des camarades sont très importantes.  Les participants peuvent se liguer pour contester ce que dit le formateur.

 

«La maturité».  A cette étape, les membres du groupe ont pris (dans une certaine mesure) la responsabilité de l’identification et de la résolution des problèmes;  ils se sont attelés aux tâches fixées.  Il s’établit alors un judicieux équilibre entre les besoins personnels, les besoins de groupe et les tâches assignées.  C’est lorsque le groupe atteint le stade de la maturité que les participants sont le mieux à même de travailler efficacement et utilement.  Le formateur devrait les encourager à assumer à ce stade le plus de responsabilités possible.

 

Le schéma suivant illustre les différentes étapes de la croissance du groupe et de l’évolution des trois types de besoins.

 

Etapes de la croissance du groupe

 

Enfance

 

 

Adolescence

 

Maturité

Je

Nous

Il

Je

Nous

Il

Je

Nous

Il

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Je=besoins personnels          Nous=besoins du groupe           Il=tâches du groupe

La progression d’une étape à l’autre n’est pas linéaire.  Il est fréquent que les groupes aillent et viennent entre les différentes étapes.  Lorsqu’ils ont accompli leur(s) tâche(s), ils se dissocient souvent ou régressent à l’étape de l’immaturité.  Ce modèle est utile pour comprendre la dynamique du comportement de groupe.

 

V.      Pour une formation efficace

 

Aussi bien préparé, savant ou qualifié que soit le formateur, il y aura toujours des cours à problèmes.  A la fin de chaque cours, le formateur doit procéder à une auto‑évaluation.  Lorsqu’il y a plusieurs formateurs, ceux‑ci doivent convenir, avant chaque cours, qu’ils se critiqueront mutuellement de façon honnête et constructive à la fin de la formation.  Il faut bien prendre conscience que la qualité des cours ne peut s’améliorer que si les formateurs prennent le temps d’évaluer leurs résultats.  On trouvera ci‑après un certain nombre de directives générales pour la conduite d’un cours de formation efficace, y compris une liste type, non exhaustive, de questions à poser pour l’évaluation.

 

A.        Connaître son sujet et son public

 

Il est vital, pour le formateur, d’obtenir autant d’informations que possible sur les participants.  Il faut avoir des renseignements généraux à leur sujet (âge, sexe, type d’emploi, niveau d’éducation, formation) et des informations sur leur emploi actuel.  Il vaut mieux obtenir ces informations le plus tôt possible avant le cours.  Cela permet au formateur de préparer son matériel et ses documents pédagogiques de manière à satisfaire au mieux les besoins des participants.  Connaître son public, être au courant de ce qu’il sait déjà et se faire une idée de ses besoins sont des atouts maîtres pour une meilleure préparation du formateur.

 

L’essence même de tout cours de formation est son contenu:  les qualifications, attitudes, valeurs et informations qu’il a pour but de transmettre aux participants.  Si le formateur ne connaît pas à fond le sujet qu’il enseigne, son cours ne sera pas efficace.  Ce n’est pas en s’appuyant sur les techniques de formation les plus récentes et les plus sophistiquées qu’il pourra répondre à des questions inattendues des participants.  En matière de formation, la règle première consiste à très bien connaître son sujet.  Pour le formateur, il existe différentes façons de se familiariser avec les domaines sur lesquels portera son cours:

 

·        lire des ouvrages, des articles de journaux récents et des rapports;

·        consigner par écrit l’expérience acquise au cours de sa propre carrière, qui sera susceptible de venir enrichir les informations transmises pendant le cours;

·        s’entretenir avec des camarades des participants ou mieux encore, avec les participants eux‑mêmes avant le cours de manière à déterminer quelles sont les questions qu’ils se posent et quelles sont leurs préoccupations, intérêts ou problèmes dans la mesure où ceux‑ci sont liés au sujet traité dans le cours;

·        s’entretenir avec des experts du domaine concerné pour en apprendre davantage sur le sujet du cours.  Inviter des experts locaux à assister au cours et à s’adresser aux participants.

 

B.        Style personnel et aptitudes pédagogiques

 

Chaque formateur a son propre style personnel de formation.  Il est important qu’il s’y tienne et qu’il ne cherche pas à imiter un autre style.  Son style se développe généralement au fil du temps, au fur et à mesure qu’il se familiarise avec les matériaux pédagogiques et leur présentation.  Pour préparer son exposé, il est important qu’il garde présent à l’esprit les quelques points ci‑après:

 

·        trouver un juste équilibre entre les déplacements dans la salle et la tenue debout face au public;

·        s’adresser aux participants et non aux diapositives ou au mur.  Le regard direct, en particulier, est important.

·        faire fluctuer sa voix.  Un style monotone aura pour résultat un manque d’intérêt chez les participants.

·        projeter sa voix aussi loin que possible.

·        énoncer les choses clairement et articuler chaque mot correctement.

·        se vêtir de façon «professionnelle», sans pourtant tomber dans l’erreur d’être trop formel.

·        toujours se rappeler que l’on a quelque chose à offrir et que les participants ont quelque chose à obtenir.  Avoir confiance en soi.

 

Soigner son apparence extérieure.  Avant même que le formateur ne prononce un seul mot, les participants ont déjà commencé à s’en faire une idée (consciemment et inconsciemment).  La façon dont il est vêtu et son apparence extérieure générale en disent déjà beaucoup sur lui.  Si le formateur n’est pas obligé de porter son uniforme (ou s’il s’agit d’un civil), il peut s’habiller dans le style professionnel ou commercial courant.  Il doit choisir sa tenue avec ingéniosité, et faire en sorte qu’elle ne détourne pas l’attention des participants et les empêche de se concentrer sur ce qui est dit.  De tels détails peuvent paraître sans importance, mais ils sont le reflet de l’autorité du formateur et peuvent contribuer à la réussite du cours.

 

Les aptitudes pédagogiques.  Aussi bien préparé et bien conçu que soit le cours de formation, il peut échouer ou tout simplement «ne pas fonctionner».  Or cela est parfois imputable au contenu du cours ou aux capacités du formateur lui‑même.  On trouvera ci‑après une liste de suggestions ayant pour but d’aider les formateurs à dispenser leur cours.

 

·        Bien connaître les informations et les matériaux pédagogiques qui constituent la base du cours.  Il s’agit là d’un point extrêmement important.  Les participants se rendront compte que le formateur ne connaît pas son sujet.  Il ne suffit pas d’être familier avec le domaine concerné et le contenu du cours.  Il faut aussi que le formateur, sans avoir forcément réponse à tout, bien entendu, sache comment réagir à la majorité des questions qui lui seront posées, faute de quoi son crédit, en tant que spécialiste, risque d’être réduit à la portion congrue.

·        Répéter le cours.  Même si le formateur connaît les informations qui figurent dans le cours, il doit répéter ou réviser son exposé faute de quoi tout son savoir sera gaspillé dans une présentation maladroite.  Bien qu’il n’y ait jamais deux cours de formation exactement pareils, il est important de réviser et de vérifier que l’on respecte le timing.  Le formateur possède un message et des informations dont les participants ont besoin.  Il faut donc qu’il les présente de la meilleure façon possible.

 

En connaissant bien son sujet et en révisant et répétant son cours, l’on peut éviter, en tout cas, la pire des erreurs à commettre, à savoir lire un texte devant son public.  Les participants ne veulent pas qu’on leur lise un document.  Ils savent le lire tous seuls.  En se préparant le mieux possible, les formateurs éviteront cette erreur courante.

 

C.        Communication verbale et autres formes de communication

 

Une grande partie du succès d’une formation est directement imputable à la façon dont le formateur se présente lui‑même.  Est‑ce qu’il articule bien lorsqu’il parle ou est‑ce qu’il marmonne?  Parle‑t‑il assez fort?  Se déplace‑t‑il dans la pièce, a‑t‑il des mouvement du corps qui détournent l’attention des participants de ce qu’il dit?  Même lorsqu’un formateur a énormément de connaissances et d’expérience, la réussite de son cours dépendra de sa capacité à communiquer efficacement ses connaissances et cette expérience aux participants.

 

La communication autre que verbale.  Lorsqu’ils dispensent leurs cours, les formateurs souhaitent en quelque sorte «vendre» à leur public l’intérêt et la pertinence de leurs informations.  En prêtant attention à la communication autre que verbale, ils peuvent apparaître plus dynamiques, vivants et intéressants, et renforcer ainsi l’attention que les participants portent au sujet.  La communication autre que verbale comprend:

 

·        l’apparence extérieure.  Nous avons examiné cette question dans le chapitre précédent.  En fait, il s’agit simplement de faire preuve de bon sens.  Le formateur souhaite que les participants prêtent attention à ce qu’il dit, pas à ce qu’il porte.

 

·        le regard.  Il est important de regarder les participants dans les yeux pour déterminer leurs réactions.  Cela implique beaucoup de préparation et de confiance en soi.  Mais si on ne le fait pas, les participants passeront la journée à regarder le sommet de la tête du formateur comme s’ils lisaient un manuscrit.  Pendant le cours, le formateur peut se poser une ou plusieurs des questions suivantes:  quel type de réaction est‑ce que je suis en train d’obtenir?  Est‑ce que tout le monde a l’air intéressé?  Fatigué?  Embrouillé?  En faisant porter son regard sur un maximum de participants, il est possible d’accroître leur intérêt.  Mais il faut éviter de ne regarder qu’un petit nombre de participants car cela risque de les mettre mal à l’aise s’ils se sentent ainsi distingués de la masse.  Les participants risquent d’interpréter l’absence de «contacts visuels» comme indicatrice d’un manque de connaissance et/ou de confiance.

 

·        L’expression faciale.  Un sourire ou un froncement de sourcils en disent davantage en une seconde qu’une allocution de dix minutes.  Les expressions faciales reflètent aussi bien la compréhension que la confusion.  Il faut que le formateur prennent conscience de ses propres expressions faciales et surveille celles des participants.  Les mouvements du visage lui permettent de savoir si les participants comprennent les informations qu’il leur présente.  De même, les participants risquent d’interpréter une certaine nervosité du formateur comme un manque de connaissances.  Les expressions faciales ont le pouvoir de renforcer la crédibilité du formateur ou au contraire de lui porter atteinte.

 

·        La gestuelle et les mouvements.  On peut utiliser les gestes pour exprimer ou souligner des idées ou des émotions.  Ce sont là de puissants instruments qui portent en eux‑mêmes leur propre signification et qui permettent de donner davantage d’animation au contenu d’un exposé;  il faut toutefois éviter d’être excessif.  Le formateur doit maximiser l’utilisation des gestes qui l’aident à souligner le contenu ou le but de la discussion.  Souvent, il peut lui être utile de pratiquer différentes formes de cette technique non verbale à titre d’exercice avant le cours.  Même si certains formateurs peuvent se sentir ridicule ou ne pas vouloir avoir l’air de jouer un rôle, il leur est conseillé de déterminer quels sont les gestes appropriés et ceux qui ne le sont pas.  Il arrive souvent que le formateur ne se rende même pas compte que certains de ses gestes sont inadaptés.  Par exemple le fait de pointer un doigt vers le public.  Habituellement, ce n’est pas une bonne idée parce que beaucoup de gens considèrent qu’il s’agit là d’une preuve de paternalisme ou de condescendance.  S’exercer face à d’autres personnes en leur demandant de faire des observations et des suggestions aide le formateur à être plus à l’aise dans l’utilisation de ses documents et matériaux pédagogiques et dans sa propre gestuelle.

 

         Le mouvement se définit comme le fait de changer de place.  Certains formateurs se sentent plus à l’aise en restant assis ou debout face à la salle, alors que d’autres aiment se déplacer et se rapprocher des participants.  Il convient cependant de se rappeler que certaines personnes risquent de se sentir gênées si le formateur se rapproche trop d’elles.  Le fait d’aller et venir devant les participants distrait souvent l’attention de ces derniers, alors que le formateur ne se rend parfois même pas compte de ses propres mouvements.  Un autre problème, souvent sous‑estimé, surgit lorsque le formateur tourne le dos à son public.  En pareil cas, les participants ne sont plus en mesure d’entendre, de voir et par conséquent de comprendre le formateur.

 

·        Savoir utiliser le silence.  Le silence est une puissante technique de communication.  Il est très courant qu’un groupe de personnes se calme lorsque quelqu’un se tient debout face à lui et attend sans dire un mot.  Les participants sont alors dans l’expectative.  En faisant une pause entre une question et la réponse, le formateur peut également permettre aux participants de disposer de suffisamment de temps pour intérioriser la question et la réponse.  Il n’en convient pas moins de souligner que des périodes de silence prolongées risquent de mettre le public mal à l’aise.

 

La communication verbale.  S’agissant de la voix de chacun d’entre nous, un certain nombre d’éléments échappent à notre contrôle (par exemple l’accent, la qualité nasale).  Le formateur peut cependant moduler le ton, le débit et le volume de sa voix:

 

·        Le ton.  Il s’agit des inflexions de la voix de quelqu’un.  La bienveillance, l’intérêt et l’enthousiasme sont exprimés avec bien davantage d’efficacité par le ton employé que par les mots eux‑mêmes.

 

·        Le débit.  Il est souvent avantageux de veiller avec attention au rythme auquel l’on parle.  Lorsque le sujet est compliqué, le formateur doit ralentir et laisser suffisamment de temps aux participants pour assimiler les informations qu’il leur transmet.

 

·        Le volume.  Si le formateur parle si bas que les participants sont obligés de déployer des efforts pour entendre ce qu’il dit, ses propos perdront rapidement de leur intérêt et les participants leur accorderont de moins en moins d’attention.  A l’inverse, si le formateur parle trop fort, les participants risquent d’être quelque peu perturbés.

 

D.        La participation du public

 

La plupart des gens considèrent que suivre un exposé pendant une période relativement longue n’est pas leur moyen favori d’apprendre.  Pour apprendre efficacement et activement, il faut participer.  Le formateur se rendra vite compte qu’il comprendra beaucoup mieux la façon dont les participants ressentent son exposé si ceux‑ci prennent part au processus d’apprentissage.  Voici quelques petites astuces pour encourager la participation du public:

 

·        Des questions «ouvertes».  Les questions «fermées» dissuadent les gens de poursuivre toute discussion.  Par exemple, si l’on demande «Est‑ce que vous comprenez?», cela appelle une simple réponse:  «oui».  Les questions ouvertes favorisent le dialogue.  Par exemple:  «Pourquoi ce type de question est‑il plus attrayant?».  Cela permet de créer un environnement interactif.  La règle simple pour déterminer si une question est ouverte ou non est qu’elle est ouverte lorsque l’on ne peut pas y répondre en un seul mot («oui» ou «non»).  Les questions ouvertes n’impliquent ni qu’il existe un «droit» de répondre, ni qu’une réponse est souhaitée.

 

·        L’enthousiasme.  Si le formateur réussit à faire passer le message selon lequel les informations qu’il présente sont à la fois intéressantes et importantes, les participants se sentiront bien davantage concernés.

 

·        La répartition des participants par petits groupes.  En organisant des exercices ou des discussions par petits groupes, l’on permet aux participants d’apprendre et d’acquérir des capacités beaucoup plus facilement et beaucoup plus directement.  Cela prend davantage de temps qu’un simple exposé ou une présentation de diapositives, mais c’est une excellente façon d’encourager la participation du public.

 

·        Répondre aux questions.  Tout public intéressé a des questions à poser au formateur.  Il est parfois difficile de déterminer où le participant veut en venir en posant sa question.  Il faut alors que le formateur lui demande de préciser sa pensée ou qu’il reformule entièrement la question.  Lorsque l’on répond aux questions des participants, il faut:

 

‑        Répéter la question pour s’assurer qu’elle a bien été entendue et que les participants comprennent ce qui leur est demandé.

 

‑        Faire en sorte que les réponses soient courtes et éviter de dépasser le temps prévu pour le cours.  Une digression risque d’être contreproductive, et il importe de ne pas sortir du sujet.  En fait, il s’agit de trouver un juste équilibre entre une réponse directe et brève mais susceptible, dans le même temps, de véhiculer l’ensemble des informations demandées.  La seule façon de maîtriser cet art consiste à bien connaître son sujet et à s’exercer sur la base de questions‑tests.

 

‑        Ne pas se placer sur la défensive si l’on ne connaît pas la réponse ou si l’on se sent agressé par la personne qui a posé la question.  Il suffit simplement de dire que l’on ne connaît pas la réponse et de proposer de rechercher l’information pour le participant après le cours.  Si la personne qui pose la question est hostile, il est possible d’atténuer cette hostilité en reformulant la question dans des termes moins agressifs.  Il ne faut surtout pas prendre cette hostilité pour une attaque personnelle.  Cela détournerait le formateur de son but et risquerait d’avoir un impact négatif sur le reste du programme.  En suivant ces recommandations, le formateur pourra garder le contrôle du groupe.

 

·        L’humour.  Utilisé à bon escient, l’humour est un instrument qui permet de consolider la formation.  Mais pour être efficace, il faut qu’il ait un lien direct avec le cours.  Utilisé comme il se doit, il permet d’attirer l’attention sur une idée ou une notion, d’une façon telle que cela crée un lien entre le formateur et les participants.  L’humour permet de maintenir l’attention des participants, de faciliter la mémorisation des informations et de rendre plus aisée l’interaction avec le formateur.  Pour utiliser l’humour à bon escient, il faut se souvenir des quelques points ci‑après:

 

‑        Faire appel au bon sens.  Si le sens de l’humour du formateur ne correspond pas à la situation, il ne faut pas qu’il l’utilise.  Le formateur doit connaître les goûts et croyances personnels des participants, et ne jamais offenser quiconque.  Si les participants ne réagissent pas ou réagissent négativement à l’humour, il faut poursuivre l’exposé et ne pas insister «jusqu’à ce que cela marche».

 

‑        L’humour doit s’appuyer sur des choses sérieuses.  Il ne faut pas traiter les points importants sous une forme humoristique uniquement:  les participants risquent de ne pas toujours pouvoir distinguer l’essentiel.  Après quelques remarques humoristiques, il faut poursuivre sur un ton plus grave afin de s’assurer que les participants comprennent l’importance du message.

 

‑        Toujours être bref.  Il convient d’éviter de raconter de longues histoires.  La brièveté est plus importante que le genre comique.

 

E.         La localisation et la neutralisation des participants importuns

 

Idéalement, tous les participants devraient venir au cours de formation en étant motivés, et s’investir ensuite dans le processus d’apprentissage.  Malheureusement, c’est rarement le cas.  Dans tout cours de formation, il y a quelques participants «difficiles».  Ces personnes risquent de jeter le trouble aussi bien chez le formateur que parmi le public.  A moins que le formateur ne prenne le contrôle de la situation, le processus d’apprentissage risque d’être compromis.  La meilleure façon de se préparer à affronter des participants difficiles consiste à être conscient de ce danger potentiel et à se familiariser avec les profils typiques de ce genre de personnes pour pouvoir identifier précocement les problèmes et les «diluer».  Les scénarios suivants permettront de comprendre l’attitude à adopter face à différents types de participants «difficiles»:

 

·        «Celui qui sait tout».  Cette personne est un «expert» dans tous les domaines et veut que tout le monde le sache.  Ne jamais débattre avec ce type de participant:  le formateur ne «gagnera» en aucun cas.  Il faut au contraire reconnaître les connaissances de l’intéressé et lui demander si vous pourrez faire appel à lui, au fur et à mesure de l’avancement du cours, pour obtenir son appui sur différentes questions.

 

·        «Celui qui dit toujours non».  Cette personne refuse d’essayer de comprendre de quelle façon ce que le formateur a à lui offrir peut lui être utile.  Il s’agit pour elle de prouver que le formateur a tort.  Comme pour «celui qui sait tout», si le formateur se lance dans une discussion avec ce participant, tous les autres risquent d’avoir le sentiment d’être plus ou  moins ignorés.  De surcroît, avec ce type de personne, le formateur risque fort de se placer sur la défensive.  Lorsque l’on identifie quelqu’un qui dit toujours non, il est possible de le neutraliser par une remarque du type «Je vois que vous avez quelques problèmes avec ce que je suis en train de dire.  J’apprécie vos propos, mais il y a ici des gens qui souhaitent comprendre comment va fonctionner, dans la pratique, ce que je suis en train de dire».  Si l’intéressé s’entête, le formateur peut lui parler pendant la pause et essayer de répondre à ses préoccupations.

 

·        Le «monopolisateur».  Un monopolisateur passe beaucoup de temps à répéter ce que le formateur dit ou à le contredire.  Il peut aussi tout simplement avoir beaucoup de questions à poser ou de choses à dire.  Ces participants deviennent très rapidement ennuyeux pour les autres.  Une façon habile de «s’en défaire» consiste à éviter de les regarder dans les yeux ou, lorsque cela est possible, à se diriger vers une autre partie de la salle tout en parlant.  Le formateur peut également dire qu’il apprécie l’intérêt que la personne porte au cours et ses excellentes questions, mais qu’il souhaite permettre aux autres de s’exprimer.  Il peut suggérer à l’intéressé(e) qu’il (elle) parle après lui.

 

·        «Le bavard».  Ce participant semble avoir oublié que le formateur est en train de dispenser un cours.  Il continue de converser avec les autres participants pendant que le formateur parle, en ignorant superbement que son comportement est mal élevé et qu’il perturbe le cours.  Bien qu’il ne soit pas aisé de réagir à cette attitude, le formateur doit toujours se rappeler que le bavard a une influence néfaste sur les autres participants.  Pour redresser la situation, il lui suffit de dire à cette personne que sa conversation sème le trouble dans la classe.  Une approche plus subtile consiste à poursuivre le cours tout en marchant vers le participant et à se tenir ensuite debout devant lui.  Rares sont les participants qui en pareil cas continueront de tenir des apartés.  S’ils le font, il faut leur expliquer clairement le problème.

 

·        «L’élève réticent à apprendre».  Cette personne lit un magazine ou un journal pendant le cours.  Bien qu’apparemment moins perturbante que les autres types de participants susmentionnés, elle transmet un message négatif au reste de la classe, du type «Je suis obligé(e) de me trouver ici, mais cette formation n’est pas suffisamment importante pour retenir mon attention».  Il ne faut pas que le formateur prenne son attitude blessante comme dirigée à son encontre.  Il doit demander au participant concerné de mettre de côté son magazine ou son journal;  il peut le faire en plaisantant et en disant par exemple: «Eh bien il est difficile de croire qu’il y ait des nouvelles nettement plus intéressantes que ce que je suis en train de dire.  Pensez‑vous qu’elles puissent attendre jusqu’à la pause ou jusqu’à la fin du cours?»

 

·        «Le prêcheur».  Ce participant a ses propres valeurs.  Ce n’est pas que les autres n’aient pas les leurs, mais il s’attend à «leur injecter» les siennes le plus fréquemment possible tout au long du cours.  Il exprime souvent ses valeurs lorsque la question abordée ou la façon dont elle est traitée ne vont pas dans le sens qu’il souhaiterait.  Il ne faut jamais discuter des valeurs de cette personne ou essayer de les modifier.  Ce n’est ni le but ni l’objectif du cours.  Il faut des années pour que des valeurs se mettent en place et ce n’est pas dans le cadre d’une discussion de 5 minutes, 2 heures ou 6 heures que l’on va les changer.  Il faut reconnaître les valeurs du participant (sans leur donner pour autant trop d’importance) et poursuivre le cours.  Si l’intéressé persiste, il faut prendre note de ce qu’il dit mais souligner que tout le monde ne partage pas ses valeurs.  Le formateur peut calmer l’intéressé en déclarant devant le groupe qu’il est important de reconnaître que tout le monde ne partage pas les mêmes valeurs que son voisin mais que les valeurs de chacun ont un intérêt et doivent être respectées.

 

·        «Le participant qui ne réagit pas».  Le formateur risque d’avoir des difficultés à trouver l’attitude appropriée à adopter face à ce type de participant car il ne comprendra pas pourquoi celui‑ci ne réagit pas.  Les intéressés n’accordent aucune attention à leur propre comportement et ont tendance à ne tenir aucun rôle actif dans la réflexion, les séries de questions et réponses et les autres exercices.  Il est possible qu’ils se désintéressent complètement de la formation ou qu’ils soient «dans les nuages».  Il se peut aussi qu’ils adoptent ce comportement afin d’éviter d’être interpellés ou de se retrouver en position difficile pendant les exercices.  La seule façon de connaître leur motivation consiste à intervenir pendant le cours:  par exemple, lors d’une séance de réflexion, l’on peut demander à ces personnes ce qu’elles pensent du sujet au lieu de solliciter des réponses volontaires parmi le public.  Leur réaction donnera alors au formateur des informations suffisantes pour trouver l’explication principale de leur comportement.  Certains participants de ce type ont tout bonnement besoin de quelques encouragements pour devenir plus actifs.

 

F.        Savoir conclure le cours d’une façon structurée

 

Conclure un cours de formation de la manière la plus appropriée possible est tout aussi important que de bien le commencer.  Il faut prévoir des activités intéressantes pour la fin du cours de manière à s’assurer que les participants réfléchiront sur ce qu’ils ont appris et sur la façon dont ils mettront ensuite en pratique les informations engrangées pendant le cours.  Les participants sont généralement heureux d’avoir la possibilité de dresser eux‑mêmes le bilan de ce qu’ils ont appris.

 

Le formateur passe en revue les informations fournies et les exercices effectués afin de proposer une activité structurée correspondant aux objectifs du cours et d’adapter cette activité aux besoins.  Il peut par exemple procéder à une évaluation/obtention de réactions en retour, par écrit, et demander aux participants d’expliquer ce qu’ils ont aimé et ce qu’ils n’ont pas aimé durant ce cours.  Leur réponse devrait alors être écrite sur de grande feuilles de papier (intitulées «apports positifs» et «souhaits»).

 

G.        Evaluation

 

L’évaluation d’un cours de formation est un élément souvent sous‑estimé par les formateurs.  Or il s’agit là d’un aspect critique qui permet d’améliorer le contenu des futurs cours ainsi que la technique pédagogique du formateur.  Une évaluation peut être effectuée en utilisant des formulaires écrits et/ou dans le cadre d’un débat oral informel.  On trouvera ci‑après quelques exemples‑types de questions à poser pour une évaluation efficace:

 

·        Les objectifs du cours de formation ont‑ils été atteints?

·        Quel était votre objectif en suivant ce cours?  A‑t‑il été atteint?

·        Identifiez au moins deux sujets traités dans le cours dont vous considérez qu’ils sont particulièrement intéressants pour vous.  Expliquez pourquoi.

·        Identifiez les sujets que vous considérez comme ayant été les moins intéressants pour vous, et expliquez pourquoi.

·        Quels sujets faudrait‑il ajouter, le cas échéant?

·        Quels sujets faudrait‑il étudier de manière plus approfondie, le cas échéant?

·        Quels sujets faudrait‑il abandonner, le cas échéant?

·        Quelles ont été les trois choses les plus utiles pour vous?

·        Qu’est‑ce qui vous a été le moins utile?

·        Quelles sont les améliorations que vous suggéreriez pour le cours?

·        Qu’avez‑vous pensé du contexte et de l’atmosphère générale du cours?

·        Comment évaluez‑vous la connaissance que le formateur a de son domaine d’intervention et sa capacité à maintenir l’intérêt des participants?

·        Que pensez‑vous de la présentation du cours (excellente, bonne, assez bonne ou médiocre)?

·        Que pensez‑vous du contenu du cours (excellent, bon, assez bon ou médiocre)?

 

 

 


La prévention du VIH et les changements de comportement

chez les personnels militaires internationaux

èFormulaire d’évaluation par les utilisateurs.

 

Nous vous demandons de bien vouloir répondre aux questions suivantes.  Votre contribution est très importante pour nous.  Ne cochez ou n’entourez qu’une seule réponse pour chaque question, sauf indications contraires.  Merci!

 

1.         Avez‑vous beaucoup appris sur la prévention du VIH pendant le cours?

a)     Très peu

b)     Un peu

c)     Moyennement

d)     Beaucoup

e)     Enormément

 

2.         Avez‑vous beaucoup appris du cours en général?

a)     Très peu

b)     Un peu

c)     Moyennement

d)     Beaucoup

e)     Enormément

 

3.         Comment qualifieriez‑vous le contenu de chacune des parties du cours?

Þ      Aperçu général du cours

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Module 1:  Description du VIH et de son impact sur les personnels militaires

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Module 2: Prévention du VIH

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Module 3: Toxicomanie, VIH et maladies sexuellement transmissibles

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Module 4:  Evaluation du risque de VIH et stratégies de prévention

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

Þ      Module 5:  Examen de la prévention du VIH et des questions liées à la modification des comportements

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Devoirs à faire à la maison

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Notes à l’usage du formateur

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

4.         Veuillez indiquer ce que vous avez pensé des aspects suivants du cours:

Þ      Présentation sous forme de modules

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Notes à l’intention des animateurs tout au long du cours

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Fiches d’instruction pour les exercices

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Polycopiés pour les participants

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

 

Þ      Diapositives à l’appui du cours

Médiocre

Passable

Bon

Très bon

Excellent

Observations:

 

5.       Qu’avez‑vous le plus aimé dans ce cours?

 

 

 

6.       Qu’avez‑vous le moins aimé dans ce cours?

 

 

 

7.       Avez‑vous des suggestions pour améliorer le cours?

 

 

 

8.       Avez‑vous fait connaître ce cours à quelqu’un d’autre?  Dans l’affirmative, veuillez indiquer le poste occupé par cette personne (par exemple éducateur sanitaire, infirmière, etc.)

 

 

 

9.       Avez‑vous fait connaître ce cours ou les informations qu’il contient à votre Commandant ou au Chef de votre organisation?

 

a)     oui

b)     non

c)     je prévois de le faire

 

10.     Dans l’ensemble, comment évalueriez‑vous ce cours?

 

a)     médiocre

b)     faible

c)     moyen

d)     bon

e)     excellent

 

11.     Avez‑vous modifié ou prévoyez-vous de modifier certains aspects du cours pour mieux satisfaire les besoins de la (des) population(s) avec laquelle (lesquelles) vous travaillez?

 

a)  non, je prévois d’utiliser le cours tel quel

b)  oui, je prévois de modifier le cours

c)  je ne sais pas encore

 

12.     Veuillez écrire ci‑après toute information supplémentaire:

 

 

 

Vos coordonnées (facultatif)

 

Nom:

Organisation:

Position/titre:

Adresse:

Téléphone:

Fax:

Courrier électronique:

 

Note importante.  Si vous complétez ce cours, de quelque façon que ce soit, par d’autres matériaux pédagogiques ou exercices, nous vous remercions de bien vouloir en adresser copie à:

 

Stuart J. Kingma, M.D., Directeur

Alliance Civils-Militaires contre le VIH/SIDA

20, route de l’Hôpital

CH‑1180 Rolle, Suisse

   Téléphone:          +(41‑21) 825 35 29

   Fax:                   +(41‑21) 825 35 86

                               Courrier électronique:      kingma@iprolink.ch